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IKI à Paris: La montagne vient d'accoucher une petite souris

      IKI à Paris: la montagne vient d'accoucher une petite souris
IKI à Paris: La montagne vient d'accoucher une petite souris
 
Le chef de l'Etat Ikililou DHOININE a atterri ce matin à Roissy. A sa descente d'avion, son excellence Ikililou a été accueilli en grande pompe par son Excellence Bourhane AHMED ambassadeur des Comores à Paris, de son Excellenece BAKRI ministre des affaires étrangères, de son Excellence Ali SAID ambassadeur des Comores à Bruxelles et enfin de son Excellence Ahamada MMADI BOLERO directeur de cabinet du chef de l'ETAT, arrivé hier. Quant à ce dernier, il a été accueilli lui même par Alwy SAID ABBAS ET Abdallah MOHAMED "l'ancien" séparatiste anjouanais, tous deux sont arrivés le dimanche pour préparer l'arrivée de BOLERO, ça promet ! Pourquoi diable tout ce cirque ? BOLERO en fait un peu trop et, cette fois si, il a franchi incontestablement le rubicon. Il a fait croire au président qu'il serait reçu officiellement à défaut d'un voyage d'Etat. Pour cela, BOLERO n'a pas hésité à faire écrire sur le site officiel de Beit-Salam, que le voyage est officiel, Nada, rien! Gros mensonge d'ETAT. Le problème est que, encore une fois, le dindon de farce est le chef d'Etat. Pour se rendre crédible auprès de ses supérieurs parisiens, Bolero s'était engagé à faire venir IKILILOU à Paris pour parler de Mayotte sans que Paris fasse de concessions. Il vient de gagner son pari, une déclaration laconique de principe et qui ne veut rien dire a été rédigée, dans laquelle, on parle d'archipel pour ne fâcher personne. Ce matin, aucun officiel, même un sous préfet ne s'est déplacé pour accueillir le chef d'Etat Comorien. Ce midi, Ikililou DHOININE s'est vu inviter par le groupe d'amitié France-Comores de l'assemblée nationale Française pour un déjeuner. Comment le président a pu accepter d'aller déjeuner à l'assemblée nationale française avec des députés sans même la présence du président de cette institution et de manière officielle ? HONTEUX! On aurait pu comprendre, à la limite, si un déjeuner avait été organisé dans un restaurant de la capitale comme cela est concevable, mais à l'assemblée, sans le président de cette institution, c'est extrêmement grave. C'est tout un pays qui est humilié. Aucun chef d'Etat étranger en fonction n'avait été reçu dans ces conditions au palais BOURBON. Même AZALI le putschiste, avait eu droit à un déjeuner offert par le gouvernement Français. C'était le ministre de l'agriculture Français qui avait reçu les officiels Comoriens pour souper en 2005. La question que les observateurs se posent c'est de savoir comment Boléro arrive à embobiner le chef de l'Etat ? Comment arrive-t-il à induire en erreur, en permanence, le chef de l'ETAT ? Quelle manoeuvre de tromperie son entourage a pu mettre en oeuvre pour que le président soit victime de cet imbroglio diplomatico-protocolaire ? Qui est le cerveau de ce complot ? L'image du président Comorien et celui des Comores viennent de prendre un sacré coup. A l'heure ou nous écrivons ces lignes, on vient d'apprendre que l'entourage du président vient de réaliser l'exploit du siècle en arrachant un rendez-vous avec Dalil BOUBAKEUR recteur de la mosquée de Paris, bravo Boléro. Le chef de l'Etat est dans sa voiture, à l'instant même, il se trouve sur le boulevard Saint GERMAIN en route vers la mosquée selon un de ses proches qu'il nous a joint au téléphone. Votre blog continuera de vous informer sur le bon déroulement du séjour présidentiel.
Mbadakomé

Ci-dessous le message publié dans le site officiel de l'union des Comores:
Le président de la république entame une visite officielle en France.
Le Président de la République, Son Excellence Dr IKILILOU Dhoinine, a quitté Moroni mardi 18 juin 2013, à destination de Paris pour une visite officielle en France.
Au cours de sa visite, SEM Dr IKILILOU Dhonine aura un entretien à l'Elysée avec le Président de la République Français, SEM François HOLLANDE, vendredi 21 juin 2013 à 14 heures 15. Une déclaration commune conclura cet entretien.
Le Président de l'Union des Comores ira ensuite à la rencontre des membres de la forte la diaspora comorienne en France. Il s'adressera notamment à ses compatriotes résidant à Lyon.
SEM Dr IKILILOU Dhoinine regagnera Moroni le 24 juin prochain.



Remix de mbadakome

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#Posté le mercredi 19 juin 2013 16:19

Discours de MITTERRAND aux COMORES. Périmé ?

Nous vous proposons le discours que le Président François Mitterrand avait tenu à Moroni en 1990. Il voudrait déjà parvenir à dépasser ce contentieux désagréable entre les deux pays.Tout le monde connait la suite. 

Discours de MITTERRAND aux COMORES. Périmé ?

