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UN OEIL SUR LES COMORES

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Le blog est mis à jour régulièrement pour vous informer le plus rapidement possible.
Le combat de wongo, c’est le retour de Mayotte dans son ensemble naturel en conformité avec le droit international.
C’est une condition sine qua non pour une stabilité durable des Comores

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Retour au blog de wongo

Tournante: la Mouvance dénonce "la campagne de désinformation"

Quelques centaines de partisans de la Mouvance présidentielle, réunis hier à la place Ajao, ont appelé l'opposition à mettre fin à "sa campagne de désinformation" au sujet de la présidence tournante et à se conformer aux dispositions en vigueur de la nouvelle constitution.
A l'initiative de la coordination nationale de la mouvance, le meeting a rassemblé outre des membres du gouvernement, des femmes et notables venus des trois îles, selon les organisateurs. "Nous sommes là pour dire à l'opposition de cesser ses manoeuvres dilatoires pour détourner l'opinion comorienne de la nouvelle donne constitutionnelle" a déclaré Ibrahim Abdourazak (Razida).
"Nous avons une constitution, des élus, personne ne peut se substituer à celà, seul le congrès viendra harmoniser les élections et fixer le sort de la présidence tournante" a ajouté l'ancien président de la CENI, Ali Said Mdahoma avant d'ajouter: "les mohéliens, j'en suis convaincu vont se soumettre au verdict du congrès".
Ce rassemblement populaire intervient trois jours après la conférence ayant rassemblé des leaders de l'opposition au sujet de la tournante et deux jours après la manifestation de certains membres de la communauté mohélienne vivant à Ngazidja qui appellent au respect de la présidence tournante en mai 2010.

A.S. Kemba
source: Al-Balad
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#Posté le vendredi 29 janvier 2010 03:20

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KABAILA, Posté le lundi 01 février 2010 00:53

Si internet n'existait pas que deviendrez vous Monsieur trawa? Monsieur trawa virtuel ? Pour quoi monsieur l'entrepreneur , vous creez la haine entre les îles? es ce que le moment n'est pas venu, un homme instruit et intelligent comme vous de proposer des idées benefiques pour le pays au lieu de soulever la haine entre les comoriens et mayotte?
Si les politiques de tout bord demande à Sambi de partir, ce ne pas la haine, ça veut pas dire qu' il n'aime pas samib : c'est uniquement pour preserver les trois iles que restent: en appliquant la loi: le président de l'union des comores est élu par le suffrage universel est non des deputés. Personnellement je ne suis pas contre sambi:et je peux vous dire Monsieur TRAWA que je suis d'accord avec les politiques qui pensent que les pseudo-Opposants d'une pseudo-politique BANANIERE arrêtent de tromper le peuple comorien comme azali actuellement , car les trompeurs de peuple peuvent tromper le peuple une, deux, trois ou quatre fois mais jamais une eternelle de fois et ses propos sont destinés à Azali, msaidie, mtara maecha, Kamal ...etc. Je peux vous dire Monsieur trawa que parmi les présidents des comores depuis le 13 mai 1978 c'est SAMBI qui a finalisé des choses que les comoriens voient.(LE GOUDRON à Moroni et l'aeroport prince said ibrahim) : Si non aucun président n'a finalisé des choses concretes.
Mais il faut respecter la constitution de 2001. Si jamais SAMBI part , franchement ça serait la decision sage qu'il n'a jamais prise. Sambi doit laisser le pouvoir et se preparer pour 2014 .
Dès que Moheli fini leur tour : il y aura une conference pour arrêter la tournante et là SAMBI sera candidat et il gagnera les elections : il sera le DEGAULE des comores. Je vous demande Monsieur le président SAMBI de partir avec la tête haute et vous retournerez en passant par la grande porte .
Et Monsieur TRAWA je vous demande d'être constructif et non de creer la haine entre nous: conseil d'un sage


cauchoi, Posté le dimanche 31 janvier 2010 02:04

oh la vache ces coneriens sont pres a tout cher eux on direr des vautour chacun attend que samba quitte le pouvoir pour prendre sa place que des salle magouilleur


Mdzouwani, Posté le samedi 30 janvier 2010 07:29

Nous anjouanais on veut etre comme les maorais , marre de sambi-la misère !


