Affaire Bacar : la Justice n'en sort pas grandie...

Je suis allé assister, mercredi matin, à l'audience du procès en appel du colonel Bacar.
J'ai rarement eu l'occasion de voir la Justice ridiculisée à ce point...
L'accusation (le procureur Muguet pour faire simple) reproche au colonel et à ses 22 hommes d'avoir pénétré illégalement sur le territoire français à Mayotte. Accessoirement, on leur reproche également le port d'armes, en l'occurence 6 Kalachnikov, 2 Uzi et deux pistolets automatiques.
En observateur neutre, après avoir écouté la plaidoirie de l'avocat général Michel Baud, je m'étais naïvement dit que "leurs pois étaient au feu".
C'est alors que sont entrées en scène les avocates des prévenus, Me Marie Briot, Cécile Bentolila et Vinala Sandanom.
Les trois jeunes avocates s'en sont donné à coeur joie : s'appuyant sur le code du séjour des étrangers et sur la convention de Genève, elles ont démonté un à un les arguments de l'accusation.
Elles se sont notamment contentées de lire les articles du code et ceux de la convention de Genève pour démontrer que ne peut être poursuivi au pénal un étranger entré illégalement sur le territoire français, dès lors qu'il a fait une demande d'asile politique.
Pitoyable...
La Justice ne se grandit pas quand elle accepte d'être un instrument aux mains du pouvoir politique. L'objectif était de gagner du temps, afin calmer le gouvernement Sambi. J'allais écrire le temps d'acheter le gouvernement Sambi puisque, une fois de plus, tout s'est résolu avec un gros chèque de l'Etat français pour payer les salaires des fonctionnaires comoriens...
Grâce à la Justice réunionnaise, le chèque a eu le temps d'arriver sur le compte du gouvernement. Et sans doute, pour partie, dans les poches de Sambi et de quelques uns de ses proches.
La Justice pourra maintenant libérer Bacar et ses hommes. Et tant pis si elle s'est ridiculisée...
Source : réaction suite à l'article « Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore ? » / bellaciao
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 04:16

EFFONDREMENT DU PALAIS «OUJOUMBE » DE MUTSAMUDU

Une personne a été blessée suite à l'effondrement de l'ancien palais royal « OUJOUMBE » sis à Mutsamudu jeudi 8 mai 08 vers 2 heures du matin.
Ce palais faisait partie du patrimoine de l'île Anjouan

Rédaction wongo
# Posté le vendredi 09 mai 2008 10:21

Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore

Tribune libre

Ironie du sort, lors du procès en appel du dictateur BACAR et de ses chiens de garde pour entrée illégale à MAYOTTE, leurs avocats ont dans leur plaidoirie, soulevé une autre cause de nullité de procédure. Selon les avoués de BACAR, l'infraction d'entrée illégale sur le territoire mahorais n'est pas caractérisée car, conformément au droit international, l'île de MAYOTTE fait partie intégrante de l'archipel des COMORES et qu'à ce titre, leurs clients avaient de droit d'y pénétrer et d'y séjourner. Au demeurant anodin, ce fait mérite d'être souligné car, ces mêmes avocats s'étaient, honteusement permis de qualifier notre pays de république bananière.
Nous avons tous critiqué cette attitude insultante pour toute une nation et son gouvernement. Mais, finalement, les avocats de BACAR n'ont-ils pas raison ? Nous savons tous que depuis le débarquement, notre gouvernement n'a rien fait pour inspirer le respect et a multiplié les actes d'allégeance et de compromission à l'égard de la France. Il est tout à fait normal que nous en subissions les conséquences.
Soutien de la France au régime BACAR pendant tout son règne
Non respect par les autorités de Mayotte des mesures d'embargo imposées par l'U.A
Découverte de caisses de munitions «françaises» au domicile de BACAR
Chute dans des circonstances mystérieuses et non encore élucidées, d'un hélicoptère français dans la région de SIMA.
Attitude arrogante de l'ambassadeur de France à Moroni
Fuite de BACAR dans des circonstances, plus que douteuses
Mauvaise foi manifeste de la France dans le volet concernant l'extradition de BACAR

