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C’est une condition sine qua non pour une stabilité durable des Comores

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COMORES : 35 ans d'indépendance. Un Etat encore en construction

Plusieurs témoins rapportent que le sort de l'indépendance des Comores s'est joué le 3 juillet 1975 dans le bureau du premier ministre français Jacques Chirac Le président du conseil de gouvernement Ahmed Abdallah, y débarque en provenance de Bruxelles, où il a plaidé la cause des Comores auprès de la Cee II est furieux car la loi votée par l'assemblée nationale française ne se contente pas de tirer les conclusions du fait que plus de 90% des Comoriens se sont prononcés pour l'indépendance de leur pays lors de la consultation du 22 décembre 1974.Elle prévoit que la France n'accorderait l'indépendance à I' archipel dans son ensemble que si les Comoriens réussissent à élaborer une constitution et a la faire adopter île par île Les thèses du Mouvement populaire mahorais (Mpm) venaient de l'emporter. Dès lors, il suffisait que les Maorais, même s'ils se disent disponibles pour entrer dans le Comité constitutionnel, refusent toute discussion pour obtenir la sécession.
I. Une indépendance unilatérale
Comme pour son mentor Saïd Mohamed Cheikh, dix ans auparavant Ahmed Abdallah se sent humilié par l'Etat français. Il avait d'abord demandé à parler au président de la République, mais celui-ci est absent. Il déverse donc sa colère contre Jacques Chirac. Il finit par lui dire qu'il rentrait aux Comores pour déclarer l'indépendance d'une manière unilatérale. Le premier ministre français ne le prend pas au sérieux et croit, sans doute, qu'il s'agit encore une fois d'un de ces coups de bluff dont les dirigeants comoriens ont habitué les dirigeants français depuis l'autonomie interne.
Revenu à Moroni, Ahmed Abdallah consulte les principaux leaders politiques et n'a pas de mal à les convaincre de prendre l'indépendance, d'autant que c'est lui qui freine les indépendantistes depuis 1973. Toute la journée du 5 juillet, c'est dans sa résidence qu'il prépare les modalités de la déclaration unilatérale d'indépendance. A aucun moment, il ne s'arrête sur le fait que depuis quelques mois les cinq élus maorais ne siègent plus à la chambre des députés et qu'ils risquent de ne pas être présents lors de la proclamation de l'indépendance. Et comme le dit Ali Swalihi dans un discours célèbre, le président du conseil du gouvernement, dans la situation d'autonomie interne élargie (loi de 1968) a des moyens de coercition. Pourtant, il ne renforce pas la présence de I 'Etat dans l'île “rebelle', au moment où il va proclamer l'indépendance. Même le député de Mohéli, Mohamed Hassanaly, hésitant au moment du vote, prend la parole pour dire qu'il est pour l'indépendance mais constate que « l'unité nationale est menacée ».
Ainsi, le 6 juillet 1975, le président de la chambre des députés, Ahmed Dahalani, ouvre la séance par un discours dans lequel il affirme : ” Il est temps que nous donnions au peuple une patrie et aux Comoriens une nationalité.” Il soumet ensuite la question de l'indépendance au vote et recueille sous la pression de la foule l'unanimité des présents. Comme prévu, les députés maorais ne se sont pas sentis concernés par I événement et ne sont pas venus.
1e 8 juillet par la voix de Marcel Henry, les Maorais déclarent que les lois françaises continuent â s'appliquer dans leur île, ce que l'indépendance comorienne n'a aucun effet sur Mayotte. Et le nouvel Etat n'a alois aucune réaction.
Le 9 juillet, le conseil des ministres français consacre cette partition en reconnaissant l'indépendance de la Grande-Comore, d'Anjouan et de Mohéli et en affirmait que les lois françaises continuent à s'appliquer à Mayotte. Le président Abdallah déclare alors qu'il va saisir les instances internationales.
La chronologie est claire. La proclamation d'une manière unilatérale de l'indépendance s'accompagne immédiatement de la sécession de Mayotte et les révolutionnaires du 3 août ne font qu'une tentative de réparation qui échoue par excès de confiance.
2. Le long chemin de la liberté