Kala, Posté le samedi 30 janvier 2010 05:05

Mon commentaire sur les pressions de l'opposition grancomorienne, de vouloir chasser vite, vite, vite SAMBI pour tenter de se ralier aux Mohéliens pour trouver des postes et survivre à la misère, vu qu'ils sont déjà fauchés à cette heure-ci, je voudrai leur dire qu'ils ont un choix à faire entre la cessession probable dd l'île de Mohéli et le départ définitif des l'île de Nzouani qui s'est déjà préparé à rompre définitivement de l'ensemble de l'archipel, si SAMBI est chassé du pouvoir sans respecter le referrandum . CHOISISSEZ ENTRE MOHELI ET NZOUANI, laquelle de ces iles , une fois paritie, causera plus de problèmes aux wangazidjas? Kamrantsi SAMBI, ya timizi yi zo yandissa, mtsangamize ye komori, ha wuvu na matso male" kamrihiza ye djo tawala ya ruma ha amani nge ya lawa. Mohéli présidence en juin 2010, Anjouan indépendante en juin 2010 ! Que choisir? Ngazidja et Mohéli, sans Anjouan ? non ce serait une grosse bêtise. Faites patienter les Mohéliens, et laissez SAMBI finir sa mission tranquillement.


Djuba-Sanba-Projet-Shit-Habitat, Posté le vendredi 29 janvier 2010 15:28

Dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), ce lundi 25 janvier, l'ex-président Azali Assoumani, de passage en France, a, une fois encore, mis en garde le chef de l'Etat comorien, Ahmed Abdallah Sambi, contre toute tentative de prolonger son mandat au-delà de mai 2010, au risque, a-t-il dit, de plonger l'archipel dans une nouvelle crise politique.

« Dire qu'on veut un an de plus alors qu'on avait quatre ans, il y a anguille sous roche. Ce qu'on n'a pas pu faire en quatre ans, je ne vois pas comment on peut le faire en un an » s'est-il moqué du gouvernement comorien.

A propos de l'adoption, en mai dernier, d'une nouvelle constitution qui fixe le mandat présidentiel à cinq ans (contre quatre auparavent), il a clairement fait savoir que son application ne peut aucunement être retro-active.

Azali s'est, en outre, dit déçu par l'attitude de la communauté internationale, pourtant parrain de l'Accord-cadre de Fomboni, qui semble aujourd'hui avoir tout simplement démissionné. Il a surtout regretté le silence du bureau de l'Union Africaine à Moroni qui, à l'en croire, devrait normalement travailler à faire respecter l'accord de la capitale mohélienne. Enfin, l'ex-président des Comores a appelé l'armée à se montrer digne de la mission républicaine à elle assignée.

Cette interview d'Azali Assoumani intervient quelques semaines seulement après sa conférence de presse à Moroni dans laquelle il avait invité le président Sambi à renoncer à jouer les prolongations. Cette conférence, rappelons-le, lui a valu la sortie furieuse du vice-président Idi Nadhoim et de la mouvance présidentielles.

Et RFI de se demander s'il faut, oui ou non, craindre un nouveau coup d'Etat aux Comores?


Ndevou Ya Mbaha, Posté le vendredi 29 janvier 2010 15:19

Détérioration du climat social et politique à Moroni
Détérioration du climat social et politique à Moroni

« Sambi Nalawé – Ngaridjo Humpwa Homharuma ne Zendévu » (Traduction : Que Sambi parte – On va lui enlever le turban et lui raser la barbe). Tels sont quelques uns des slogans entendus au cours de la manifestation des étudiants le lundi 25 janvier à Moroni. Cette marche fait suite à la grève illimitée déclenchée à tous les niveaux du système éducatif par les enseignants.

La manifestation, qui s'est déroulée dans le calme et sous l'encadrement des agents de police proches de l'exécutif de Ngazidja, a vite dégénéré lorsque les étudiants commençaient à proférer des propos peu amènes à l'endroit du président de la République. Une vive altercation a aussitôt éclaté entre les manifestants et les flics du ministère de l'Intérieur de l'Union qui auraient fait usage de grenades lacrymogènes. Soucieux de calmer la situation, des conseillers de l'île de Ngazidja ont voulu s'interposer, mais ils auraient été passés à tabac par la police nationale.