Au lieu de se montrer intransigeants et demander à la France, des explications claires sur toutes ces indélicatesses, SAMBI et son ministre des affaires extérieures, ont décidé de récompenser au contraire l'ancienne puissance colonisatrice. Quelle est la contrepartie à ce marché du dupe ? Personne ne le sait puisqu'il s'agit d'une affaire d'Etat. Le peuple n'a donc pas le droit de savoir. Ce qui est acquis, c'est qu'à raison de 2 à 3 rotations par jour, nos concitoyens résidant à MAYOTTE sont déversés comme des vulgaires moutons sur le tarmac de l'aéroport de OUANI. Pendant ce temps, à Mayotte comme à la REUNION, BACAR et ses sbires, bénéficient de la protection et de la bienveillance de leur maître.

Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore et qui constitue de surcroît une entorse grave à notre loi fondamentale ? Malheureusement pour nous, si SAMBI ne rectifie pas rapidement le tir, la mission française qui se rendra aux Comores le 14 Mai prochain, viendra signer pour toujours, l'arrêt de mort de notre jeune République.

Enfin, il faut savoir qu'il existe des pays pauvres dans ce monde mais qui se font respecter. Nos dirigeants actuels ne font rien pour inspirer et mériter ce respect. Excusez-moi, mais vu la tournure des événements, je pense que les avocats de BACAR n'avaient pas tort de qualifier notre pays de République bananière laquelle, il faut ajouter, sera pour longtemps encore, soumise aux règles obscures et malsaines de la Françafrique.

PARIS LE 8 MAI 2008/ AHMED
# Posté le vendredi 09 mai 2008 03:56

Mayotte : des “immigrés clandestins” chez eux!

C'etait au mois d'août 2007

Lundi, un nouveau kwasa-kwasa venant d'Anjouan a a fait naufrage. Il avait, à son bord, quarante passagers. Dix-sept corps ont été repêchés, quatre personnes ont été admises dans un hôpital de Mayotte, tandis qu'on comptait dix-neuf disparus en mer.

Au cours du mois de juillet, il y a eu au total cinq kwasa-kwasa échoués et près de 100 morts et disparus. Deux autres embarcations ont pu faire demi-tour à temps. Dans le naufrage du 22 juillet dernier, il y a eu un mort, 26 disparus et 9 rescapés. Le 27 juillet, on comptait encore 4 morts, 22 disparus et 14 rescapés.

L'océan qui entoure les quatre îles de l'archipel des Comores constituent un cimetière pour des milliers de Comoriens depuis que le gouvernement Balladur a décidé, en 1994, d'instaurer une procédure de visa entre les trois îles effectivement indépendantes (Grande-Comore, Anjouan et Mohéli) et l'île encore sous administration française (Mayotte).


Face au drame du 13 août 2007, les médias français se contentent de dire que ce sont des “clandestins comoriens” qui souhaitent se rendre dans “l'île française de Mayotte”. Or les choses ne sont pas aussi simples puisque la France, pour des raisons de stratégie militaire, a pris la décision en 1975 (au moment de l'indépendance des Comores), de couper Mayotte de ses îles s½urs en organisant en 1976 un référendum jugé nul par l'Onu. Elle a été condamnée plus d'une vingtaine de fois par des résolutions de l'Onu pour son maintien dans “l'île comorienne de Mayotte”, reconnue par la communauté internationale dans son ensemble comme étant une des quatre îles de l'Etat comorien.

C'est cette revendication qui vaut à l'Etat comorien les nombreuses déstabilisations depuis plus de 30 ans par l'intermédiaire de mercenaires français, comme le reconnaissait l'un d'entre eux lors du procès du tristement célèbre Bob Denard et 30 de ses acolytes qui s'est tenu à Paris l'année dernière.