Aujourd'hui, l'indépendance des Comores passe auprès des nostalgiques de la colonisation comme un événement non préparé et pour eux cette non préparation doit expliquer les errements politico-économiques actuels. La soudaineté de la déclaration d'indépendance a également pu laisser cette impression. Or, si on analyse les faits, on voit que Français et Comoriens laissent I 'impression de se préparer à cette échéance pendant toute la deuxième moitie du XXe siècle.
En effet, dés la fin de la seconde guerre mondiale, les Comores font partie des pays pour lesquels la Fiance s'est engagée auprès de l'Onu à préparer l'émancipation. Et pour cela, chaque année, elle envoie un rapport à cette organisation internationale pour montrer les avancées dans ce domaine. De plus, un des arguments qui a conduit au report de l'indépendance comorienne en 1960, était que les Comores n'étaient pas encore prêtes et avaient besoin de quelques années et que l'autonomie interne serait une école de l'indépendance. C'est aussi, précisément, au début des années 1960 que des Comoriens installés à Dar es Salam fondent le premier parti indépendantiste : le Mouvement de libération nationale des Comores (Molinaco).
Peu de temps après, Abdou Bakari Boina en prend le contrôle et lui donne une véritable direction. Il sillonne les réunions et congrès internationaux pour dénoncer la colonisation française. La radio du parti émet jusqu'aux Comores, analyse et critique chaque action des autorités coloniales ou locales, se livrant ainsi à un véritable harcèlement. Le Molinaco réussit même à faire entrer des militants et des instruments de propagande dans l'archipel. Mais, à l'intérieur du pays, les autorités empêchent même que le mot “indépendance” soit prononcé.
Pourtant, à la mort du président Cheikh, les jeunes engagés dans les partis reconnus sur place affichent leur volonté de sortir les Comores de l'empire colonial français. La venue du premier ministre français F. Messmer, le 29 janvier 1972 à Moroni, va être l'événement catalyseur. Les indépendantistes, qui sont alors minoritaires l'accueillent au cri « Mkolo Nalawe » (Abas le colonialisme). Un mois après le départ du ministre français, le principal parti d'opposition, le Rassemblement démocratique du peuple comorien (Rdpc) de Mouzaoir Abdallah franchit le pas et rend publique une motion demandant l'indépendance des Comores. Il est suivi deux semaines plus tard par le parti social-démocrate des Comores.
Le président du Conseil du gouvernement, Saïd Ibrahim, ne comprend pas les aspirations de la jeunesse et continue de répéter un slogan qui a déjà près de quinze ans : il ne peut y avoir d'indépendance politique sans développement économique. Mais, comme ses prédécesseurs, il ne montre pas le chemin pour parvenir à une autonomie économique, alors qu'avec Saïd Mohamed Cheikh, Ahmed Abdallah et Mohamed Ahmed, ils sont, à divers postes, les interlocuteurs privilégiés des autorités coloniales. En juin 1972, il cet renversé par un regroupement entre le Rdpc et le Parti Vert, dirigé alors par Ahmed Abdallah, converti aux vertus de l'indépendance. Cette nouvelle coalition remporte les élections du 3 décembre 1972 et Ahmed Abdallah est porté à la présidence du conseil de gouvernement avec pour mission de négocier l'indépendance avec la France “dans I 'amitié et la coopération”.
Dès le mois de janvier le nouveau président comorien entre dans des négociations avec l'Etat français qui aboutissent aux “Accorda du 15 juin 1973”. La France accepte le principe d'une indépendance des Comores, au plus tard en 1978. Lors des élections présidentielles françaises de mai 1974, les deux candidats arrivés au deuxième tour (F. Mitterrand et V. Giscard d'Estaing) annoncent un referendum d'autodétermination dès juin 1974.
Mais contrairement à ce qui continue d'être véhiculé, par ignorance ou à dessein, ce n'est pas un referendum d'autodétermination qui a été décidé pour les Comoriens, comme ce fut le cas pour les pays africains en 1960, mais une consultation. Elle eut lieu le 22 décembre 1974. L'Etat français s'est réservé le droit d'interpréter, comme il l'entend, le résultat de la consultation et c'est cela qui lui permet de prendre en compte séparément le vote des Mahorais.

