ALGERIE : La criminalisation de la colonisation suscite l'émoi

ALGERIE : La criminalisation de la colonisation suscite l'émoi
Une proposition de loi a été déposée en Algérie pour "criminaliser" le colonialisme français. Besson "regrette", Kouchner temporise.

Le dépôt au Parlement algérien d'une proposition de loi pour "criminaliser" le colonialisme français, dimanche 7 février, suscite une levée de boucliers en France.
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a "regretté" cette initiative mardi, et qualifié cette question de "sujet sensible".
"Je regrette cette proposition", a dit Eric Besson sur RMC, ajoutant qu'il s'agit d'un "sujet sensible" alors qu'il reste "encore des cicatrices". Pour le ministre de l'Immigration, "il ne faut pas oublier la colonisation et la post-colonisation" et "dépasser" cette question.

"Charge anti-française outrancière", pour Falco
Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux anciens combattants, Hubert Falco, va plus loin. Il a estimé mardi que l'initiative des députés algériens était "particulièrement inquiétante", "incompréhensible" et "outrancière". "Cette initiative portée par 125 députés algériens est particulièrement inquiétante et incompréhensible", a déclaré Hervé Falco devant l'Assemblée nationale.
"Il s'agit d'une proposition de loi qui n'a pas été débattue par l'Assemblée algérienne et sur laquelle le gouvernement algérien ne s'est pas prononcé", a-t-il ajouté. Pour lui, "il faut donc se garder de tout procès d'intention à l'égard des autorités algériennes qui ne sauraient cautionner une charge anti-française aussi outrancière, profondément blessante, insultante pour nos compatriotes rapatriés et pour notre mémoire nationale".
"Cette initiative profondément regrettable renforce ma détermination pour oeuvrer à la réconciliation des mémoires, non pas par le silence qui voudrait faire la réconciliation sur l'oubli des drames des harkis ou des rapatriés, sur la repentance, mais par le travail de mémoire et l'exigence de vérité", a-t-il fait valoir.
Hubert Falco a dit avoir "la conviction" que la fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie était "l'outil indépendant dont nous avons besoin, ici comme de part et d'autre de la Méditerranée, pour parcourir ensemble ce chemin de mémoire".

Kouchner met en avant "le dialogue"
Bernard Kouchner, quant à lui, temporise. L'exécutif algérien "n'a aucunement pris position" sur la proposition de loi criminalisant le colonialisme français, renvoyée par le bureau de l'Assemblée algérienne à son auteur pour qu'il retravaille son texte, a dit mardi le chef de la diplomatie française.
"L'exécutif algérien n'a aucunement pris position sur cette proposition, son inscription à l'ordre du jour n'est donc pas certaine, car c'est le gouvernement algérien qui en a la maîtrise exclusive", a-t-il souligné devant l'Assemblée nationale.
"Aurait-il donc fallu que la France réagisse dès maintenant à un projet qui n'est encore qu'en phase de conception et qui ne fait l'objet d'aucun soutien de la part des Algériens ? Cela me semble prématuré", a ajouté le ministre, qui a une visite en Algérie sur son agenda pour ce début d'année 2010.
"Il faut traiter avec sérieux le problème du dialogue et de la mémoire", a-t-il dit, en rappelant l'intention de la France de créer une fondation sur la mémoire de la guerre d'Algérie, dont la mission sera "de collecter avec rigueur et objectivité tous les témoignages, sans rien occulter".
L'éventuelle mise en place "des tribunaux d'exception n'est pas acceptable", a aussi déclaré le patron des députés Nouveau centre, François Sauvadet, demandant "une clarification de la part du gouvernement algérien sur cette initiative".

125 signatures
Le parlement algérien envisage d'adopter une loi criminalisant le colonialisme français (1830-1962), a indiqué dimanche un député du Front de libération nationale (FLN).
"Nous envisageons de créer des tribunaux spéciaux pour juger les responsables de crimes coloniaux ou de les poursuivre devant les tribunaux internationaux", a souligné un député FLN, Moussa Abdi, précisant que la proposition de loi avait été signée par 125 députés de différents partis.
Amère ironie, cette proposition de loi est l'exacte opposée de la loi française du 23 février 2005 vantant "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord". Une disposition abrogée un an plus tard, condamnée par le président Bouteflika et qualifiée de "loi de la honte" par des parlementaires FLN.
Lors d'une visite en Algérie en décembre 2007, le président français Nicolas Sarkozy avait fermement dénoncé le système colonial "injuste par nature". Mais le chef d'Etat français refuse toute idée de "repentance", estimant qu'il s'agit d'une forme de "haine de soi" et de "dénigrement" de son pays.

(Nouvelobs.com)

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20100209.OBS6424/la_criminalisation_de_la_colonisation_suscite_lemoi.html

# Posté le mardi 09 février 2010 15:57

COMORES : Grève des enseignants. Le président va s'engager à trouver une issue favorable

COMORES : Grève des enseignants. Le président va s’engager à trouver une issue favorable
Le chef de l'Etat a reçu, hier, la commission des élèves composée d'étudiants de l'université et de lycéens, en présence de son conseiller aux Affaires sociales, et des vice-présidents du parlement Attoumani Andoudou et Djaé Ahamada.
Le président a “prêté une oreille attentive” aux doléances des étudiants et élèves.
Les élèves ont tenu à préciser d'une part que leur objectif est de parvenir à la reprise des cours et, d'autre part, que “contrairement à ce que certaines personnes laissent entendre, leur mouvement n'est pas “politisé”.
Selon le vice président Djaé Ahamada, le président a réitéré l'importance qu'il accorde à la jeunesse du pays et sa conviction du fait que l'éducation est la seule véritable richesse du pays. Le chef de l'Etat a déclaré qu'au-delà de l'engagement de son gouvernement et du parlement, il allait s'engager “personnellement en qualité de président et de père de famille à trouver une issue dans les meilleurs délais”.
Il a appelé les étudiants et les élèves à “l'accompagner dans cet effort” en gardant le calme et la sérénité afin que leurs doléances soient entendues le plus vite possible.