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, notamment sur les relations franco-comoriennes, l'aide au développement et la francophonie, Moroni, le 13 juin 1990.


Personnalité, fonction : MITTERRAND François.
 
FRANCE. Président de la République
Circonstances : Voyage officiel aux Seychelles, à l'île Maurice, aux Comores et à Madagascar du 11 au 15 juin 1990 ; diner d'Etat à Moroni le 13 juin
 
Monsieur le Président,
- madame,
- mesdames et messieurs,
- J'étais en effet déjà parmi vous il y a de longues années. J'étais venu au lendemain d'un cyclone qui avait dévasté l'archipel et j'avais apprécié, en cette circonstance, le courage et la présence d'esprit des Comoriens en même temps que leur solidarité avec la France. Et la France venait, en échange, leur apporter le témoignage de son affection.
- De longues années ont passé ; quelques quarante ans. Je n'avais pas eu l'occasion de revenir et j'avoue que j'aurais aimé - si le temps me l'avait permis, mais ce voyage dans quatre pays sera bref - considérer de quelle façon les Comores s'étaient développées. Et voilà que je reviens après d'autres formes de cyclones, cette fois-ci politiques. J'évoque la mémoire du Président Abdallah et je salue le Président Djohar que j'ai eu le plaisir de connaître le mois dernier. En vérité, je le connaissais déjà mais non point dans cette fonction nouvelle. Je sais les qualités juridiques, l'autorité morale dont dispose votre actuel Président, reconnu pour son intégrité ; et lorsqu'il s'engage, il tient. Voilà pourquoi j'ai accueilli avec grand intérêt le discours responsable et courageux qu'il vient de prononcer.
Vous avez parlé de démocratie. J'ai partout développé le thème ; l'association intime que représente à mes yeux la démocratie et le développement est comme un refrain dans mes discours. Comment exiger d'un peuple qui côtoie la misère, où les jeunes n'ont pas été formés aux disciplines qui les attendent : scientifiques, littéraires, juridiques, administratives, comment exiger d'un peuple dont l'unité nationale n'a pas été réalisée comme il en est tant sur le continent africain qu'il puisse franchir la distance qui le sépare de la démocratie. Et pourtant, comme elle est nécessaire |
- Vous avez, monsieur le Président, évoqué à l'instant la bourrasque qui arrache partout, en tout cas en Europe et dans beaucoup d'autres endroits du monde, toutes les barrières élevées contre la liberté. Il faut dire que ce serait faire un vain calcul que de penser que ce qui se produit là-bas, vous l'avez dit aux endroits peut-être où on l'attendait le moins, ne se produira pas ailleurs. Ce n'est pas par prudence qu'il conviendra de faire évoluer les institutions, d'habituer des peuples à discuter de leur sort, à participer, à alterner aux responsabilités du pouvoir. Ce n'est pas par prudence qu'il faut le faire, c'est parce que c'est nécessaire et parce que c'est juste. Il n'y a pas de raison de penser que les peuples en question n'auraient pas droit à la maturité à partir d'un enseignement, d'une formation, d'une éducation et aussi d'institutions qui le leur permettraient.
- C'est sur cette voie que se sont engagées les Comores et je m'en réjouis. Il ne manquait rien, monsieur le Président, permettez-moi de vous le dire, à votre exposé. En modifiant la Constitution, en instituant le multipartisme, en créant de nouvelles traditions, des coutumes qui rejoindront, au demeurant, les coutumes les plus anciennes de vos peuples où on savait parler ensemble. C'est comme cela que vous trouverez le point stable à partir duquel votre développement, dont nous allons parler, trouvera tout son sens. Il ne serait pas juste non plus que l'accès à la prospérité, qui reste encore en perspective, ne pût profiter qu'à certains, qu'à des privilégiés ou qu'à ceux qui gouvernent : ce serait une très fâcheuse conception de la responsabilité, de l'éminente dignité de cette fonction. Le chemin sera difficile mais j'ai confiance dans votre détermination et dans la prise de conscience du peuple comorien.
Ce voyage, je l'effectue dans l'Océan indien et je visite successivement quatre pays. J'étais aux Seychelles, nous sommes arrivés ce matin de l'île Maurice, nous sommes aux Comores et demain nous rejoindrons Madagascar avant de rentrer en France. C'est-à-dire que nous n'aurons rencontré que des Etats, que des peuples de l'Océan Indien. Quand je rentrerai dans mon pays, je serai rentré dans un pays qui lui-même prend part à la vie de l'Océan Indien par la projection française qui se trouve à La Réunion. C'est dire que nous sommes appelés à vivre vos problèmes, à les vivre quotidiennement, à partager vos espérances, à organiser votre développement. La Commission de l'Océan Indien se réunira. Nous y participerons activement. Et comme nous sommes - du moins notre métropole - très loin d'ici et que nous n'avons pas à prétendre à conquérir des intérêts matériels, nous vous aiderons à défendre votre juste droit dans la répartition des différents avantages, crédits ou projets qui viseront cette région du monde. Il ne faudrait pas, en effet, qu'un petit peuple, lointain pour les grands centres de décision mais important pour l'histoire, il fût victime de cet isolement ou de la crise économique dont il n'est pas sorti et qui va réclamer tous ses efforts, ses capacités d'abnégation, de travail et sa volonté de dépasser les moments difficiles. La nécessité, ai-je dit aussi, de réconcilier ceux qui voudront bien se réconcilier. Que nul ne soit interdit d'oeuvrer au redressement des Comores, et c'est la volonté populaire qui décidera, comme elle vient de le faire lors des récentes élections présidentielles qui ont précédé de peu notre rencontre ici.