Mahmoud Ibrahim (historien et collaborateur d'al-watwan)
Source : Al-watwan n° 1587 du mardi 13 juillet 10
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#Posté le mercredi 14 juillet 2010 12:50

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trawalammagi, Posté le vendredi 16 juillet 2010 10:57

A Message , vas dire à tes maitres les francais et ils te diront que c'est grâce à l'immagration que la France est devenu grande. Et trouves nous autres choses d'intérréssants et une fois que est dilué dans la république francaise, vous aurez que vos claviers pour raller et baver. trawa le bio.


trawalammagi, Posté le vendredi 16 juillet 2010 10:46

Ecoutes Messager, on a jamais demandé à la France de venir taper la porte chez nous , mais elle a défoncé un porte. Ecoutes toi Message, être francais ca se mérite et du sang doit être coulée et nos papis ont coulé ce sang pour libérer cette France et la maouré lui a fait quoi ? Mais Message ne t'inquiétes pas , nous allons venir vous chier l`-bas à Mayotte , mais on attend d'abord que les lois francaises fassent le ménage et Trawa te dira en face qu'il est trawa et qu'il t'emmerde.


Méssager, Posté le vendredi 16 juillet 2010 07:43

il faut savoir retourner chez sois mourir en paix au lieu d'immigrés pour toujours,MTRAMADZI.mOI JE VEUX QUE TU ACCEPTES QUE VOUS SOUFFREZ CHEZ VOUS AUX COMORES C'EST POUR CELA QUE VOUS FUYEZ VOS SALES ILES.


trawalammagi, Posté le vendredi 16 juillet 2010 04:44

Et tu crois que la France et l'angleterre avaient colonisé comment les autres pays? c'est grâce à l'immigration ce que les autres appelent souvent l'immigration internationale des populations. Et tu crois que les britaniques qui se trouvent éparpiller partout en australie , aux USA y compris les francais et les autres européens, ont fait comment ? ILS ONT AUSSI IMMIGRE POUR FUIR UN MISERE. C'est bien méssager et Trawalammagi le bio-ß ton représentant sur Terre va t'accompagner avec tes méssages. Toi Messager , avant de lacher une méssage , jettes au moins un coup d'oeil sur les théories et va encore réviser la théorie sur l'immigration internationale . Tu sais toi Méssager que si ca continue comme ca avec tes mensonges, on va nous lyncher vivants surtout moi qui te représente .Heyyy toi Méssager, tu viens d'où ? Ton représentant sur Terre ,Trawalammagi le bio-ß


Méssager, Posté le vendredi 16 juillet 2010 01:05

TRAWA il faut savoir retourner chez sois un jour,ce n'est pas le cas pour vous les comoriens,tellement vous souffrez chez vous,une fois immigré à Mayotte ou en France métropolitaine vous n'avez plus envie de retourner chez vous, finir votre vie.Mtramadzi répond moi c'est vrais ce que je raconte ou pas?N'est pas honte de me dire la vérité.Jamais vous retournerez chez vous,nunca,nunca,jamas,jamas.Hypocrites que vous êtes.


s-amed976, Posté le jeudi 15 juillet 2010 16:13

oui mai pas des clandos puske vous etes des clandos chez nous sans papier mhahahaah trawalamtramadzi le bio de -ß (bite)


trawalammagi, Posté le jeudi 15 juillet 2010 10:52

Ecoutes, on ne peut pas empêcher quelqu'un de venir chez l'autre et les francais immigrent aussi en Angleterre pour fuir une misère en France non ?


s-amed976, Posté le jeudi 15 juillet 2010 09:56

toi trawalamadzi le bio de-ß(bite) tu dit que vous etes fiert de votre indepandate et pourtant vous resté pas chez vous la ba aux comores tous les jours tes frére et soeurs prand tjr des kwassa pour venir chez nous cherché des meilleur vie et c koi votre fiérté héin?? vous etes drole vous mhahahahaahahahhahah ons vous encule bandes des salop clando