Source : Al watwan

# Posté le mardi 09 février 2010 12:15

MAORE, UN VENDREDI DANS LA BARGE OU... CE QU'ILS NE POURRONT JAMAIS DETRUIRE

MAORE, UN VENDREDI DANS LA BARGE OU... CE QU’ILS NE POURRONT JAMAIS DETRUIRE
C'était quelques jours après la visite duprésident Sarkozy à Mayotte. Exactement le vendredi qui a suivi le lundi de son arrivée “triomphale”. Ce vendredi soir, il y a eu aussi une arrivée triomphale, pas aussi importante que celle de Nicolas Sarkozy, mais révélatrice des liens profonds qui existent entre les habitants de l'archipel et que les Français ont beaucoup de mal à comprendre.
Ce vendredi soir, vers 19h, à la montée de la barge, il y avait de l'animation. Une vraie animation. De loin, les voix des femmes se mêlaient d'une manière frénétique à celles des hommes. En s'approchant, on s'apercevait que les chanteurs-danseurs accédaient tous à la barge par le côté droit et en file indienne. Ils avançaient lentement en mettant leurs corps au rythme de leurs chants. Les hommes devant, les femmes derrière, comme d'habitude. Les kofia et djuba rivalisaient avec les saluva et le shiromani. Un vieillard était devant eux, soutenu par deux vigoureux gaillards, de peur qu'il ne tombe. Il était, lui aussi vêtu des habits traditionnels des quatre îles : kandzu, djuba et turban. Tout ce beau monde prît place dans la partie inférieure de la barge. Les mzungu s'approchaient par curiosité, certains prenaient quelques photos puis allaient s'installer à l'étage supérieur, sauf une maman et sa petite fille qui sont restées et qui continuaient de prendre des photos.
Dans la partie inférieure, on se serait cru dans une mosquée, puisque les chants et les danses avaient redoublé et le dayira avait pris forme avec des hommes et des femmes en transe, tandis que le bateau continuait de glisser paisiblement vers la Grande-Terre. D'un coup, à l'arrivée à Mamoudzou, tout s'estompa en même temps que le bruit des moteurs. Les mêmes hommes et femmes reprirent la file indienne et rejoignirent d'autres qui attendaient sur le parking de la jetée, à 100 mètres de là où le président français s'était écrié : “Il faut mettre fin à une vaste hypocrisie!” Les questions fusaient dans les têtes des mzungu mais aussi des quelques spectateurs comoriens. Qui était cet homme? Pourquoi tout ce boucan dans la barge en ce début de soirée ? En fait, de bouche à oreille, on apprit que l'homme vénéré à cette occasion était un shehi qui avait quitté Moroni et son quartier de Caltex quelques heures auparavant et qui avait atterri à l'aéroport de Dzaoudzi une heure avant d'arriver à la barge. C'était le chef de la confrérie shadhulia, la confrérie la plus représentée dans les quatre îles et qui organise régulièrement des rencontres entre ses membres.
Une partie des partisans de Mayotte étaient venus l'accueillir à l'aéroport, puis l'emmener le soir même vers la ville d'Acoua où il devait diriger le samedi suivant un dayira.
En attendant le dayira d'Acoua, ils avaient fait entrer dans le coeur des usagers de la barge un peu de fête avant la fête, mais surtout cette fraternité qui caractérise les habitants de l'archipel.
Mahmoud Ibrahime
Source : Al-watwan N° 1500 du 09 février 2010

# Posté le mardi 09 février 2010 11:59

Modifié le mardi 09 février 2010 13:23

COMORES : IL SERAIT INJUSTE DE REDUIRE MON MANDAT

COMORES : IL SERAIT INJUSTE DE REDUIRE MON MANDAT
Moussa Toybou : “il serait injuste de réduire mon mandat

Devant la presse, le gouverneur a aussi fait les comptes de tout l'argent qu'il a dépensé pour arriver jusque-là. “Il y a lieu de prendre en compte que je suis le seul gouverneur qui a fait deux campagnes pleines en mai et juin 2007, et les mêmes mois en 2008, pour le même poste”, et cela s'est avéré en effet “très coûteux” et “mérite d'être récompensé...”
Le chef de l'exécutif de Ndzuwani, Moussa Toybou, a déclaré que dans le contexte actuel, “aucun politicien national digne de ce nom ne peut se réserver au sujet de l'harmonisation des mandats...”. Et à ce sujet, il a donné, mercredi dernier, sa proposition : “Je demande aux congressistes d'oeuvrer pour l'harmonisation en juin 2013 pour l'intérêt de la Nation et des Iles Autonomes en particulier.” Il citera une à une ses raisons. D'abord, “Dans l'histoire, il n'a jamais été question de réduire par consensus le mandat électif en exercice”, et donc, croit-il, “il serait injuste de ramener mon mandat à moins de 2, 3 ou 4 ans, en sachant que j'ai été élu pour cinq ans et prêté serment pour servir les Anjouanais sur la base d'un programme précis”.
Mais ce n'est pas tout. Devant la presse, le gouverneur a aussi fait les comptes de tout l'argent qu'il a dépensé pour arriver jusque-là. “Il y a lieu de prendre en compte que je suis le seul gouverneur qui a fait deux campagnes pleines en mai et juin 2007, et les mêmes mois en 2008, pour le même poste”, et cela s'est avéré en effet “très coûteux” et “mérite d'être récompensé...” Cette option paraît très sage au gouverneur, d'autant plus que cela permettrait de bénéficier, encore quelques années, du “charisme” ainsi que des “bienfaits du président Sambi”. “Nous avons eu la chance que notre président excelle dans sa diplomatie ; ce sera bien s'il peut continuer cela...”. S M

Source : Al-watwan N° 1500 du 09 février 2010

# Posté le mardi 09 février 2010 11:47

INTEGRALITE DE L'INTERVIEW QUE LE CHEF DE L'ETAT A ACCORDE A L'ORTC

INTEGRALITE DE L’INTERVIEW QUE LE CHEF DE L’ETAT A ACCORDE A L’ORTC

Intégralité de l'interview que le Chef de l'Etat a accordé à l'ORTC, à l'issue du Sommet de l'UA et de sa visite en Tanzanie.