- Nous avons déjà eu cet après-midi, et nous aurons demain matin des échanges de vue, des conversations. Plusieurs de nos ministres français, de nos collaborateurs rencontreront, monsieur le Président, les vôtres, de façon que nous puissions, avant de nous quitter, établir un rapide bilan des besoins et des possibilités. Conversation qui sera vite reprise puisque nous serons ensemble, mardi prochain, à La Baule, en France, dans le cadre de la réunion traditionnelle des Etats d'Afrique et la France. Et je me réjouis d'avoir à vous accueillir de nouveau dès la semaine prochaine pour qu'avancent nos conversations et qu'elles puissent conclure.
Je sais dans quelle situation délicate se trouve l'archipel des Comores, et j'entends bien, dans le cadre d'une gestion sinon rigoureuse du moins contrôlée, j'entends bien voir la France donner une fois de plus ou contribuer une fois de plus à l'élan dont vous avez besoin pour acquérir la capacité d'être considérés véritablement - c'est différent selon les mots que l'on emploie - comme un pays en voie de développement. Cela suppose l'accord, non seulement de quelques pays industriels avancés comme la France, et puis de ceux qui voudront agir de la même façon, mais aussi des institutions internationales avec lesquelles nous sommes en relation et qui ont bien le droit d'exiger des garanties, dès lors que ces garanties ne sont pas excessives : Banque Mondiale, Fonds Monétaire International auprès desquels nous intervenons chaque fois que l'occasion se présente pour tenter d'adoucir ou d'amortir les règles de bonne gestion telles qu'elles sont vues de l'autre côté de l'Atlantique, mais aussi par nous et qui doivent l'être par vous car vous ne parviendrez pas au résultat souhaité si vous ne vous associez pas tous à la même tâche pour étudier les bases d'une économie saine. Et cette économie saine, associée à une démarche démocratique dont j'ai dit qu'elle était courageuse et difficile, tout cela encouragera vos amis à s'engager plus encore en sachant qu'ils ont à faire à une population décidée à rentrer de plain pied dans le siècle prochain comme tant d'autres peuples sur la terre.
Dans ces quatre pays où nous nous rendons au cours de ce voyage, vous aurez remarqué qu'il s'agit de pays francophones. Ce n'est pas par hasard. Depuis neuf ans, j'ai par obligation, rencontré beaucoup de chefs d'Etat dans beaucoup de pays, sans sélectionner, sans choisir, selon leur langage ou leur coutume. Mais cette fois-ci, c'est volontaire.
- Je pense que nous devons, vous et nous, contribuer au développement de la langue française, sans nuire en rien à la culture ou plutôt à la pluri-culture qui relève tout simplement de votre passé historique et de vos traditions aux langues que vous parlez, qu'il ne faut pas abandonner et qu'il ne faut pas négliger parce que vous en tirez une large part de votre richesse profonde.
- Et cependant il y a aujourd'hui quelques grands courants qui dominent les échanges économiques et culturels ; et parmi eux, le français. Et même s'il s'agit des peuples peu nombreux de l'Océan Indien, ce sont des peuples qui couvrent par leur souveraineté de larges étendues et qui se trouvent être, comme sont les Comores, dans ce détroit qui sont un passage obligé, qui fréquentent le reste du monde beaucoup plus qu'on ne le croit, qui se sont frottés au monde extérieur à travers les siècles si j'en juge en particulier par la composition de votre population et par la diversité de vos langages et même de votre langage comorien où nous remarquions, le Président Djohar et moi-même, il y a quelques instants, que l'on y trouvait des consonances arabes, portugaises, anglaises, que sais-je encore ?.
Vous êtes déjà l'expression d'une histoire très ancienne que vous avez transformée selon votre génie propre pour en faire le peuple comorien. Eh bien, il faut continuer, il faut que vous soyez de plus en plus mêlés à la vie internationale et, croyez-moi, la France sera votre compagnon sans rien exiger.
- Votre hospitalité, votre façon d'être, votre désir de progrès, d'accession aux plus hautes responsabilités en tant que peuple, tout cela je l'avais perçu dans une tout autre situation, il y a quarante ans. Je m'adresse là aux générations qui ont vécu cette époque, ce qui veut dire que le plus grand nombre des Comoriens ne savent pas de quoi je parle, car c'est un peuple jeune. Moi qui ai connu, apprécié, aimé la finesse d'esprit de nombreux Comoriens, leur disponibilité, je veux vous dire à quel point j'apprécie ces premières heures passées parmi vous...
Par exemple, la manière dont vous parviendrez à gérer les moyens mis à votre disposition et qui commanderont bien entendu la suite de tout ce qui a été accompli.
 