Il faut dire que cette semaine promet de belles empoignades à Moroni avec plusieurs manifestations en perspective. Ce mardi 26 janvier, les agents de la société Comores Télécoms vont battre le pavé pour dénoncer la privatisation à marche forcée de l'entreprise publique. En effet, le gouvernement comorien entend ouvrir le capital de Comores Telecoms au secteur privé et des négociations seraient en cours avec investisseurs arabes. « Ce gouvernement a mal géré la société et aujourd'hui on veut vendre les bijoux de la famille à des Arabes pour se partager le pactole » a déclaré un agent de Comores Telecoms.

L'autre manifestation attendue ce mardi est celle des ressortissants mohéliens résidant à Moroni pour exiger le respect de la tournante en 2010. Cette marche intervient à quelques jours d'une probable convocation du congrès, destiné à harmoniser les mandats électoraux.


trawa, Posté le vendredi 29 janvier 2010 11:24

Info-Mawett, ton copier collé a été déjà peut être lacher ici et toi tu arrives trop tard. Est ce que ton blog est saturé ?Ce petit arrière detenu de Info-Mawett veut être sérieux mais ses copiers collés sont très vieux. Info-Mawett, pioches encore sur le journal Upanga et peut être qu'il y quelque chose d'intéressante.


trawa, Posté le vendredi 29 janvier 2010 10:34

Ces Chariatistes vont encore nous emmerder avec avec la constitution et la tournante jusqu'à quand ? Hé les gars, il ne fallait jamais dire à Sambi de modifier les régles du jeux et il afut tout simplement appliquer la nouvelle constitution et prochainement il faut savoir vous taire avec cette union politique qui a mis à genoux cet ensemble comorien et maintenant . cette union politique mougabétise encore ces entités insulaires.


info-mayotte976, Posté le vendredi 29 janvier 2010 09:52

CAPITULATION DE SAMBI SUR MAYOTTE

S’il est vrai qu’une grande partie d’entre nous condamne résolument la politique de mendicité et le bradage de notre souveraineté et de notre intégrité par le Gouvernement Sambi, il n’en reste pas moins vrai, que la question de responsabilité ne devrait souffrir aucune ambiguïté. En effet, s’agissant de l’affaire de Mayotte et plus particulièrement de la levée de la mesure qui s’oppose aux expulsions illégales françaises, le seul responsable ne peut être que Sambi, le chef de l’Etat (et non son ministre Said Jaffar Ahmed). Je dirai même plus : il est d’autant plus comptable de toutes décisions ou actes émanant de tous ses ministres, qu’il peut à tout moment donner congé, alors que l’inverse n’est pas vrai. S’entêter à voir en Said Jaffar, le ministre des Affaires étrangères, l’artisan de l’échec de la politique comorienne à Mayotte, cela non seulement fait injure aux fonctions du chef de l’Etat, mais plus grave, dénote d’une totale méconnaissances du contenu de notre Constitution. Une constitution qui fait pourtant du président dans son article 12, 1. « le symbole de l’unité nationale » , et non l’ordonnateur en chef d’une campagne de diversion à coups de doubles langages, avec comme finalité, de consolider l’entreprise d’occupation par la France de l’île comorienne de Mayotte. 2. « le garant de l’intégrité des frontières, telles qu’internationalement reconnues, ainsi que la souveraineté de l’Union » , et non celui qui viole en permanence le caractère de non négociabilité et de non cessibilité de la souveraineté et de l’intégrité de notre pays. 3. « l’arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions » , et non le pourfendeur en chef de cette même constitution qui stipule dans son article 37 du Titre VI : De la révision de la Constitution : « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie, lorsqu’il est porté atteinte à l’unité du territoire et à l’intangibilité des frontières internationalement reconnues de l’Union, ainsi qu’à l’autonomie des îles ». Les preuves de la haute trahison et des atteintes graves aux intérêts supérieurs de l’Etat par Sambi, sont relatées à foison dans les médias, sans remise en cause aucune de la part du principal intéressé. C’est ainsi qu’à l’occasion de l’escale de Sarkosy le 18 janvier dernier, un extrait d’un article du quotidien français « le Figaro », rapporte : « L’amélioration des chiffres de reconduites à la frontière n’est pas seulement due au renforcement des effectifs policiers, à l’achat d’un nouvel hélicoptère, ou à l’installation prochaine d’un quatrième radar. Le nouveau préfet, Hubert Derache, reconnaît qu’une grande partie des 20.000 reconduites n’ont été possibles cette année qu’avec le consentement des autorités comoriennes. «Il arrive régulièrement que les Comores refusent de laisser revenir leurs ressortissants, cette année, nous avons eu de la chance», commente le préfet ». Contrairement aux discours incantatoires et soporifiques de Sambi, non suivis d’effets, les propos du préfet Hubert Derache rapportés ici, sont étayés par des actes concrets bienveillants de Sambi sur le terrain, puisqu’il se vérifie lors de chaque expulsion, que ce dernier et son gouvernement ne s’opposent aucunement aux déplacements forcés de Comoriens, par une administration étrangère, à l’intérieur du territoire comorien, et ce, en violation des articles de la Constitution comorienne et des résolutions des instances internationales. Et pour votre gouverne, je vous invite à lire ci-dessous attentivement, un article de l’AFP qui date de la sinistre période Jégo : « MORONI, 16 mai 2008 (AFP) – Le secrétaire d’état français à l’Outre-mer, Yves Jego, a révélé jeudi que le président comorien Sambi avait donné “son accord de principe” pour la reprise des rotation de deux bateaux en vue de reconduire les immigrés clandestins aux Comores. […]. A l’issue d’un dîner, Yves Jego à confié à l’AFP qu’il ne voyait pas de blocages dans la bonne marche des relations franco-comoriennes y compris dans le règlement des problèmes d’immigration clandestine des ressortissants comoriens vers Mayotte. Yves Jégo a précisé que les deux parties ont convenu qu’il fallait tarir les sources de l’immigration en attendant de gérér au mieux l’application des lois. […] Selon Yves Jégo « Pour nous les français, l’immigration est un gros problème ». Depuis la reprise des reconduites à la frontière le 1er mai 2008, près de 600 clandestins ont été renvoyés aux Comores par avion.