BEN ABDOU SAID (ORTC) : Une fois encore, nous avons l'honneur d'être reçus aujourd'hui par le Chef de l'Etat, Son Excellence Ustadhd AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI pour évoquer le voyage qu'il vient d'effectuer à Addis-Abeba en Ethiopie où il a pris part au Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Africaine ainsi que la visite qu'il a effectué par la suite, en Tanzanie
Monsieur le Président, nous voudrions d'abord vous adresser nos remerciements pour nous avoir accordé à nouveau ces entretiens et ensuite, vous demander de nous parler, pour commencer de vos voyages. On entend souvent que le Président comorien AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI revient d'un périple pour repartie aussitôt arrivé. Comment pouvez-vous nous expliquer ces voyages que vous effectuez sans cesse à l'extérieur ?

Le Président A.A.M SAMBI : Au nom d'Allah, Clément et Miséricordieux. Louanges à Allah Seul et que la Paix et les salutations soient sur le dernier des Prophètes. Ceci dit, je ne peux que vous remercier à mon tour et vous féliciter pour le travail que vous effectuez.
Pour répondre à votre question, il est vrai qu'il y a des comoriens qui se posent la question des voyages fréquents du Président et de ses déplacements tous les mois. Il est important que je dise aux Comoriens, qu'aujourd'hui, notre pays les Comores, plus qu'à tout autre époque du passé, ont acquis une bonne réputation et sont regardées avec bienveillance. Tout cela est le résultat des voyages que j'ai effectués.
Il ne serait pas mauvais, que je saisisse cette opportunité, pour redire que depuis son accession à l'indépendance, sortant de colonialisme occidental, notre pays a toujours eu recours à l'extérieur chaque fois qu'il a eu besoin de financements. Les Comoriens se sont toujours posés cette question : « que fait ou qu'a donc fait ou encore que peut faire le Gouvernement en place ? ». On voit ainsi s'écouler les mois et les années sans que rien ne soit réalisé. La cause, je l'ai dit et redit au point que ça devient un refrain.
Toutefois, les comoriens doivent le savoir : le budget adopté chaque année aux Comores par nos députés, à bien y regarder, est seulement un budget de fonctionnement de l'Etat qui ne prévoit aucun investissement. Les investissements de ce pays doivent ainsi provenir de l'extérieur, soit sous forme d'aide, soit sous forme de prêts. Or, même ces prêts nécessitent une diplomatie.
Ainsi depuis mon investiture, j'ai compris que si nous ne parvenons pas à gagner la confiance de la communauté internationale, rien ne pourra se faire dans ce pays. Par conséquent je me suis efforcé d'user de ma culture, de ma foi et même de ma personnalité et de tout ce ce qui est en ma possession, pour intégrer notre pays et lui donner sa crédibilité. De ce côté, j'estime qu'aucun comorien, sauf un ingrat, ne niera, que l'image du pays à l'extérieur a été redorée. N'oubliez pas que c'est au sein des instances comme celle de l'Union Africaine à laquelle je viens de participer que j'ai pu exposer nos difficultés, même d'ordre politique et obtenir l'aide des pays africains pour aller libérer l'Île d'Anjouan.
J'ai alors pris conscience que les vrais problèmes de notre pays ne sont pas politiques comme le prétendent certains de nos hommes politiques mais d'ordre économiques et que contrairement ceux qui pensent que la solution est politique, celle-ci doit être économique.
Ainsi, mes déplacements à l'extérieur nous apportent beaucoup de bénéfices, aussi bien politiques qu'économiques et en termes d'intégration des Comores dans le concert des Nations. Je voyage donc beaucoup mais Dieu merci, ces voyages n'ont jamais été vains. Nous avons toujours eu gain de cause. Nous avons toujours été bien accueillis et impliqués et même mis en avant, nous comoriens. Puisque nous avons besoin du monde, ces voyages sont donc importants.

BEN ABDOU SAID (ORTC) : Monsieur le Président, je voudrais que nous abordions le Sommet d'Addis-Abeba, d'abord en ce qui concerne le changement du drapeau de l'UA. Comme vous l'avez déjà évoqué sur les ondes, l'Île de Mayotte figure sur cet emblème. Quel est votre sentiment sur ce point ?

Le Président A.A.M SAMBI : Sans aucun doute, mon c½ur était rempli de joie lorsque Jean PING m'a dit que cette question a été examinée et fait l'objet d'un débat de tous les délégués des pays africains. Ces derniers ont finalement conclu qu'il était important que Mayotte, partie intégrante des Comores et de l'Afrique, figure sur le drapeau de l'UA, non pas parce que cette île se trouve en Afrique, car des territoires comme la Réunion qui se trouvent en Afrique n'y figurent pas mais en raison de son appartenance à l'Union Africaine.
Lorsque j'ai appris que cela a d'abord fait l'objet d'un débat j'ai compris qu'il s'agissait alors pour nous, d'une grande victoire même si certains s'obstinent à nous refuser toute victoire, allant même jusqu'à vouloir la transformer en défaite.
C'est donc une grande victoire pour notre pays et notre diplomatie. Mouammar El-Kadhafi qui présidait l'UA a ramené l'ancien drapeau pour hisser le nouveau sur lequel Mayotte est bien représentée. Cela constitue une réponse au Président français qui récemment à Mayotte, disait qu'aucune Nation ne pourrait remettre le statut de Mayotte en cause. C'est comme si on lui disait, « vous avez la force, vous occupez Mayotte mais cela ne signifie pas que Mayotte ne fait pas partie des Comores ». Tout comme l'UA, les Nations Unies et la Ligue des Etats Arabes considèrent Mayotte comme une île comorienne. Cette confirmation est certes symbolique mais elle a une grande signification : celle du refus de la transformation de Mayotte en territoire français comme l'est la Réunion.

