Il s'agit de pourvoir au remplacement du consul honoraire Stéphane Salord, « débarqué », selon une source bien informée du Consulat honoraire des Comores à Marseille. La désignation de ce Français (et Aixois) a été ressentie comme un camouflet par une majorité de Comoriens, dénonçant une « mise sous tutelle et un retour à la colonisation ».
Leur communauté, très soudée, compte 70 000 membres rien qu'à Marseille, la plus grande ville comorienne du monde, devant Moroni (61 000 habitants), la capitale de l'Union des Comores.
Jusqu'au début des années 90, le nombre de Comoriens sur le département des Bouches-du-Rhône a été largement sous-estimé par l'autorité préfectorale, « pas plus de quelques milliers » selon elle, alors que les associations du secteur social en dénombraient « plus de 20 000 »... rien que sur Marseille !
Discrète, presque effacée dans la vie politique marseillaise, cette population ne semble guère intéresser les responsables de la ville, sinon que pour son vote communautaire, très discipliné. Selon Rue 89, « en pleine période électorale, Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, avait annoncé, kofia (chapeau traditionnel) sur la tête, qu'il mettait un local à disposition de la communauté pour ouvrir un consulat honoraire."
Un consulat que le président de la Chambre de commerce franco-comorienne, Saïd Ahamada, souhaite aujourd'hui « général » et pas simplement « honoraire ». Les Comoriens veulent voler de leurs propres ailes.
À l'occasion de son bref séjour dans la métropole phocéenne, Monsieur l'ambassadeur Abdallah Mirghane rencontrera aussi les familles marseillaises des victimes du crash de l' A 310. En juin 2009, un Airbus A 310 de la compagnie Yemenia Airway s'écrasait au large des Comores, faisant 153 victimes (une adolescente rescapée). C'est tout Marseille qui s'était senti concerné par cette tragédie, une grande partie des victimes (61) étant originaires de la ville. À cette époque, la communauté comorienne avait incriminé la compagnie Yemenia, mais la série noire qui frappe Airbus et surtout les premiers résultats de l'enquête sur le crash de l'A 310 (une procédure pénale est toujours en cours à Paris) incitent à la prudence dans les conclusions. Un certain nombre de voix se font entendre aujourd'hui pour la réouverture du comptoir Yemenia à l'aéroport de Marseille-Provence.
Source : mediapart.fr







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Swalow, Posté le vendredi 14 mai 2010 06:54
Bonjour mes frères et soeurs franco-comoriens de Marseille.
Il est incontestable que les franco-comoriens de Marseille ont besoin d'être représentés dans cette société où ils contribuent, qu'on le veuille ou non, à son développement socioculturel et économique.
Cependant, il est indispensable de réfléchir au préalable qui peut prétendre à cette fonction qui demande à la fois: Honnêteté, compétences techniques (gestion de personnel, comptabilité , aptitudes aux affaires internationales et une certaine culture politique)... un sens de la rigueur, recherche de fonds de fonctionnement, ouverture d'esprit, sens de l'intérêt général, connaissance du terrain et des problématiques des familles franco-comoriennes en générale et celles de Marseille... bref la liste pourrait être longue...
C'est pour dire que la fonction de consul est d'autant plus importante qu'elle représente, comme l'ambassade, non seulement un Etat mais aussi la voix de ses compatriote à l'étranger. Hormis les taches administratives liées à l'état civil et autres, le consul doit être à l'écoute et défendre les intérêts de ses compatriotes.
Par conséquent, j'invite mes amis, frères et soeurs marseillais éclairés et instruits de mieux choisir les candidats qui seront à même de répondre à ces critères et éviter les influences de la notabilité et des partis politiques locaux et se concentrer essentiellement sur les qualités et les compétences du prétendant consul.
Pour être précis, un consul ne doit pas être un parachuté, même s'il est d'origine comorienne, ni de l'UMP, ni du PS, ni d'aucun parti que ce soit. Il doit être impartial et gérer les affaires de l'ensemble de la communaunté quelques soient les origines politiques de ses membres.
Pour finir sur ce point, l'indépendance financière est le seul garant de de la liberté totale, d'expression et de choix politique.
Important ! j'invite également mes amis frères et soeurs franco-comoriens de Marseille et d'ailleurs qui aspirent essentiellement à l'intérêt individuel, qui ont des ambitions personnels qui n'ont rien avoir avec cette fonction, d'aller créer plutôt une entreprise de consultant ou administrateur...les idées ne manquent pas... afin d'évoluer vers des voies privées beaucoup plus onéreuses que le public.
Enfin, je serais heureux si ce message parvenait à mes compatriotes franco-comoriens marseillais afin qu'ils sachent que nous veillons à ce qui se passe chez eux car nous les aimons et voudrions que cette communauté soit respectée dans les institutions.
A bientôt
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