Ou bien le problème de Mayotte, si mal engagé en 1974, si mal engagé à mes propres yeux, que je me souviens d'avoir refusé le sort qui était refusé à cette île. Mais le temps a passé, la loi de mon pays a été adoptée, les règles constitutionnelles ont été fixées par d'autres que par moi et je pense qu'il faut adopter une démarche concrète et pratique pour parvenir à dépasser ce contentieux désagréable entre nous.
- Nous allons en parler. Mais je pense que dès maintenant nous devons prendre les mesures qui permettront une communication et des échanges constants entre Mayotte et les autres, les autres et Mayotte. Qu'il n'y ait plus de barrières dressées, barrières théoriques, mais peu franchissables, entre tous les Comoriens que vous êtes, eux et vous. Et que la France vous aide à retrouver votre très ancienne solidarité. Il est de multiples formes d'unité, croyez-moi, et nous allons les rechercher.

J'ai encore en tête le récit, lu récemment encore, de marins navigants dans les parages de votre archipel et qui attestaient dès le XVIIème siècle de quelle façon on savait recevoir ici, et je n'ai pas oublié ces quelques Jacobins exilés pour délit d'opinion à travers les années qui ont suivi la révolution française et le Directoire et les débuts du 1er Empire et qui ont trouvé refuge notamment à Anjouan.
- Il fallait faire beaucoup de chemin pour respirer un air de liberté, qu'on ne trouvait pas toujours au demeurant.
- Je ne doute pas que cette entente traditionnelle ira en se fortifiant dès lors que nous ferons les efforts communs indispensables pour y parvenir. Je tiens, monsieur le Président, à vous féliciter pour vos premiers actes de gouvernement comme je l'ai fait précédemment pour les propos de ce soir dont l'importance me paraît considérable pour la suite de l'histoire des Comores.
- Vous serez entendu bien au-delà des limites de votre pays, partout où l'on aime la liberté et le libre débat même si l'on sait que c'est difficile, que l'on ne peut pas greffer artificiellement les institutions sur des moeurs qui n'y seraient pas préparés. Voilà l'oeuvre à accomplir qui exigera patience, ténacité et respect du droit. Pour cette bataille-là, comptez sur nous, nous serons vos amis comme nous l'avons été.
- C'est dans cet esprit, monsieur le Président, madame, mesdames et messieurs qu'au nom de mon pays, mais aussi plus particulièrement de mes compagnons de voyage, que je lèverai mon verre dans un instant, selon une tradition qui nous est commune, je lèverai mon verre à la prospérité du peuple comorien, à vos santés personnelles, à celles des êtres qui vous sont chers. Prospérité, santé, le reste est à construire.

- Vive les Comores,
- Vive la France,
- Vive l'amitié entre nos peuples.

source (sans la photo) : discours.vie-publique.fr
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#Posté le mercredi 19 juin 2013 10:25

Le président des Comores à Paris pour évoquer le différend sur Mayotte

Le président des Comores à Paris pour évoquer le différend sur Mayotte
Le président comorien Ikililou Dhoinine a quitté hier Moroni pour Paris, où il doit rencontrer François Hollande le 21 juin pourparler notamment de Mayotte. Le département français est toujours revendiqué par l'archipel des Comores

"L'essentiel (des discussions) portera sur la question de Mayotte ", la quatrième île de l'archipel des Comores, administrée par la France depuis l'accession du territoire à l'indépendance en juillet 1975, a indiqué à l'AFP Mmadi Ali, un conseiller du chef de l'Etat.
Devenue le 101e département français en mars 2009, l'île est toujours revendiquée par Moroni.
 
Condamnations à l'ONU
"Il faut rapidement enlever cette épine du pied de nos deux pays depuis bientôt trente-huit ans", a expliqué un proche du président, déplorant toutefois "l'impréparation manifeste" de ce voyage.  La présence française à Mayotte  est fréquemment condamnée à l'ONU, l'Union africaine (UA), la Ligue arabe, entre autres.
 
 
Visa Balladur
Alors que Paris justifie sa présence sur l'île par la volonté des Mahorais à rester français, Moroni évoque le principe de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation.   L'ancien président François Mitterrand s'était engagé en 1990 à "aider" les habitants de l'archipel "à retrouver (leur) ancienne solidarité", promettant de lever les "barrières théoriques mais peu franchissables entre tous les Comoriens".
Mais l'instauration à partir de 1994 du "visa Balladur" (du nom de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur) pour tout Comorien voulant se rendre à 
Mayotte  a réduit les espoirs de rapprochement entre les quatre îles.
 