BEN ABDOU SAID (ORTC) : Monsieur le Président, je voudrais revenir un peu sur l'histoire. En 2008, l'UA a aidé notre pays dans la libération d'Anjouan. En 2010, l'UA honore notre pays en représentant Mayotte sur le drapeau de l'UA. Quel serait votre message aux comoriens sur l'importance de l'UA ?

Le Président A.A.M SAMBI : Parmi les choses que les comoriens doivent savoir, c'est que, Dieu merci, les Comores ont la chance d'être membres de nombreuses organisations internationales. Aujourd'hui, de nombreux pays africains, sont membres de l'UA ou d'autres organisations régionales mais ils n'appartiennent pas par exemple à la Ligue des Etats Arabes. Les Comores sont membres de la Commission de l'Océan Indien, de la Communauté des pays de l'Afrique de l'Est, de la LEA, de l'UA, des pays non-alignés, de la Conférence Islamique dont de nombreux pays africains ne sont pas membres. Nous sommes enfin membres des Nations Unies. Toutes ces appartenances ont leur importance. Nous devons en tirer bénéfice.
Et pour revenir sur les avantages de mes déplacements, il s'agit pour nous et notre diplomatie, de fructifier notre appartenance à toutes ces organisations. Aujourd'hui, Dieu merci, la récolte est évidente. Rien que la décision de l'UA de soutenir notre position et de la faire sienne, est une grande victoire. Une fois encore, l'UA a montré qu'elle est avec nous. Je vous dirai qu'après mon discours, que vous avez probablement entendu, plusieurs chefs d'Etat sont venus me remercier et me féliciter car ils ont ressenti que les Comores, jadis dans des difficultés que l'UA a aidé à résoudre, commencent en s'en sortir, au point qu'ils prennent notre pays en exemple. J'ai par exemple passé un grand moment avec le Président de la République d'Afrique du Sud ensemble avec le Président Ali Bongo qui faisait l'interprète car Zuma ne parle français pas plus que je ne parle l'anglais. Ainsi, durant plus d'une demie-heure, j'ai parlé des Comores avec ces deux grandes personnalités. Le Président Zuma s'est réjoui de la position où les Comores sont parvenues à se hisser aujourd'hui alors que l'UA ne parvient pas à trouver des solutions aux autres problèmes qui assaillent l'Afrique.
Ainsi, le cas des Comores est cité en bon exemple et suscite la solidarité, même si d'autres problèmes qui ne sont pas d'ordre politique ni relatifs à la paix mais qui concernent l'économie, le social et la culture, demeurent encore.
Certain pays africains nous ont promis de nous apporter leur aide. Ainsi, le Président du Malawi qui préside actuellement l'UA, a demandé à me rencontrer après sa prestation. Il m'a déclaré que son pays octroyait des terres à Djibouti dont les cultures et les récoltes sont expédiées dans ce pays et que, si les Comores souhaitaient la même chose, elles pourront disposer de terres au Malawi, pour produire et expédier les récoltes dans le pays. C'est une preuve de plus de la bonne volonté que ces pays ont à nous aider sur le plan économique.

BEN ABDOU SAID (ORTC) : Je voudrais revenir sur le Sommet de l'UA à Addis-Abeba. Comment l'organisation apprécie-elle les élections législatives et des conseillers des iles, qui se sont déroulées dans notre pays ?

