De plus, beaucoup de Français d'ici sont issus de familles d'autres îles et sont venus au fil du temps.
D'ailleurs, des pans entiers de l'économie ont toujours fonctionné grâce à l'apport de la main d'½uvre comorienne, notamment l'agriculture, la pêche, le bâtiment et le commerce.
Enfin, l'imprécision des registres de l'état-civil, le peu d'intérêt porté par l'ensemble de la population aux questions administratives et à l'écrit, rendent souvent difficiles la distinction entre Mahorais et non Mahorais. D'autant plus que physiquement, on les distingue aussi peu qu'un Haut Normand d'un Bas Normand !
Les évènements des années 70 n'ont rien changé à tout cela.
C'est en 1995, à l'instauration du visa obligatoire imposé aux Comoriens pour entrer à Mayotte, qu'est apparue la notion de " clandestin ".
Une douzaine d'années après, chacun sait désormais de quoi il s'agit !
DES CHIFFRES VERTIGINEUX
Si chacun s'accorde à dire " qu'on ne peut accueillir ici toute la misère du monde ", il n'en reste pas moins que le traitement de la " l'immigration clandestine " est devenue à Mayotte totalement délirant.
A la fin 2007, le ministre chargé de l'immigration, M. Hortefeux, soulignait qu'il n'avait pas atteint l'objectif national qui lui avait été assigné de 25.000 reconduites à la frontière " Le score " atteint devant se situer entre 23.000 et 24.000... Une fausse modestie évidemment au service d'un affichage médiatique.
Il n'a pas précisé que, dans cet ensemble, 16.147 expulsions avaient été opérées à Mayotte, territoire 350 fois moins peuplé que la métropole. C'est pratique Mayotte pour faire du chiffre !!!
Il n'a pas précisé que beaucoup de ces personnes – leur foyer, leur famille – étant parfois depuis longtemps à Mayotte, revenaient systématiquement et pouvaient être à nouveau arrêtées et renvoyés, une deuxième, une troisième fois...
Il n'a pas précisé que ces retours en " kwasas-kwasas " (barques de pêcheurs) se soldaient régulièrement par des naufrages et que c'étaient plusieurs centaines de morts – les noyades, les requins - qu'on pouvait dénombrer chaque année. " le plus grand cimetière de l'Océan Indien " dit-on.
Il n'a pas précisé que ces expulsions étaient opérées parfois au mépris des droits fondamentaux dans un contexte d'insularité où tout contre-pouvoir est difficile à mettre en place.
Source : Extrait de l'article
Mayotte : où est donc la République ?








trawa, Posté le dimanche 17 janvier 2010 11:49
A gendarme, ce que tu oublis toi aussi c'est que cette ile est kidnapé et la raison finit toujours par l'emporter, sinon Sarkozi serait sûrement bête de dire à ciel ouvert qu'il est incévable que des murs séparent encore des familles et des peuples et peut être que tu t'imagines que ton rêve s'est rêalisé. Tu oublis sûrement toi aussi qu'on force jamais un rêve et ce machin vient tout seul pendant un sommeil et on ne peut jamais savoir que l'autre rêve pendant son sommeil. Les Harkis et les pieds âvaient eux aussi lorsque l'Algérie s'est dispatché en départements et c'est la raison des autres rêveurs qui ont finit par l'emporter. Peut être que la France occupe cette France, mais il sûrement très géner avec ce kidnaping et elle prolonge les suspences ignoblement.