trawalammagi, Posté le jeudi 15 juillet 2010 06:59

Ecoutes toi jungle Wallace , prersque les iles de l'océan indien sont indépendantes et ils ne regrettent pas leurs indépendances et peut être que chez nous aux Comores , ce sont les gestions catastrophiques des pouvoirs de mandats qui font que certains laissent échapper des colères. Je te rappele que l'Ile Maurice, les Seyschelles, les Maldives , Madagascar sont aussi indépendants et même s'ils ont leurs problèmes à eux, ils sont fiers de leur indépendance et peut être que chez nous,nos pouvoiristes de mandats ont beaucoup misé sur l'Etat de providence et au mépris du pouvoir de marché et ca traine toujours notre compétitivité dans la boue et le sous-développement ne nous lache pas toujours et les autres croient toujours que ce sont les élections , les bonnes institutions et une opposition qui perd encore des élus , qui peuvent encore nous sortir de l'auberge et les maourés aussi sont convaincus qu'un vrai département peut aider al Jazirat al Mawett à se développer. Tiens, tiens, et ces fameux départements métropolitains qui souffrent avec le mal de développement sont ils des faux départements ?Et qu'est ce que t'en penses toi jungle Wallace ? Trawalammagi le bio-ß. On dirait que ce nouveau logo tient toujours en attendant que les OGM Trawa me le piquent.


Wallace, Posté le jeudi 15 juillet 2010 03:17

Ahmed Abdallah VOUS A BAISé A FONNNNNDD : OH LE SALOOOOPPP; IL VOUS A NIKE AVC CETTE INDEPENDANCE QUI IL A DECIDER TOUT SEUL, ET VOUS COMME DES MOUTONS VOUS AVEZ DI OUIIIIIIII.

MAINTENEANT VOUS N AVEZ PA D OTRE CHOIX QUE DE FAIRE SEMBLANT D AIMER L INDEPANDANCE AU DEPEND DE VOS VIEE:


mpénou, Posté le mercredi 14 juillet 2010 16:53

Quelle histoire?


mohamed, Posté le mercredi 14 juillet 2010 16:10

Recit historique DES COMORES
Recit historique DES COMORES
Le 15 Juin 1973 furent signés à Paris les accords entre les autorités comoriennes autochtones représentées par sont président du conseil du gouvernement AHMED ABDALLAH ABDEREMANE et le gouvernement français représenté par le Ministre du DOM TOM Bernard STASI (sous gouvernement MESMER) qui a signé au nom du président POMPIDOU. Les dits accords portaient sur l'autodétermination des Comores dans les cinq années à venir tout en précisant que le scrutin sera considéré globalement pour les 4 îles. Entre-temps, le président Pompidou est décédé le 02 avril 1974. Une période intérimaire de la présidence française est assurée par Monsieur Alain POHER du 02/04/1974 au 27 mai 1974 date à laquelle est investi le nouveau président Valéry Giscard D'ESTAING qui a nommé Jacques CHIRAC premier ministre. Sous le gouvernement CHIRAC, Monsieur Olivier STIRN alors secrétaire d'Etat chargé des DOM TOM (de 1974 à1978) fut chargé de négocier l'indépendance des Comores (en 1975) puis celle de DJIBOUTI en 1977.Il devient par la suite secrétaire d'Etat aux affaires étrangères en 1978. C'était lui qu'un jour du 26 Août 1974, au sujet de Mayotte, a déclaré au journal « Le monde » du 28 Août 1974 dans sa page 3, que La France n'a pas vocation à séparer ni à diviser le peuple comorien.

Le 22 Décembre 1974, la consultation d'autodétermination des Comores fut faite avec des bulletins de vote comportant l'intitulé « Consultation des populations comoriennes ». 159540 personnes sont inscrites aux listes des votants sur l'ensemble des 4 îles où le «oui» à l'indépendance l'a emporté à 96%, soit par 153158 personnes. On pouvait compter 12590 votants sur 17976 inscrits à Mayotte où le «non» à l'indépendance l'a emporté à 65% soit par 8163 votants mahorais. Entre le gouvernement MESMER sous POMPIDOU où Bernard STASI a signé les accords du 15 juin 1973 et le gouvernement CHIRAC sous Valéry Giscard D'ESTAING où Olivier STIRN a du renégocier l'indépendance des Comores, des changements importants que l'on peut qualifier de retournement de situation ont eu lieu car, entre-temps, le conseil constitutionnel français est saisi pour invalider les accords du 15 juin 1973 au motif que l'engagement de la France aux Comores s'est fait avec chacune des îles qui composent l'archipel, séparément et indépendamment des trois autres à des dates souvent très lointaines les unes des autres. L'invalidation des accords du 15 juin 1973 fut prononcée par la cour constitutionnelle française qui a considéré les raisons invoquées fondées et valables. Après cette invalidation, le parlement français a été saisi pour voter une loi qui ne peut considérer l'autodétermination comorienne autrement que « île par île », ce qui a été fait le 03 juillet 1975. C'est la raison pour laquelle, en guise de réaction, les autorités comoriennes ont riposté par la proclamation unilatérale de leur indépendance sans se soucier de ce que pense la population comorienne qui avait voté massivement pour une indépendance présentée tout le long des campagnes comme étant « avec la coopération et l'amitié de la France ». Cette précipitation à l'indépendance unilatérale constitue une TRAHISON flagrante, la première faite à la population comorienne qui s'est trouvée mise devant un fait accompli « d'indépendance unilatérale » alors qu'elle avait voté massivement pour une « indépendance avec l'amitié et la coopération de la France ».