Le Président A.A.M SAMBI : Comme vous avez pu le voir ou l'entendre, la première chose importante est que les Comores ont été félicitées, pour les réformes institutionnelles effectuées dans la légalité, contrairement à d'autres pays où ces changements n'ont pas respecté la légalité. Que l'Union Africaine reconnaisse le référendum du 17 mai était notre principale attente et sur ce point nous avons obtenue satisfaction. Vous comprenez que tous les changements en cours se basent sur le référendum.
Permettez-moi quelques explications. Lorsque j'ai été élu Président de ce pays, je me suis senti comme le toubib de qui les comoriens attendent des remèdes à leurs maux. Quand je me suis rendu compte que les conflits de compétence continuaient entre l'Union et les entités autonomes et que l'incompréhension qui existaient sous mon prédécesseur et que je considérais au départ comme un conflit de personnes, persistaient encore entre moi-même et des amis et des proches, j'ai compris que cela est du aux textes. J'ai compris que cela est du au fait que chacun est dénommé président, que les postes ministériels étaient multiples, qu'il y avait quatre constitutions, quatre parlements et quatre présidents. Je ne pouvais alors que rechercher la solution.
Le deuxième point concerne les élections. Il n'était pas normal qu'il y ait des scrutins tous les ans. Nous avons eu des élections en 2006, en 2007 et en 2008. Nous devions en avoir en 2009, en 2010, 2012 et en 2013. Cela était contreproductif. J'ai alors pris l'initiative puisque la Constitution m'en donnait seul la prérogative de la faire réviser. D'aucun s'interrogeaient sur l'opportunité du référendum. Fallait-il rester encore 10 ans dans des conflits ? Si les auteurs de la Constitution de 2001 ne souhaitaient aucune révision, le Président n'aurait pas eu cette prérogative de convoquer le référendum. Ainsi puisque cette initiative m'appartenait, ma conscience n'aurait jamais pu être en paix, si je laissais les choses en l'état jusqu'à la fin de mon mandat, avec la persistance des conflits et des scrutins perpétuels. Aussi, parmi les choses dont nous devons nous féliciter aujourd'hui, c'est que le référendum ainsi que les dernières élections ont été reconnus comme il fallait.
Je vous en avait lu quelques extraits mais il serait bien que le rapport de l'UA soit diffusé et expliqué, notamment dans ces paragraphes relatifs aux Comores. Comme je vous en avais lu un extrait, le point 50 est explicite sur la reconnaissance du référendum du 17 mai 2009. Ainsi même avant la tenue des élections, le référendum du 17 mai avait déjà été reconnu.
Au point 51, sans que j'aie besoin de tout lire, il par exemple fait mention de l'époque où Madeira était venu et où s'était tenu le dialogue inter-comorien, quand j'avais rencontré Abdouloihabi, Mohamed Ali Said et Moussa Toyb, pour nous entretenir de ces sujets. Le rapport ajoute une précision qui est de taille, je cite : « avant les amendement référendaires du 17 mai 2009 etc. » Ceci prouve que le référendum du 17 mai est bien accueilli et constitue leur base de travail.
Enfin, je vous citerai le point 53 : « les élections qui ont eu lieu du 17 mai, etc » C'est tantôt le mot réforme, tantôt le terme amendement, mais l'essentiel est que ce réfrérendum a été reconnu comme ayant respecté les procédures légales et constitutionnelles et ce référendum constitue la référence de ce rapport en ce qui concerne les Comores. Le rapport ajoute : « il est prévu congrès en janvier fevrier etc." C'est la preuve que l'UA attend la tenue du congrès prévu par la constitution. Pour expliquer l'intérêt de l'harmonisation, le rapport précise que « Il convient de noter que le mandat ..... 2013 pour Anjouan » D'où la necessité de l'harmonisation pour sortir du désodre des élections tous les ans. L'UA savait donc qu'avant les elections, les divergences reposaient sur la date de l'harmonisation. Vous vous rappelez que de toutes les discussions, seule la date n'a pas eu de consensus, notamment entre les Gouverneurs et moi-même. C'est la raison pour laquelle, la question a été confiée à la décision du peuple souverain.
Bref, ce que les comoriens doivent retenir d'essentiel c'est que l'UA comme la LEA et la communauté internationale qui ont reconnu les résultats du référendum, sont dans l'attente du congrès qui doit trancher sur la date des élections pour trouver une issue. Il ne s'agit pas d'un décision unilatérale imposée par le Président mais de résultats issus des urnes.

BEN ABDOU SAID (ORTC) : Monsieur le Président, au cours des entretiens radiophoniques que vous nous avez accordés, vous avez annoncé que notre pays va accueillir, le 17 mars prochain, le Sommet de l'EASBRIG. Le Sommet de l'UA vous a-t-il donné l'opportunité de rencontrer vos homologues des pays membres de cet organisation ? Le Sommet aura-t-il bien lieu le 17 mars ?

Le Président A.A.M SAMBI : Oui, par la volonté de Dieu. J'ai effectivement eu l'opportunité de rencontrer les chefs d'Etats des pays mebres de l'EASBRIG, à l'exeption du Président Djiboutien qui n'est pas resté longtemps à Addis-Abeba. J'ai rencontré aussi bien le Premier Ministre éthiopien que le Président Ougandais, le Président Rwandais, le Président Somalien et le Président Burundais qui m'a même prévenu qu'il viendrait pour rester quelques jours. Avec le Président Seychellois qui a reçu l'invitation, j'aurai bientôt des entretiens téléphoniques. Le Président Kenyan que j'ai également rencontré m'a invité chez lui et a émis le souhait de voir l'organisation prendre une allure plus soutenue.
Le Président Kikkwete avec qui j'ai eu de longs entretiens m'a assuré qu'il encouragerait la participation des Chefs d'Etat que j'ai invités même si son pays qui n'est pas membre de l'EASBRIG ne postule que le statut d'observateur.
Donc, officiellement, les invitations ont été lancées, les travaux préparatoires sont en cours et nous espérons que Dieu nous aidera à accueillir ce premier Sommet dans notre pays. Nous entendons faire du 17 mars une fête chez nous pour faire honneur à nos hôtes de marque, surtout en un moment où c'est notre pays qui préside cette organisation.
J'ajouterai une chose que peu de comoriens savent : la présidence de l'EASBRIG devait tourner tous les ans. Nous assurons cette présidence depuis 2008. Notre mandat devait finir en 2009. Mais compte tenu du travail accompli par la présidence comorienne, nos partenaires se ont convenus de nous accorder une deuxième année. C'est donc seulement en 2010 que nous allons céder la place à Djibouti. Dieu merci, cela constitue aussi de bons signes. Nos soldats ont bien travaillé ainsi que nos ministres, notamment celui de la défense et nous sommes impatients d'accueillir ce sommet qui constitue une première. C'est dans nos capacités de recevoir 7 à 10 chefs d'Etat et nous espérons que Dieu nous aidera.

BEN ABDOU SAID (ORTC) : Au cours du Sommet, plusieurs Chefs d'Etat auraient émis le souhait de vous voir visiter leur pays, notamment le Kenya, Cuba. Cela sera-t-il possible ?