Le plus grand cimetière marin
Depuis, le bras-de-mer séparant Anjouan et Mayotte  (large d'environ 70 km) est considéré par les organisations humanitaires comme le plus grand cimetière marin pour le nombre de personnes qui périssent en tentant de rallier l'île française à bord de frêles embarcations de pêche. C'est la première visite officielle en France du président comorien depuis son arrivée au pouvoir en mai 2011. Il est accompagné par son vice-président chargé des Finances Mohamed Ali Soilihi, son directeur de cabinet chargé de la Défense Hamada Madi Mobéro, ainsi que du ministre de l'Education Mohamed Ismaila. Ce voyage intervient deux mois après qu'une tentative de déstabilisation du régime comorien, qui impliquerait le mercenaire français Patrick Klein, a été déjouée, le 19 avril dernier.

source (sans la photo) : la1ere.fr
 
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#Posté le mercredi 19 juin 2013 09:18

Le président des Comores à Paris pour parler de Mayotte

Le président des Comores à Paris pour parler de Mayotte
Le président comorien Ikililou Dhoinine a quitté mardi son pays pour Paris, où il doit rencontrer son homologue français François Hollande le 21 juin pour parler notamment de Mayotte, île française que revendique l'archipel, a-t-on appris de source gouvernementale.
    
"L'essentiel (des discussions) portera sur la question de Mayotte", la quatrième île de l'archipel des Comores, administrée par la France depuis l'accession du territoire à l'indépendance en juillet 1975, a indiqué à l'AFP Mmadi Ali, un conseiller du chef de l'Etat.
    
Devenue le 101e département français en mars 2009, l'île est toujours revendiquée par Moroni.
    
"Il faut rapidement enlever cette épine du pied de nos deux pays depuis bientôt trente-huit ans", a expliqué un proche du président, déplorant toutefois "l'impréparation manifeste" de ce voyage.
    
La présence française à Mayotte est fréquemment condamnée à l'ONU, l'Union africaine (UA), la Ligue arabe, entre autres.
    
Alors que Paris justifie sa présence sur l'île par la volonté des Maorais à rester français, Moroni évoque le principe de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

source (sans la photo) : bfmtv.com
 
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#Posté le mercredi 19 juin 2013 07:17

COMORES : Ikililou, Marquer l'histoire

COMORES : Ikililou, Marquer l’histoire
Faire l'exercice pour trouver les atouts et les faiblesses de quelqu'un qui commence un nouveau mandat est quelque peu périlleux. Cependant concernant le nouveau président de l'Union, des éléments sont disponibles pour avancer dans cette voie.

De prime abord, il n'est pas un inconnu du monde politique et du grand public dans la mesure où il a occupé pendant ces quatre dernières années le poste de vice-président et a eu à s'occuper de plusieurs départements ministériels. Il a eu à assurer à plusieurs reprises l'intérim du chef de l'Etat lors de ses déplacements à l'extérieur. Il a représenté notre pays à plusieurs réunions de haut niveau dans des instances internationales. C'est dire qu'il est, plus ou moins, au courant des grands dossiers tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Contrairement à son illustre prédécesseur, il ne pourra pas se justifier d'une méconnaissance du personnel politique du microcosme pour dire qu'il est « mal servi et quelque fois trahi ».
Le nouveau chef de l'Union est précédé d'une réputation d'honnête homme et intègre dans ses convictions. Cela devrait l'aider car les embûches sont nombreuses et diverses. Le premier est de pouvoir se hisser au-delà des clivages de différents groupes d'intérêts et se hisser dans la défense des intérêts globaux de l'Etat et des citoyens.
Même si l'exercice du pouvoir échoit à l'ile de Mohéli, le nouveau président semble mesurer l'ampleur de sa tâche qui consiste d'abord à être un rassembleur. Mais comme le dit l'adage « windji wa mahulimpba tsi windji wa nazi ». Le docteur Iki devra éviter de tomber dans les conflits entre différents lobbies, car il n'est un secret pour personne qu'au niveau de chaque président, se créent et se défont différents cercles, qui se neutralisent en menant des combats feutrés pour cadenasser l'accès au chef. Pourtant dans beaucoup d'Etats insulaires, on ne retrouve pas tout le protocole qui entoure nos chefs d'état sous les cocotiers. Dans les états insulaires, il existe une certaine simplicité, en ce qui concerne le service protocolaire, dont nous ferions mieux de nous en inspirer.
L'opinion se fera une idée de la volonté du nouveau chef de l'Etat d'asseoir son pouvoir sur la façon dont il abordera ses relations avec les « Mdjidjengo », l'indépendance de la justice, le chômage des jeunes, et les questions ayant trait aux besoins de base des citoyens (eau, électricité, route, santé, produits de première nécessité).
Il va de soi qu'en cinq années, il ne peut pas tout faire mais pourra mieux faire s'il s'engage résolument dans une dynamique d'échange, de synergie et de création de véritables partenariats entre les différentes entités de la communauté nationale.
Pour ce qui est de la question de Maoré et la volonté affichée de la puissance coloniale qui érigé l'île à un département à sa dévotion, doit amener les nouvelles autorités à impliquer davantage l'Assemblée nationale dans la défense de l'unité nationale. Il est un fait que sur cette question, l'ancienne puissance fait preuve d'une myopie qui crève les yeux, si l'on peut se permettre cette expression. Notre archipel ne peut se développer que dans une harmonie. Et l'onde de choc d'une départementalisation aux forceps pourrait créer un être malformé aux effets imprévisibles.
En conclusion, le nouveau chef de l'Etat a beaucoup d'atouts dans sa manche, cependant il lui appartient de ne pas les gaspiller par une orientation irréfléchie. Les Mohéliens, plus que tout autre, voudraient laisser leur marque dans l'histoire des Comores indépendantes.
 