Internet est un bel outil, mais qui peut parfois se révéler d’une perversité redoutable. Tout en laissant le débat d’idées s’y instaurer sans entraves, en vertu du droit et de la liberté d’expression, il est du devoir de tout média, autant que faire se peut, de relever les inexactitudes afin de ne point induire en erreur les âmes les plus crédules.

Soilih Ali


sauvage976, Posté le vendredi 29 janvier 2010 09:52

c'est ça Mayotte,je me l'a-pet grave:http://www.youtube.com/watch?v=gNJ1A0o-B2Q


Said, Posté le vendredi 29 janvier 2010 08:04

Watwania , ce n'est pas une question d'opposition c'est tout simplement appliquer la constitution:
celle -ci vient d'etre modifiée comme tu l'as dit : mais le mandat de Sambi prend fin au mois de mai.
le mandat de 5 ans n'est pas rétroactif , c'est à dire que sambi élu pour 4 ans ne peut pas en plein mandat s'appliquer encore un an de plus.
Son mandat arrive à terme et il y aura une période transitoire de 1 an et la question devait etre à mon avis qui et comment assurer cette période intérimaire ( suivant la constitution ).

Je ne suis pas de l'opposition ni de la culte aveugle de Sambi;
A bientot


Watwania, Posté le vendredi 29 janvier 2010 06:25

La tournante n’a jamais été remise en cause. Il y a des gens qui n’ont rien compris jusqu'à maintenant la vraie volonté du chef de l’Etat. Les Moheliens auront leur tour. Les Comoriens ne sont pas confiance l'opposition. Une manifestation politique ne veut rien dire. Le manque d’argument à ceux qui se disent défenseurs de la tournate. Ils n’ont rien à dire. L’opposition sait pertinemment qu’il n’y aura pas de vote d’ici le mois de mai 2010. Nous venons d’adopter une nouvelle constitution. Alors pourquoi parler encore des accords de Fomboni. Il y avait une crise séparatiste, les deux con avaient signé cet accord en 2001 pour relancer le dialogue et permettre a l’ile d’Anjouan de revenir a la raison. Aujourd’hui, les temps ont bien changé. Vive Sambi vivi Union des Comores.