Le Président A.A.M SAMBI : Comme vous le savez, le Président Wade et tous les autres qui ont un événement important dans leur pays, m'ont invité. Le Président Wade voudrait accueillir tous les pays anciennement colonie françaises à l'occasion de la célbration de l'indépendance du Sénégal. Le Président du Kenya et ceux d'autres pays non africains, dont Cuba, comme vous l'avez évoqué, nous ont renouvelé leur invitations. Comme je l'ai dit, parmi les points positifs qu'a marqués notre pays c'est son intégration au sein du Concert des Nations. C'est bon signe que notre pays soit ainsi convié mais c'est encore mieux lorsque nous ne revenons jamais les mains vides. C'est important.
Ma viste en Turquie par exemple, commence à porter ses fruits. Une grande délégation de ce pays est venue aux Comores. Nous avons reçu des équipements hospitaliers, des vedettes rapides et bientôt d'autres machines que je vous annoncerai prochainement. Ainsi, l'utilité des de mes voyages, comme je vous l'ai dit, repose sur la nécessité qu'a notre pays d'avoir des investissements extérieurs, du fait que notre Etat ne dispose que des moyens de son fonctionnement mais pas des capacités d'investissement dans l'éducation, la santé, les infrastructures routières ou sportives. J'ai souhaité que les responsables qui préparent la Conférence de Doha qui vont présenter 92 projets, incluent les complexes sportifs pour notre jeunesse. Ainsi, il y a de l'espoir et Dieu nous aidera. C'est en partie grâce à mes déplacements à l'extérieur.

BEN ABDOU SAID (ORTC) : Monsieur le Président, après votre visite à Mtwara à l'invitation de votre frère le Président Kikwete de Tanzanie, vous êtes rentrés au pays à bord d'un avion spécial du Gouvernement tanzanien. A quel niveau se situe la coopération avec la Tanzanie et que peut y apporter la visite de Mtwara ?

Le Président A.A.M SAMBI : Les Comoriens savant que nos relations avec la Tanzanie sont bonnes. Nous espérons les renforcer davantage et nous déployons tous les efforts pour cela. Lorsque j'ai rencontré le Président tanzanien, nous avons eu de très longs entretiens qui ont porté sur différents domaines. Dieu merci, chaque fois que je vais en tazanie, je suis toujours accueilli chaleureusement avec tous les honneurs. Quand nous rentrions, nous avions nos billets avec Comores Aviation mais le Président tanzanien a insisté pour que j'accepte son avion spécial pour nous ramener.
En ce qui concerne Mtwara, c'est la région tanzanienne la plus proche des Comores. Un avion de Air tanzanie qui va de Moroni à dar Es-salaam en passant par Mtwara met une demie heure pour joindre Mtwara, comme si vous alliez de Ndzouani à Ngazidja. Mtwara est riche mais inconnu. La plupart de nos besoins pour aider à la vie quotidienne se trouvent à Mtwara. Mtwara a un avenir radieux. C'est la région où la Tanzanie a trouvé le gaz tanzanien. Il est vrai qu'il y a encore quelque années, même l'energie électrique n'y était pas developpée. Mais Mtwara dispose aujourd'hui d'un port, d'un aéroport, avec une population d'un peu plus de un millions cinq cents milles hanbitants, beaucoup de terre que la Tanzanie accepterait de ceder à des comoriens pour y travailler. C'est pourquoi, je déploie des efforts pour renforcer nos échanges avec Mtwara. Nous en avons discuté avec le Ministre des Affaires Etrangères ce matin même, pour que j'y effectue une visite spéciale, accompagnés de Commerçants pour qu'ils aillent découvrir cette région et faire des prospections. Le bois et les planches, les animaux et les viandes y sont abondants et la proximité favorisera les frets maritimes qui metrront deux jours pour rallier les Comores. Il est important que nous aidions les gens du commerce. Je saisis cette occasion en or, pour leur dire ainsi qu'à tous les Comoriens qu'ils doivent s'interesser à Mtwara. Pour notre part, nous organiserons cette visite dès que possible pour que les comoriens aillent découvrir les opportunités de cette région qui sont rééelles.

BEN ABDOU SAID (ORTC) : Ainsi prend fin cette émission. Nous remercions le Chef de l'Etat de nous avoir accordé son temps pour s'entretenir avec nous pour éclairer les comoriens sur les suites de la visite à addis-Abeba et en Tanzanie.

Le Président A.A.M SAMBI : Je vous remercie à mon tour et je vous recommande de vous intéresser à tout ce qui concerne notre pays aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur car aujourd'hui, les Comores ont des perspectives, ont acquis une bonne réputation quelque soit ce que d'aucuns, qui aiment mettre en cause ce que nous disons, jusqu'à douter du projet de la citoyenneté, de la Conférence de Doha, non pas par ignorance mais par volonté de nuire pour que cela ne se réalise pas "tant que le Président SAMBI est en place".
En tout état de cause, Dieu Seul qui est capable de favoriser nos actions, voit que nous souhaitons du bien pour ce pays. Nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour honorer notre pays à l'extérieur et j'aimerai que ceux qui sont à l'intérieur s'efforcent de l'honorer également. Il ne serait pas normal que le pays soit bien vu à l'extérieur tandis qu'à l'intérieur, d'aucuns s'emploient à y semer le désordre, à le détruire et à y mettre le feu. Ni Dieu ni les Comoriens n'agréent ce genre de comportement.
Que Dieu favorise notre action et la vôtre pour aider ce pays à sortir de ses chaines et de l'obscurantisme et à aller de l'avant.
Et comme vous l'avez demandé, je vous accorderai des entretiens à l'issue de chacun de mes déplacements à l'extérieur. Inchallah. Merci.
Source : Beit Salam

# Posté le mardi 09 février 2010 10:57

L'opposition défaite à Moroni ce lundi 08 fevrier...

Ce lundi 08 fevrier aura été marqué par les barrages des routes (pendant quelques heures) dans Moroni. Un couvre-feu a par ailleurs été instauré en début de soirée, et l' "avocat-délinquant" Larifou placé en garde à vue.