Mmagaza (Article publié dans La Gazette en janvier 2011)
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#Posté le mercredi 19 juin 2013 07:06

COMORES : Ikililou à l'Elysée ce vendredi

COMORES : Ikililou à l’Elysée ce vendredi
Le chef de l'Etat Ikililou Dhoinine va atterrir ce mercredi à Paris. Il sera reçu vendredi, par le président François Hollande. La seule surprise, c'est que ni Beit-Salam, ni le ministère des relations extérieures n'ont fait une annonce officielle de cette visite de travail, n'en parlons pas de l'ordre du jour.

Le président Ikililou Dhoinine s'est envolé hier pour Paris à la tête d'une forte délégation. Il sera reçu à l'Elysée par le président socialiste François Hollande. Aucune annonce officielle n'a été faite à Moroni sur cette rencontre au sommet. Il a fallu se rendre sur le site internet de l'Elysée pour apprendre que la rencontre entre les deux hommes aura lieu vendredi à 14 heures.
La rencontre qui se préparait secrètement depuis quelques mois, devrait être axée sur la coopération entre les deux pays et bien sûr, le contentieux de Mayotte. Selon une source de la diplomatie comorienne, le chef de l'Etat devrait aussi interpeller son homologue pour solliciter le soutien de la France dans l'enquête sur le coup d'Etat manqué au mois d'avril dernier. Un ressortissant français est cité parmi les commanditaires de ce coup de force et il n'est pas exclu que d'autres aient pris la fuite vers Paris. Un accord pourrait être paraphé à l'issue de la rencontre.
A Moroni, les réactions des politiciens et défenseurs de l'intégrité territoriale commencent à pleuvoir. « La veille de l'érection de cette île en Région Ultra Périphérique de l'Union Européenne, la diplomatie française met les bouchées doubles pour contraindre par tous les moyens, Ikililou et son gouvernement à accepter sous une forme ou une autre le fait accompli français à Mayotte », a réagi le comité Maoré dans un communiqué rendu public ce week-end. Le comité Maoré estime que « la France, de gauche comme de droite, unie comme un seul homme mène une politique systématique d'annexion de l'île comorienne de Mayotte ».
Les membres du comité ont appelé « le Président Ikililou à aiguiser sa vigilance durant ce déplacement et à rester ferme » et ont aussi souligné que « le peuple comorien est en droit d'attendre de ses autorités, en particulier de son Président, garant de l'intégrité territoriale, une politique concrète et vigoureuse ». Soupçonnant l'implication de la convention pour le renouveau des Comores (CRC), la formation politique regroupant les « sambistes », a fustigé dans un communiqué un « retour en force de l'axe diplomatique Paris-Moroni-Paris en échange des intérêts politiques et financiers des amis de la Françafrique aux Comores ».
L'Alliance pour la Justice et le développement (AJD) craint que « la politique de souveraineté et d'intégrité tracée, développée, défendue et affirmée partout et en toutes circonstances par l'Ex-président Sambi » soit bradée par la visite d'Ikililou à Paris. Dans leur communiqué signé par Mhoumadi Sidi, l'AJD appelle le chef de l'Etat « à penser d'abord, comme il a l'habitude, à notre pays, à son histoire et à son avenir avant de signer quoi que ce soit à Paris ».

Al-hamdi Abdillah
SOURCE (sans la photo) : lagazettedescomores
 
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#Posté le mercredi 19 juin 2013 06:23

COMORES : Un des plus gros passeurs de kwassa kwassa d'Anjouan arrêté

Comme le rapporte un journaliste de Radio Domoni Inter, un des plus gros passeurs de kwassa kwassa de l'île d'Anjouan, Djamel Eddine (plus connu sous le nom de Njewou), a été arrêté dans la nuit de samedi aux environs de 22 heures à son domicile, par les forces comoriennes, et également par des policiers français, selon des témoins sur place. 

Cette arrestation intervient après celles de Ahmed Saïd Ali (appelé Lothar) en janvier 2011 à Madagascar et Adi en février 2011 dans les eaux territoriales de Mayotte. 

Pour rappel, un mandat d'arrêt international avait été émis à l'encontre de quatre passeurs, dont Djamel Eddine. 

Ce dernier était connu comme étant un grand ponte du passage de kwassa entre Anjouan et Mayotte. Les amis de Djamel Eddine ont déclaré à la radio qu'il se savait recherché. 

