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Q : Excellence Monsieur le Commissaire, quelles sont les raisons de cette rencontre ?
Les raisons de cette rencontre, c'est que au moment où je termine cette mission, il est normal que je puisse entretenir le Chef de l'Etat de ce qui était engagé pendant ces quarante huit heures, ce que nous croyons avoir réalisé comme avancées et surtout ce que nous allons encore réaliser dans l'avenir immédiat.
Vous savez certainement que nous avons terminé la soirée d'hier par une réunion d'information à laquelle ont participé les quatre délégations comoriennes, celle de l'Union et celles des trois îles en même temps que la Communauté internationale et je pus pouvoir dire que l'idée était de marquer le passage pour notre travail d'une phase de facilitation à une phase de médiation.
Les délégations sont maintenant informées de ce que la Communauté internationale va élaborer très rapidement une proposition complète qui sera soumise en l'espace de quelques jours aux quatre délégations qui auront elles aussi quelques jours pour l'examiner, procéder aux consultations appropriées et apporter des réponses.
J'ajouterai que notre v½u à nous communauté internationale, est de parvenir à dégager un accord sur notre proposition d'ici le 15 juin. Il s'agit donc de question de jours et non pas de semaines considérant que la situation d'incertitude, d'interrogation est d'une situation préjudiciable aux intérêts supérieurs du pays dans la mesure où la communauté économique et financière internationale a commencé à s'intéresser de très prés au pays et a commencé à consentir des investissements et des avantages et que la stabilité politique qui est l'approfondissement du processus démocratique sont des éléments essentiels dans certains engagements de la communauté internationale en faveur du développement des Comores.
Il nous faut donc consolider cette confiance en favorisant l'apaisement, en construisant les bases sur lesquelles non seulement, nous parviendrons à sortir des difficultés institutionnelles rencontrées par le pays, et de nous permettre d'aider les Comoriens en réalité, tout en consolidant l'unité tout en renforçant l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays. Nous pensons qu'ils pourront même faire donner un exemple en matière de pratique démocratique pluraliste.
C'est notre souhait, c'est également notre volonté de travailler avec tous les comoriens dans cette direction. Je peux dire que pour notre part, nous avons le même sentiment que nous avons la confiance de toutes les parties, nous avons le même sentiment que les institutions de l'Etat qui ont les prérogatives constitutionnelles, soutiennent également notre action. C'est le cas de SEM le Président de l'Union, c'est aussi le cas de la Cour Constitutionnelle que nous tenons informée de nos efforts et auprès de laquelle, nous n'hésiterons pas à solliciter des conseils pour pouvoir nous inscrire résolument dans le cadre de la légalité comorienne.
Q : Est-ce qu'on peut avoir une idée de la proposition qui sera soumise à toutes les parties ?
Vous nous donnez l'occasion de vous dire nous amis de la presse, que vous devez nous aider à travailler à l'apaisement de c½ur, à travailler à unifier la raison pour faire en sorte qu'ensemble, les comoriens puissent retrouver la voie de la convivialité, de l'harmonie et la voie de la compréhension et du respect mutuels.
Nous ne souhaitons pas que la presse précède l'événement, nous ne souhaitons pas que la presse interprète par ce que nous rentrons dans une période délicate où nous avons besoin véritablement qu'il n y ait pas des malentendus, qu'il n y ait pas des rumeurs, qu'il n y ait pas de points d'interrogations sur les intentions des uns et des autres. C'est pour ça que nous respectons et nous soutenons votre rôle de devoir d'informer, autant nous souhaitons que vous nous laissiez traiter directement avec les parties pour faire en sorte que les consultations et les négociations se passent dans une atmosphère d'apaisement, une atmosphère sereine, une atmosphère constructive.
Q : Peut-on être optimiste compte tenu des positions des uns et des autres ?
Nous pensons que toutes les institutions, toutes les parties politiques attendent avec beaucoup d'intérêt la proposition que la communauté internationale leur soumettra dans les prochains jours, nous espérons que les réactions seront tout à fait encourageantes. Il y a un esprit de responsabilité et une volonté d'aboutir à des solutions de compromis qui feront en sorte qu'au bout du compte, que les Comores sortiront renforcées, sortiront gagnantes de cette situation.
Q : Et en cas de refus des uns et des autres, quelle sera la réaction de l'Union Africaine ?
Disons que je refuse par principe de concevoir qu'il y ait un refus par ce que nous considérons que toutes les parties sont responsables et nous considérons aussi que quand il faut dégager un consensus aucune partie ne s'attend à ce que sa proposition soit prise en charge à cent pour cent. Chacun doit pouvoir faire preuve de flexibilité et l'esprit qui doit prévaloir, doit être l'esprit de rapprochement, d'entente, et de compromis.
Néanmoins, nous sommes maintenant dans une situation où nous devons présenter un rapport au Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine et le Conseil prendra des dispositions et fera lui-même le rapport au prochain sommet de l'Union Africaine.
Donc juin et juillet seront des périodes pendant lesquelles, les instances supérieures de l'Union Africaine seront saisies de nos efforts et aussi des résultats de nos efforts et ces instances ont parfaitement le droit de prendre des mesures qu'elles croient appropriées en fonction des réactions des uns et des autres.
Q : Et d'ici là, que faudra t il faire ?
Du travail, du travail et encore du travail.
source : Beit Salam







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