Alors que les étudiants (qui se trouvaient retranchés au lycée Said Mohamed Cheikh) rejoints par leurs mamans des deux marchés de Moroni ont manifesté encore une fois de facon pacifique dans Moroni, ils ont appris que d'autres "étudiants" étaient en train de barrer les routes de la capitale. La décision fut alors unanime et immédiate: "nous ne nous reconnaissons pas dans ces actes qui vont à l'encontre de nos principes" nous annonce Ali Djambae, un jeune étudiant d'une vingtaine d'année. Et de préciser "nous ne sommes pas des politiques et ne voulons pas etre victimes d'une quelconque manipulation. Nous avons toujours manifesté nos revendications de facon pacifique. D'ailleurs, nous avons refusé de nous joindre à certains politiques qui n'ont pas hésité à nous proposer de l'argent en contrepartie de notre ralliement. Aujourd'hui nous avons vu des banderoles très politisées et qui étaient entre les mains de politiques. Je repete, nous ne sommes pas du tout politiques et ne cherchons pas à politiser cette situation difficile. Par contre nous avons apprécié le geste de Kiki (le directeur des douanes) qui nous a emmené de la nourriture et des boissons tout en reconnaissant la légitimité de nos revendications. Il nous a d'ailleurs demandé de continuer à manifester dans le calme." Une autre étudiante, Fatima Mmadi, 17 ans et en classe de seconde nous rajoute quant à elle: "c'est dommage d'apprendre que des gens utilisent nos revendications pour justifier des actes de déliquance. Nous avons eu la visite de plusieurs leaders politiques et nous avons toujours décliné les offres de ralliement. Nous ne sommes pas contre le président Sambi, qui nous a d'ailleurs recu hier soir. Nous cherchons juste à nous faire entendre pour que l'on ne perde pas une année. Nos manifestations ne visent pas directement Sambi, mais son ministre et nos professeurs."
Alors que les étudiants, qui étaient supposés manifester comme ils l'ont fait ces derniers jours, se sont décidés à rester à l'intérieur du lycée, des délinquants (qui se sont fait passer pour eux) se sont amusés à barrer les routes de la capitale. Mais les scènes n'ont pas duré longtemps, car les forces de l'ordre aidés par les civils ont vite arrêté les malfaiteurs, qui selon un jeune de la capitale "seraient venus d'autres villages pour semer le trouble à Moroni". D'ailleurs, un de ces délinquants a été pris à partie par un groupe de jeunes à Magoudjou, la même scène s'est répétée dans le quartier réputé de Caltex. Un vieux qui a assisté à la scène à Magoudjou raconte: "ca c'est l'opposition qui finance des alcooliques et des drogués pour venir semer le trouble. On ne tolérera pas. Si c'est Sambi qu'ils veulent, ils ne l'auront pas parce qu'il a notre soutien". Aux alentours de 11 heures le calme était revenu sur l'ensemble de la capitale, mais les forces de l'ordre restaient en alerte. Les quelques femmes des deux marchés de Moroni, ont quant á elles, été recues par le vice-président Ikililou en fin de matinée.
En début de soirée, nous avons appris (sans véritable surprise), l'arrestation de l'avocat Larifou, qui semble avoir tenté le tout pour le tout afin de semer le désordre dans la capitale comorienne. A l'heure où nous écrivons ces phrases nous ignorons le nombre de personnes interpellées, mais le calme semble régner (comme il l'a toujours fait) dans la capitale comorienne alors qu'un couvre feu a été instauré en guise de prévention.

Farouk Mourchid

N.B: Nous sommes surpris de voir d'autres blogs parler d'arrestation arbitraire de Larifou à Moroni ce lundi 08 fevrier, alors que ce dernier a publiquement annoncé son soutien aux personnes qui l'aideraient à déstabiliser le pouvoir en place.

Rédaction Wongo Moroni

# Posté le lundi 08 février 2010 17:00

Modifié le lundi 08 février 2010 17:46

QUELQUES QUESTIONS AU PRESIDENT DES COMORES

QUELQUES QUESTIONS AU PRESIDENT DES COMORES
La résolution de l'ONU n° 3385 (XXX) du 12 novembre 1975 a admis les Comores aux nations unies comme pays composé des îles d'Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli.
La constitution comorienne considère que Mayotte est une île comorienne, sans aucune ambiguïté.
1°) En acceptant d'accueillir les comoriens refoulés de Mayotte, l'Etat comorien ne viole-t-il pas les résolutions onusiennes et la constitution comorienne ?
2°) Quelles sont les contreparties accordées à l'Etat comorien pour qu'il accepte les déplacements forcés de son peuple par l'occupant?
3°) Mayotte ne serait-elle pas déjà mise en location à l'insu de son peuple ?
4°) Le droit français prime-t-il sur le droit international et le droit comorien réunis ?

DZIYA NKOUNDRE

# Posté le lundi 08 février 2010 14:00

Modifié le lundi 08 février 2010 14:50

COMORES : Moroni, capitale de la culture islamique en 2010

COMORES : Moroni, capitale de la culture islamique en 2010
L'événement aurait marqué le pays tout entier de par sa teneur et son importance pour contribuer à la promotion des arts et de la culture des Comores, si ce n'est le laxisme des autorités politiques qui, depuis la 4e conférence islamique des ministres de la culture du monde islamique tenue en Algérie du 15 au 16 décembre 2004, a désigné à l'unanimité Moroni comme capitale de la culture islamique pour cette année 2010. Il a fallu attendre pour que la direction générale de l'Isesco (Organisation islamique pour la science, la culture et la civilisation) fasse un rappel au ministre en charge de la culture en Union des Comores pour le suivi et la mise en oeuvre des activités prévues.
Ailleurs, la pertinence de l'événement aurait fait l'objet d'une large réflexion nationale autour du choix de Moroni pour marquer le pays, en sensibilisant l'opinion nationale et internationale, à travers les multiples forums, notamment au Kuweit en janvier dernier, à Doha en mars prochain. Déjà, un point focal est désigné pour faire la liaison entre le ministère et la direction de l'organisation. A partir de la semaine prochaine la première réunion pour la préparation du lancement des activités est prévue pour se tenir dans les locaux du ministère de l'éducation nationale en charge de la culture. Ainsi parmi les activités en vue, l'organisation d'un colloque national autour d'une grande figure de la pensée islamique aux Comores. Mais aussi l'inscription de certaines acquisitions du musée de Moroni au musée virtuel de l'Isesco pour les arts islamiques