Pour le moment, on ne sait toujours pas s'il est emprisonné à Anjouan ou s'il a été extradé à Mayotte.

Source : zinfos974
 
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#Posté le mercredi 19 juin 2013 02:18

Comores / France : ET SI ON CHANGEAIT LE FUSIL D'EPAULE !

Comores / France : ET SI ON CHANGEAIT LE FUSIL D’EPAULE !
Depuis un certain nombre de jours, l'opinion comorienne est presqu'en ébullition se posant, comme d'habitude, mille et une questions sur le voyage du Président Ikililou en France. Ici et là, les commentaires vont bon train surtout quand on sait que l'objet de cette visite est tenu au grand secret au point même que les Vice-présidents eux-mêmes n'étaient pas tenus informés. Pour ces derniers, il n'y a rien d'étonnant puisque depuis l'arrivée de l'ami de 30 ans du Président IKI à son Cabinet, les choses ont pris une autre tournure et, à en croire, les Vice-présidents ne sont consultés que par pure courtoisie. Plus étonnant encore, c'est le Conseiller du Président chargé des affaires européennes, qui n'est autre que le frère de celui-ci, et qui n'était lui aussi même pas informé. Les comoriens ont donc bien raison de se poser toutes ces questions !
Certains parlent de signature de déclaration d'intention entre le Président Hollande et le Président Ikililou, et qui consisterait à reléguer aux oubliettes la question de Mayotte, comme ce fut le cas avant 2006 ; d'autres considèrent plutôt que le Président Ikililou mené en bateau par le clan CRC se rend en France pour une visite officielle à l'Elysée avec François Hollande.
Tout cela n'est que foutaise ! La vraie vérité est ailleurs ! Et malheureusement, même l'AJD qui a quand même, soit dit en passant, sorti un communiqué condamnant ce mariage contre nature entre IKI et la CRC, en attirant par la même occasion l'attention du premier, ne s'est pas donné la peine d'aller en profondeur de son analyse et dire aux comoriens la vérité.
La vraie vérité est que depuis l'ouverture opérée par l'ex Président SAMBI au monde arabo-musulman, les français, enfin les autorités françaises n'ont jamais apprécié cette démarche faisant semblant de n'être nullement affectés, mais plutôt agacés, et à la fin cet agacement a fini par devenir pénible. Surtout lorsque nos frères mahorais ont commencé à les titiller sur les différentes réalisations enregistrées en Union des Comores grâce à cette coopération avec cette partie du monde. En effet, lorsque nos frères et s½urs mahorais, croyant pendant longtemps qu'ils étaient les enfants  chéris de leur colonisateur, se sont rendus compte que les trois îles s½urs avançaient à pas de géant dans leur développement par un appui effectif aux infrastructures de base ; ont donc commencé à s'inquiéter. Et leur inquiétude devenant de plus en plus persistante, ils sont devenus plus exigeants auprès de Papa la France. Et Papa embarrassé d'abord, puis finalement courroucé s'est rappelé qu'un nouveau régime a été mis en place aux Comores et que c'est le moment ou jamais de faire appel à ses sbires pour mettre à mal cette coopération florissante entre le monde arabo-musulman et les Comores. Et prenant, au départ, à la légère  les maladresses et la naïveté de certaines autorités actuelles, notamment le fameux chef de la diplomatie comorienne, le machiavélique s'est décidé de  mettre  à profit ces écarts pour ses fins propres, comme d'habitude.
Et qui, mieux alors que la CRC qui a combattu, à jamais, tous les projets, toutes les initiatives nés de cette  coopération, pourrait mener à bien le stratagème de la France. Et pour ce faire, qui de la CRC et proche d'IKI pourrait être collé à lui comme un sangsue et lui faire changer le fusil d'épaule ? BOLERO, bien sûr ! Et là-dessus, ce dernier ne s'est pas trop fait prié pour accomplir la mission et balayer d'un revers de main, pratiquement, tous les projets initiés sous SAMBI : Où en est-on avec la Conférence de Doha ? Où en est-on avec le Terminal de plaisance de Moroni et ses liaisons maritimes avec les autres îles ? Où en est-on avec l'Hôtel GALAWA ? Où en est-on avec le Centre de Conférence Internationale à Anjouan ? Et pour couronner le tout, où en est-on avec la réouverture du Bureau de la Ligue Arabe aux Comores ?
Tout ça NADA ! Et Papa la France de se frotter les mains !
Voilà alors la vraie vérité ; et que l'on cesse de prendre les comoriens pour des idiots. A travers cette rencontre, il sera question de Mayotte certes, mais pas comme on l'imagine ; puisque le reste ira de soi, c'est-à-dire suspension de la question à l'ONU et tout ce qui s'en suit.
Alors le fusil n'a-t-il pas été changé d'épaule ? L'histoire nous le dira !
 