Les raisons de la requête faite au conseil constitutionnel pour invalider les accords du 15 juin 1973 était bien fondée étant donné qu'effectivement, la colonisation comorienne s'est faite selon la chronologie suivante :

En 1816, le souverain anjouanais ABDALLAH 1er sentant la menace malgaches visant à s'emparer de l'île de Mayotte à cette époque partie intégrante de l'île d'Anjouan, s'est rendu à l'île Bourbon (devenue île de La Réunion) voisine pour solliciter la protection de Louis XVIII. Faute d'avoir obtenu l'aide sollicitée, le malgache Adrian Tsouli s'empara de Mayotte en 1832. Alors que la riposte anjouanaise l'avait mis à mal, se trouvant sur le point de perdre l'île, Adrian Tsouli a fait établir un protectorat français à Mayotte dès 1841 en échange d'une forte somme d'argent donnant allure de véritable vente. En 1843, n'ayant pas pu se défendre, l'île de Nosy-Be est annexée par Madagascar

En 1866 contrainte et forcée, l'île d'Anjouan signa avec la France, un accord de protectorat arraché par la force militaire de la marine française qui a fait plier Saidi ABDALLAH bin Salim qui avait résisté autant qu'il avait pu.

Le 24 juin 1886, le sultan de Ngazidja qui venait de réussir à unifier grâce aux français, les sept régions de l'île, a signé à son tour, sous la pression de la France un contrat de protectorat. Il est par la suite exilé et n'est plus jamais revenu à Ngazidja.

Moili a également signé son contrat de protectorat avec la France en 1886 soit la même année que Ngazidja mais certes indépendamment et surtout séparément après quelques mois.

Depuis 1908 jusqu'à 1946, Les Comores sont officiellement colonies française. La France, pour des raisons uniquement de facilité administrative, avait regroupé son administration coloniale de la région à Madagascar d'où elle administrait les Comores sous la forme de quatre régions bien séparées mais rattachées à Madagascar et plus précisément à la province malgache de Majunga. A cette époque, les Comores et Madagascar formaient comme un seul pays appelé d'ailleurs « Madagascar et dépendances ». Autrement dit, le nom « Comores » était complètement englouti et n'apparaissait même pas dans la fusion coloniale faite par la France entre Madagascar et Les Comores.

En 1946, La France continuant à administrer les Comores à Madagascar, a séparé l'administration comorienne à celle de Madagascar.

Et ce n'est qu'à la veille de l'indépendance de Madagascar, en 1961 que la France a unifié les 4 îles Comores sous une seule et même administration avec comme capitale Dzaoudzi. En 1966, la capitale comorienne est transférée à Moroni par Saïd Mohamed Cheikh engendrant le premier mouvement séparatiste mahorais de Madame Zaïna Mdéré qui a trouvé à cause de ce transfert de capitale, une raison de dénoncer une injustice hégémonique de Ngazidja sur les autres îles notamment sur Mayotte.

Madame Zaïna Mdéré, pour s'opposer à toute démarche politique comorienne avait créé son mouvement intitulé dans un premier temps «Soroda » composé au départ exclusivement de femmes qui s'attaquaient physiquement aux autorités comoriennes qui osaient s'aventurer à Mayotte pour des raisons politiques. Ce mouvement a intégré le parti politique MPM de Marcel Henry et d'Adrien Giraud. Devenue Présidente du parti MPM, Madame Zaïna Mdéré et ses compagnons ont régulièrement attisé la haine et le rejet des autres comoriens par les mahorais. Elle a toujours très activement milité pour s'opposer de façon systématique à toute démarche de l'administration autochtone des Comores y comprise à démarche concernant la consultation d'autodétermination pour l'accès des Comores à l'indépendance.