Mais une des armes redoutables de l'Etat français reste le chantage à la coopération ou au “codéveloppement” pour utiliser le nouveau vocable du néocolonialisme à la française. Ainsi, le nouveau gouvernement des Comores qui avait l'intention de réintroduire la “question de l'île comorienne de Mayotte” à l'Onu dès 2006 s'est vu signifier par l'ambassadeur de France à Moroni qu'en marge des accords de coopération signés en 2005, un accord secret avait été également paraphé par les deux parties interdisant aux Comores de parler de cette question à l'Onu jusqu'en 2007.

Après la rencontre entre l'actuel ministre des Relations extérieures comoriennes, M. Ahmed ben Saïd Jaffar et le Secrétaire d'Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel, puis le secrétaire d'Etat chargé des Dom-Tom, Christian Estrosi, la société civile comorienne craint qu'encore une fois le gouvernement comorien n'ait accepté de retirer

de l'ordre du jour de l'Assemblée générale de l'Onu à l'automne prochain “la question de l'île comorienne de Mayotte” contre une aide économique. Pourtant, pour mettre fin aux drames que connaissent les Comoriens, il faudrait que les deux Etats trouvent une solution juste et conforme au droit international.

Les Comoriens n'ont jamais renoncé à Mayotte et ne le pourront jamais, d'abord parce que quasiment toutes les familles comoriennes ont des membres de leur famille établis dans cette île, ensuite parce que les transferts d'argent (ou le système d'assistanat) de l'Etat français ont rendu cette île de l'archipel plus riche que les autres constamment déstabilisées. C'est en constatant cela que l'ancien président du conseil général de Mayotte, Younoussa Bamana, qui vient de disparaître avait déclaré: “On peut en renvoyer tous les jours, ils reviendront. Allez pisser sur le mont Choungui, ça tombe quand même dans le lagon.” Pourtant, Mayotte demeure “l'illusion de la France” qui pense qu'il suffit de rajouter un troisième ou un quatrième radar pour empêcher ceux qui veulent se rendre à Mayotte de continuer à s'y rendre.

Depuis 1994 et l'instauration du “visa Balladur”, il y a près d'un millier de morts comoriens chaque année dans des naufrages de kwasa-kwasa entre Mayotte et Anjouan. La France, en usant du droit du plus fort, a établi une frontière artificielle au sein d'un même Etat reconnu par toutes les instances internationales. Ainsi, elle porte la responsabilité de toutes ces morts et pourrait être poursuivie, entre autres pour déplacements de populations (qu'elle assimile à des reconduites à la frontière) à l'intérieur d'un même pays.

Source : Rue 89, 14 août 2007
# Posté le jeudi 08 mai 2008 12:18

Comores : Sambi vivement critiqué

La décision des Comores de lever l'interdiction faite aux agences de voyage de transporter les Comoriens refoulés de l'île de Mayotte vers les trois autres îles de l'archipel, suscite une vive polémique à Moroni, la capitale comorienne.

Cette décision avait été prise à suite d'une visite aux Comores d'une mission de conjointe de la présidence et ministère français des Affaires étrangères (voir articles précédents ci-contre). "En acceptant que des Comoriens puissent être expulsés de Mayotte en tant que clandestins, Sambi (le président des Comores) et les siens valident l'appartenance de Mayotte à la France" a déclaré M. Idriss Mohamed, porte-parole du comité Maoré, une organisation de la société civile qui se bat pour la réintégration de l'île de Mayotte dans l'ensemble comorien. Le même responsable propose de poursuivre en justice le président Ahmed Abdallah Sambi pour "haute trahison". "Sambi a violé son serment sur le Coran de défendre l'intégrité territoriale du pays et devrait donc être poursuivi pour haute trahison nationale" estime M. Mohamed.
Ces derniers jours, les rafles ont repris de plus belle à mayotte, après plus d'un mois d'interruption. Mardi 6 mai au matin, une centaine de personnes se trouvaient au centre de rétention administrative –jugé "indigne de la République" dans un récent rapport de la CNDS-, dont une vingtaine de mineurs.
VM (avec AP)
Source : kashkazi n°72
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# Posté le jeudi 08 mai 2008 11:58

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