Mwangaza -Shuwari  
 
L'Équipe Merci Sambi

source (sans la photo) : mercisambi.com

 
 
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#Posté le mercredi 19 juin 2013 01:55

        IKI à Paris : Scandale autour du voyage présidentiel

Comme prévu le président de la république, monsieur IKILILOU Dhoinine arrive demain à l'aéroport  de Roissy Charles DEGAULLE. Contrairement à ce qui était  annoncé sur sa venue, le chef de l'Etat ne sera pas reçu officiellement. Selon des sources bien renseignées, le président comorien est à Paris pour un voyage de travail, nous dit-on. Par conséquent aucun officiel français ne sera à l'aéroport pour l'accueillir. Seul le corps diplomatique comorien accrédité à Paris et quelques amis seront là pour l'accueillera à sa descente de l'avion. Mais que dire d'un tel à accueil de la part du gouvernement français ! Quelle douche froide pour son directeur de cabinet à la présidence! Encore une fois de plus, l'oncle IKI est victime d'une machination.
Par ailleurs, pour recevoir les comoriens, une grande manifestation s'organise dans la ville de Lyon, devenue depuis le début du mois de juin, la capitale comorienne en France. Autour de l'organisation de ce meeting présidentiel, prévu le 23 juin prochain, la guerre fait rage entre les organisateurs  selon une source bien renseignée, La s½ur de monsieur Idaroussi, directeur du protocole à la présidence, originaire de Mohéli, s'est accaparé de l'organisation de la manifestation! YINU YEZI YATRU ! Au grand-dame de la notabilité, voire le personnel de l'ambassade chargé de l'organisation.
 Je suis persuadé que si le président était averti, longtemps à l'avance de l'accueil qui lui est réservé, il aurait probablement reporté cette visite.
Mbadakome

Remix de mbadakome

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#Posté le mardi 18 juin 2013 16:02

COMORES / Raïs IKI en France : Entre De Gaulle et Pétain

COMORES / Raïs IKI en France : Entre De Gaulle et Pétain
Notre président a t-il la fibre gaullienne ou "pétainienne" ? Réponse dans quelques jours à Paris.
Il y a 73 ans, jour pour jour, le Général de Gaulle lançait, le 18 juin 1940, son célèbre appel à la résistance contre l'ennemi de la France. Suite à la capitulation du Maréchal Pétain et du gouvernement de Vichy, De Gaulle s'est réfugié à Londres d'où il a invité les Français à refuser la défaite et à combattre.
 
Dans son discours, le Général a dénoncé ceux qui se sont « mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat ». Il a, en outre, ajouté que malgré la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi, le dernier mot n'est pas dit, l'espérance ne doit pas disparaître, car la défaite n'est pas définitive. Il a conclue son discours par cette jolie phrase : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas ». Cet homme a changé la face du monde, par son courage et grâce au soutien que lui a accordé Winston Churchill. Il est entré dans l'Histoire par la grande porte, cependant que le Maréchal Pétain en est le rebut. On a vite oublié que ce dernier était le vainqueur de la "bataille de Verdun" ; seule l'image de "collabo" du régime nazi est restée dans la mémoire collective.
 
Quelques jours après l'anniversaire du "18 juin", Raïs IKI sera reçu à l'Élysée.  Sollicité ou sollicitant ? Peu importe, il y sera. Pour ma part, je pense que c'est une erreur diplomatique, mais n'étant pas du métier, je me trompe probablement. Surtout que le président est entouré par d'éminents diplomates professionnels, capables de justifier que la "visite officielle" d'un pays occupant une partie de notre territoire, est opportune ... en cette période de Rupéisation de Mayotte. Comme j'ai eu à l'écrire dans un précédent article, en soit, cette visite sera perçue et utilisée comme un consentement implicite de l'État comorien à la Rupéisation de Mayotte. L'Union européenne s'en saisira pour se donner bonne conscience.
 
Raïs IKI sera sûrement exposé sur le perron de l'Élysée, face au monde. Il aura un choix (cornélien ?) à faire. Parler ou se taire ? Parler pour dire quoi ? De mon point de vue, se taire serait la pire des choses. Et comme tout ce qu'il dira sera retenu contre lui, à Moroni ou à Paris, je conseillerais au président de tenir un discours franc et sans ambigüité aucune.La comorianité de Mayotte n'est pas négociable. Notre "amie", la France, doit accepter d'ouvrir avec nous, des négociations sur les modalités pratiques et techniques du retour programmé de Mayotte dans son giron naturel, confirmé et validé par toutes les instances et organisations internationales, l'ONU, l'UA, la Ligue arabe, la Conférence Islamique, le Mouvement des Pays Non-Alignés, notamment.

Quels que soient les mots qu'il utilisera pour le dire, pourvu qu'il le dise, dans des termes claires, qui ne laisseront aucune possibilité d'interprétation contraire à l'esprit du message. En tout état de cause, à l'issue de cette visite, Ikililou en sortira soit comme le De Gaulle, soit comme le Pétain ... comorien.
 
Abdou Ahmed 
Paris


Source (sans la photo) : comoresplus
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#Posté le mardi 18 juin 2013 12:41

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