Alertée par deux missions comoriennes séparées qui se sont rendues à Addis Abeba, l'une de la mouvance présidentielle et l'autre de l'opposition, l'Union africaine a estimé devoir dépêcher, non plus son émissaire habituel Francisco Madeira — qui fait partie de la délégation-, mais le patron du département.
Il faut intégrer que les personnalités de ce niveau ne se déplacent pas pour des broutilles et que si M. Lamamra est dans nos murs c'est que certains milieux sont “préoccupés” comme on dit par la situation dans le pays.
Mais contrairement à ce qu'on dit ici et là, l'autorité de l'UA ne vient “pas distribuer du pouvoir à certains et d'en prendre aux autres” pour reprendre l'expression d'un député comorien. Telle n'est pas la mission de l'organisation.
M. Lamamra est là pour s'assurer que les Comoriens prennent des décisions qui ne risquent pas à terme de menacer la paix et la stabilité tant il est vrai l'organisation a démontré par des actes forts son attachement à la paix dans nos îles.
Il faut donc espérer que les Comoriens de la mouvance, de l'opposition, de Mohéli sauront dépasser les positions de principe et proposer des alternatives acceptables de part et d'autres pour sortir de l'impasse.
“Nous espérons que nous partirons (des Comores, ndlr) avec l'assurance que les choses évolueront pour le meilleur” a déclaré à sa descente d'avion le haut responsable d'origine algérienne en présence du ministre Ahmed Ben Saïd Jaffar qui l'a accueilli à Hahaya, évoquant son souhait “d'encourager les dynamiques positives pour la stabilité...”
Il devait rencontrer le même jour le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi au palais de Beit Salam.
Jusqu'ici deux thèses s'affrontent pour ainsi dire. Le Gouvernement fait prévaloir la loi en se référant au referendum constitutionnel qui a validé le passage du mandat présidentiel de 4 à 5 ans et à la décision du congrès des élus comoriens de fixer en toute souveraineté les élections en novembre 2011. Ils brandissent les coûts insurmontables des élections chaque année dans l'un des pays les plus pauvres du monde.
De son coté, l'opposition tente de sensibiliser l'organisation panafricaine sur ce qu'elle considère comme “une violation” de l'accord de Fomboni d'une part et de la constitution d'autre part en insistant notamment sur le fait que le mandat de cinq ans validé par le dernier referendum devait commencer avec le prochain président et non l'actuel en vertu du principe de non réactivité de la loi. Au même moment, certains leaders moheliens ne veulent rien entendre. Pour eux la tournante doit tourner en mai 2010.
Il est clair que si chaque partie devait camper sur ses positions, le commissaire Lamamran ne pourra pas nous aider. Il peut seulement aider les acteurs à discuter pour autant qu'ils acceptent le principe de rechercher un compromis, c'est- à-dire de négocier.
Or comme, chacun sait, négocier implique qu'on accepte le principe d'évoluer dans ses postions de principe, Il faut espérer surtout que les uns et les autres n'oublieront pas qu'ils ont en face eux le dernier rempart et que le droit à l'erreur à ce niveau là n'est pas permis.
ALI MOINDJIE
Source : Albalad n° 230du O9-O4-1O







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une maoraise , Posté le dimanche 11 avril 2010 04:56
ah vous serieux , vous etes grave ... sambi au pourboir lol