nouriati, Posté le vendredi 29 janvier 2010 06:06

J'ai un grand et utile conseil à donner à mes oncles et pères dirigeants de Mohéli.
-Au lieu de réclamer cette tournante tout de suite, et avoir le mpoids des opposants hyper affamés sur vos dos pour vous perturber et vous destabiliser sans parler des autres futurs opposants qui seront issus de la mouvance Sambienne actelle, et ne rien réussir qu'à justement toucher des salaires et des bons d'essence, je vous conseille vivement de négocier ce delai de la tournante par un super développement rapide et immédiat de votre île.
Sachez bien q'avec un plan de rattrapage de Mohéli, en ans on aurait reconstruit Mohéli en un petit paradis touristique
Il suffit que SAMBI donne cette île à ses amis de l'extérieur qui viendraient refaire cette île, en la rendant moderne avec des HLM, des rues et avenues, grand hôtels, piste d'aviation un grand port, construire la plus grande université ou le plus grand hopital des comores là-bas etc.. Si SAMBI accepte, ce serait mieux pour vous que ce poste de président tout de suite qui ne vous rapportera rien que des salaires et des voyages.
On vous laissera jamais trouver ce que vous pensez chers Mohéliens une fois acqui ce fauteuil de président.
Quand TAKI a été élu, les cadres de l'UNDC ont été mis àl'écart et d'autres sont venus tout sabotter et où est -il?


mwana, Posté le vendredi 29 janvier 2010 05:59

Une lettre à diffuser pour vos lecteurs
Mesdames et Messieurs les députés de l’Union des Comores,
Mesdames et Messieurs les conseillers des îles
Mesdames, Messieurs,

A partir de Janvier 2010, date d’investiture de la nouvelle assemblée nationale, jusqu’à Avril 2014, terme prévu de votre législature, vous êtes dépositaires de la légitimité démocratique. Parce que, vous êtes à ce titre comptables devant les citoyens de votre action législative et de contrôle du gouvernement, vous êtes tenus d’entendre et de faire entendre les desideratas et les cris de détresse du peuple qui vous a investi de sa confiance. Il m’apparait donc tout à fait naturel que les ressortissants Comoriens, où qu’il se trouvent, se tournent vers vous. Permettez-moi donc, Mesdames et Messieurs, d’attirer tout particulièrement votre honorable attention sur les dégâts nestimables et les effets dévastateurs que pourrait occasionner la concrétisation de l’idée du président A.A. Sambi de prolonger indûment son mandat, au mépris des principes et règles constitutionnels fondateurs de la tournante.

Un tel projet porterait non seulement atteinte à notre légalité constitutionnelle mais constituerait aussi une grave menace pour la cohésion et la stabilité d’une nation qui porte encore les stigmates du séparatisme Anjouanais. Le président Sambi devrait comprendre que le moment est venu de faire taire les divisions entre les îles pour se consacrer au développement et relever les défis de la pauvreté et de la bonne gouvernance qu‘il a été incapable de relever. Il ne sied quand même pas à un chef d’Etat de provoquer au nom de ses intérêts et privilèges personnels une partie de la population à la révolte ou une île à l’irrédentisme. Voudrait-il franchement qu’après lui et son piteux mandat, il n’y ait pas une vie dans notre pays?

Mesdames et Messieurs,

Il serait injuste que malgré le rôle de premier plan qu’elle a joué dans la gestion et le règlement de la crise séparatiste, l’île de Mohéli devienne le dindon d’une farce qu’on dirait inspirée par la partie de poker menteur que joue actuellement la République d’Iran face à la communauté internationale. Non, Mesdames et Messieurs les députés, Mohéli a aussi un droit inaliénable de donner l’un des siens à la tête du pays, au même titre que les îles d’Anjouan et de la Grande Comore, dans le respect de la présidence tournante. Le projet de prolongation du mandat présidentiel en cours constitue un test grandeur nature permettant d’apprécier la liberté et l’indépendance de l’assemblée nationale et des conseils des îles à l’égard du Président Sambi. C’est pour les élus de la majorité l’occasion de démentir si tôt et si haut la sale réputation que les conditions douteuses de leur élection ont faite à leurs nouvelles assemblées et à leurs propres personnalités, en prouvant que ces institutions parlementaires ne sont pas des chambres d’enregistrement et qu’ils ne sont pas eux-mêmes des béni-oui-oui.

Opposer une fin de non-recevoir à une initiative aussi abracadabrante est chose aisée et ne demande pas de forcer l’analyse en faisant des spéculations théoriques, tant le bien-fondé d’un allongement du mandat en cours est impossible à établir au regard des textes. C’est en effet peu dire que les arguments ponctuels ou généraux que voudraient
faire valoir les collaborateurs et autres courtisans du président à l’appui de son ambition sont construits sur du vide et ne sont pas convaincants.