Source : FI n°2482 du lundi 8 février 2010

# Posté le lundi 08 février 2010 12:39

MERCREDI DU CINEMA DE L'AFASPA : « UN ALLER SIMPLE POUR MAHORE »

MERCREDI DU CINEMA DE L’AFASPA :  « UN ALLER SIMPLE POUR MAHORE »
Nous vous invitons au prochain Mercredi du cinéma de l'AFASPA Au cours duquel sera présenté le deux films dans le cadre de la prochaine Semaine Anticolonialiste

« AFRIQUE 50 » de René Vautier

1950, le jeune réalisateur découvre la dramatique réalité de l'oppression coloniale et passe outre l'interdiction de filmer sans autorisation dans les colonies françaises. Sur le point d'être expulsé du Mali, il s'enfuit avec des amis africains pour un périple de mille kilomètre. Il suit les traces des répressions, filme un village brûlé pour non-paiement d'impôts et nombre de violations des droits de l'Homme.
Il ne récupérera qu'un quart de ses pellicules qui seront saisies à Paris. Il monte ce film qui lui vaudra la condamnation à un an de prison par le tribunal de Bobo-Dioulasso.


« Un aller simple pour Mahoré » d'Agnès Fouilleux

Un documentaire solidement étayé sur le quotidien, le passé et le présent de l'archipel. Les victimes, mais aussi les acteurs témoignent des man½uvres qui ont permis à la France de confisquer au peuple des Comores le résultat de son expression souveraine lors du référendum de 1975. Ce déni du droit international, soigneusement tu, n'avait qu'un but : garder une base arrière pour les opérations militaires françaises en Afrique.
Trente ans de ce régime ont produit un résultat désastreux. Les Comores sont divisées et ruinées, Mayotte abrite des dizaines de milliers de clandestins exploités et misérables. Des milliers de migrants, les " morts Balladur ", n'ont pas survécu à la traversée en Kwasa (barque) à la cherche du travail ou tout simplement pour rejoindre la famille.


Mercredi 10 Février 2010 à 20 heures
au Centre culturel LA CLEF , 21 rue de La Clef , Paris 5ème
Métro « Censier-Daubenton »


Participation aux frais : 5 euros
La projection suivie d'un débat avec la participation de la réalisatrice Agnès Fouilleux


Source : http://www.humanite.fr/Mercredi-du-cinema-de-l-AFASPA,2760459

# Posté le lundi 08 février 2010 12:34

Sambi: "(Mes) voyages sont utiles et indispensables"

Sambi: "(Mes) voyages sont utiles et indispensables"
De retour au pays après le Sommet de l'UA, le Chef de l'Etat a accordé une interview à l'ORTC.

Le Chef de l'Etat SEM Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a regagné la capitale fédérale ce 5 février après avoir pris part au sommet de l'Union Africaine à Addis-Abeba.

Arrivé à bord d'un avion spécial mis à sa disposition par SEM le Président Jakaya Mrisho KIKWETE, le Président de la république a été accueilli par les membres du Gouvernement et du Cabinet et, dans l'après midi, il accordé une longue interview à la radio et à la télévision nationales au cours de laquelle il a passé en revue toutes les étapes de son voyage.

Dans son interview, le Président SAMBI, concède que ses déplacements sont certes fréquents mais « ils sont utiles et indispensables ». Il estime que ces voyages ont permis de mieux faire connaître les Comores, de mieux intégrer le pays dans le concert des Nations et que les résultats ont été au rendez-vous.

Le Président de la République a, une fois encore, rappelé que tout investissement dans le pays est fait grâce à de l'aide, aux dons ou aux prêts provenant de l'extérieur dans la mesure où le l'Etat ne disposons que d'un budget de fonctionnement.

Le Chef de l'Etat s'est dit satisfait de constater que l'Union Africaine ait réaffirmé l'appartenance de Mayotte à l'ensemble comorien, en représentant les quatre îles, dont Mayotte sur le nouveau drapeau de l'Union Africaine. Pour lui, il s'agit d'une « victoire pour la diplomatie comorienne ».

Il s'est réjouis de voir toutes les organisations dont les Comores sont membres, notamment l'UA, l'OCI, la COI, la Ligue des Etats Arabes, le Mouvement des non Alignés, les Nations Unies félicitent les Comores et les soutiennent dans la voie empruntée pour la recherche de solutions aux problèmes du pays.

L'UA a approuvé les résultats du référendum du 17 mai dernier qui ont ouvert la voie à l'harmonisation des mandats des exécutifs.

Le président SAMBI a officiellement annoncé la tenue le 17 mars prochain à Moroni, d'un Sommet qui réunira les dix Chefs d'Etat des pays qui forment l'Easbrig : « C'est une chance pour notre pays qui après deux ans de présidence de cette organisme, va accueillir ce sommet. C'est un défi lancé à tous les Comoriens et il nous revient de prouver notre savoir faire ».

Les relations avec la République Unie de Tanzanie ? : « Elles sont au beau fixe » comme en témoigne l'avion mis à la disposition du Président SAMBI par son homologue tanzanien pour le ramener à Moroni. Le Président KIKWETE a d'ailleurs invité les investisseurs et opérateurs comoriens à se rendre à Mtwara pour prospecter et voir dans quel secteur ils pourraient investir.

Source: Beit-Salam

# Posté le lundi 08 février 2010 07:14