D’abord, l’article 13 alinéa1 modifié (art.8 du projet de révision ) qui fixe le mandat présidentiel à cinq ans ne peut pas avoir d’effet rétroactif. Il serait bien entendu absurde de prétendre l’appliquer à un mandat qui court depuis presque déjà quatre ans et dont on est à trois mois de la fin. En vertu du principe de non-rétroactivité de la loi,
qui est un principe général de droit commun aux nations civilisées, l’article 8 ne peut prendre effet qu’à compter de Mai 2010, point de départ de la prochaine tournante.

Ensuite, force est de reconnaître qu’il n’est ni dans la lettre ni dans l’esprit de l’article 21 du titre X relatif aux dispositions transitoires, ou de la constitution dans son ensemble, de proroger le mandat présidentiel en cours. Motivée seulement par la nécessité d’une harmonisation des élections des exécutifs de l’union et des îles, l’habilitation donnée au congrès n’a pour objet que la fixation de la date desdites élections. Autant l’article 21 permet au congrès de différer si nécessaire les élections présidentielles aux fins de leur organisation à la même date que celles des gouverneurs, autant l’arrivée à échéance du mandat du Président Sambi entraîne trois conséquences majeures qui interfèrent dans les modalités d’application de cet article 21:

Premièrement, le report de l’élection présidentielle ne signifie pas prolongation du mandat du président Sambi. Il ouvrira plutôt une période intérimaire à compter du 20 Mai 2010, date de son expiration. Il est de règle dans les cas de vacance, d’empêchement définitif ou de démission du Président(art.14 de la constitution) et des gouverneurs( art.7-2 de la constitution) que l’intérim ne peut durer que quarante cinq(45) jours. Ce délai raisonnable qui me conduit à fixer le terme de l’intérim au 4 Juillet 2010, permet de s’assurer de l’organisation matérielle des opérations
électorales.

Deuxièmement, la constitution restant muette sur le choix du président par intérim, le congrès est placé devant une alternative: Soit laisser le titulaire actuel du poste assurer l’intérim, soit désigner un remplaçant parmi l’une des hautes personnalités de l’Etat.

Troisièmement, l’intérimaire quel qu’il soit n’étant pas un président de plein exercice, ses compétences sont en principe et par tradition réduites à l’expédition des affaires courantes, y compris la direction diligente des préparatifs électoraux.

Mesdames et Messieurs,

Ironie de l’histoire, la loi référendaire de juin 2009 dont on sait que l’unique motivation était la constitution d’artifices dilatoires et superfétatoires pour se maintenir au pouvoir, ne laisse aucune marge de manoeuvre juridique au président pour proroger son mandat. Il devra à la rigueur prendre congé de « Beit-Salam » au plus tard le 4 juillet 2010, en cas d’intérim. Le travail titanesque et coûteux entrepris par le président et ses thuriféraires, depuis le référendum constitutionnel jusqu’aux dernières élections législatives et des conseils des îles, c‘est donc peine perdue, la montagne n’ayant accouché que d’une souris. De cette analyse, vous pouvez tirer, Mesdames et Messieurs une volonté de résistance pour faire face à la tentation d’un président qui a pris goût aux honneurs et n’aime guère y renoncer, malgré un échec cuisant incomparable sur toute la ligne. Vous y puiserez aussi des arguments juridiques permettant de casser ses prétentions despotiques dignes d’un « hadjotelislam» chiite.

Vous n’avez plus rien à craindre pour votre existence, le président n’ayant pas le pouvoir constitutionnel de dissoudre l’assemblée nationale en cette première année de législature. Dès lors qu’A.A.Sambi n’est pas onstitutionnellement autorisé à jouer les prolongations, votre intérêt est de l’amener à jeter l’éponge en organisant les élections à la date initialement prévue ou,au plus tard le 4 juillet 2010, en cas d’intérim.

Si, au contraire, la majorité persistait dans sa volonté de passer en force, il y aurait péril en la demeure. Elle prendrait solidairement avec le président A. Sambi la lourde responsabilité de plonger le pays dans un vide juridique et une crise politique propices à tous les dangers. En passant outre toutes les interdictions, elle dministrerait surtout la preuve de son immaturité politique et justifierait le refus de l’opinion d’accorder aux députés et conseillers de la génération Sambi le bénéfice du doute, eu égard aux moyens excessivement illégaux utilisés pour les faire élire à n’importe quel prix.

A mon sens, un tel contexte justifierait tout acte de désobéissance civile émanant du peuple ou des pouvoirs publics. Après tout, face à un coup d’état constitutionnel, nul ne serait tenu d’obéir à un ordre manifestement illégal venant d’une autorité illégitime. Au contraire, la communauté internationale devrait, à titre de garant
crédible de la réconciliation nationale, aider les forces légalistes à restaurer à tout prix l’ordre républicain en mettant Sambi et sa majorité putchiste hors d’état de nuire, tout comme elle l’avait déjà fait avec succès contre le gouvernement de fait de Mohamed Bacar dans l‘île d‘Anjouan.

Gardez bien à l’esprit, Mesdames et Messieurs les députés et conseillers des îles, que dans l’esprit de notre constitution et sa logique fédérale, les élus de Mohéli ont la faculté de se constituer en minorité de blocage susceptible de paralyser le fonctionnement de l’assemblée nationale, du congrès et, par ricochet , des pouvoirs
publics dans leur ensemble. Ils peuvent aussi, nonobstant les sanctions judiciaires dont-ils seraient passibles à titre de fauteurs de troubles ou de haute trahison demander l’invalidation de ce qu’il convient d’appeler la loi de la discorde.

Rappelez-vous cette expression de Tocqueville évoquant dans son ouvrage « De la démocratie en Amérique», le « règne tranquille de la majorité». Croyez-vous sincèrement qu’on puisse instaurer l’ordre et maintenir la paix civile dans un pays où la majorité ne daigne pas respecter les droits des minorités, et à plus forte raison, les droits de toute une île, si petite soit-elle? Cette loi du plus fort que A.A.Sambi donne la fâcheuse impression de confondre avec la loi de la majorité, est pourtant devenue le thème de prédilection de ses derniers discours. Quelle drôle de conception a le président Sambi de la démocratie! Certains se souviendront peut-être du mot prémonitoire du doyen du barreau, Me Ali Abdou El Aniou qui, à l’occasion d’une audience à la cour constitutionnelle, saisie d’une requête aux fins d’une annulation du projet de révision constitutionnelle, mettait déjà en garde contre « le chaos » dans lequel la nouvelle constitution allait jeter le pays. A bon entendeur Salut.

Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à cette lettre, je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs les députés, en l’assurance de ma haute considération.

Paris, le 28 Janvier 2010

Youssouf Boina

Diplômé de droit public: univ. de Paris 1-Sorbonne (1993)
Diplômé de sciences politiques: univ. de de Paris 11 (1992)
Conseiller juridique - Cour constitutionnelle (2007-09)
Secrétaire général - Ministère des transports (1998-99)
Secrétaire général - Ministère de l’ équipement (1997-98)
Directeur général de la francophonie (1996-janv.97)
Conseiller juridique - Présidence (1995-96)

Koimbani Oichili Comores


mohamed Islam, Posté le vendredi 29 janvier 2010 05:54

L'opposition ne peut pas se taire car cette désinformation anticipant le congrès des élus, est leur seul moyen d'empêcher SAMBI de gouvener un jour de plus. L'opposition , prend le risque de soutenir Mohéli dans l'espoir que les futur président issue de ctte île accepte de partager lesq sièges dans le nouveau pouvoir Mohélien.
Mon avis, chers lecteurs, je pense qu'il vaut mieux empêcher Monsieur SAMBI par les manifetatations dans les rues que d'utiliser la méthode CHUMA qui a vu TAKI se faire assassiner .Il serait souhaitable que notre Grand USTADH, soit vivant pour reprendre un jour ses Darassa, dans les Madjilissi, lou pourquoi pas devenir Président de la haute cour constitutioonelle, ganad des lois comme on le fait là-bas à Paris avec les anciens chefs d'état, je veux dire là où sont Chirac et Giscard.pr exemple. On a suffisamment tué des présidents aux comores. Cela suffit. Epargnons SAMBI, qui va rejoindre AZALI, pour former le club. Chers députés et conseillers, ne votez pas une loi qui va causer la


opposant, Posté le vendredi 29 janvier 2010 03:37

Je suis un opposant a l'opposition. Il faudrait tuer tous ces opposants cons!


mwalienmouvementoualarret, Posté le vendredi 29 janvier 2010 03:28

Alors les mwaliens ou etes vous? Cacher vous, parce qu'on va vous taper ici a moroni si vous ne voulez pas que Sambi reste. La population veut sambi, 83,3% aux elections. C'est sans appel


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