Pour revenir sur la période précédant la proclamation de l'indépendance des Comores, on peut s'interroger sur les raisons des accords du 15 juin 1973 et conclure que s'il a fallu signer des accords pour que le scrutin comorien puisse être pris en compte « globalement », c'est qu'autrement, l'évidence était bien la considération « île par île ».

La proclamation de l'indépendance comorienne de façon unilatérale est condamnable par le fait de trahison faite à la volonté du peuple qui s'est prononcé pour une indépendance avec l'amitié et la coopération de la France.

Plutôt que de se précipiter à une indépendance unilatérale irréfléchie, après l'invalidation à juste raisons des accords du 15 juin 1973, les autorités comoriennes auraient du accepter l'indépendance « île par île » avec la coopération et l'amitié de la France. Rien ne nous empêchait de s'entendre par la suite pour unifier nos îles sous statut juridique consensuel d'Etat unitaire ou fédéral ou confédéral ou tout simplement d'un mélange selon nos ententes car, ententes, il y'en aurait forcément eues.

A cette époque beaucoup de pays s'entendaient pour s'unifier après leur indépendance à l'instar de Tanganyika et Zanzibar qui ont formé la Tanzanie ou du Sénégal et de la Gambie qui avaient fusionné pour former le
Sénégambie. Avec une indépendance « île par île », on aurait évité bien des ennuis et des souffrances. Ainsi, Mayotte serait en toute légalité restée colonie et les trois autres îles indépendantes formeraient sans doute un Etat au destin sans les tourments du bras de fer engagé contre la France depuis 1975 constituant la source de tous nos problèmes et la principale cause de cette misère chronique depuis trente cinq ans que ça dure.

Le pire, c'est qu'après tant d'années de souffrance et de misère, nous sommes forcément appelés à perdre le combat engagé contre la France à propos de Mayotte pour la bonne et simple raison que depuis les temps les plus reculés de l'histoire de l'humanité, le pot de terre ne l'a jamais emporté contre le pot de fer. Il n'est donc pas raisonnable ni intelligent de demander au peuple comorien d'avantage de sacrifices pour un combat inégal et donc perdu d'avance. Il n'est surtout pas honnête de vivre en France où on met tranquillement sa vie à l'abri de la misère comorienne lorsqu'on demande aux autres qui n'ont de choix que de vivre là-bas, de continuer un combat certes exaltant mais trop lourd de conséquences et de toute façon perdu d'avance.

Aimer son peuple c'est surtout lui vouloir un « mieux vivre » dans l'immédiat et de tout faire par la suite pour aboutir à un « bien vivre ».

Ousseni Mohamed Dhoiffir


Mdzouwani, Posté le mercredi 14 juillet 2010 14:19

Le feu brule entre les manifestants et l’ambassadeur Mirghane

A l’heure qu’il est la situation se détériore entre ces manifestants venus de Marseille et Lyon qui réclament le départ immédiat du président Sambi dont son mandat vient de finir hier à minuit. L’ambassadeur Mirghane, la corde au cou entouré de ses collaborateurs eux aussi, la peur sous le ventre, cherchent vainement à joindre le président sambi mais celui-ci est injoignable. L’ambassade qui a eu le reflexe de contacter le nouveau ‘’ ministre’’ nommé, Fahami Said Ibrahim, celui-ci a vite répondu en ces termes, je cite ‘’ c’est vrai, je suis nommé ministre il y a 24 heures mais je n’ai aucun pouvoir et ensuite vous savez que ce gouvernement est contesté et risque d’être censuré par la Cour constitutionnelle, donc, il appartient à Sambi de réagir’’.

Selon un des conseillers enfermés à l’intérieur de l’ambassade et proche du ministre sortant Ahamad Jaffar, la journée risque d’être longue car les manifestants ont juré de dormir là sous la pluie, et le seul service que pourrait nous rendre Sambi est de tendre la main au dialogue car lui, au moins il est protégé par les mercenaires tchéchènes et nous nous sommes sans défense’’. A cet instant même, les manifestants visiblement tranchés dans leur position, cherchent à se procurer les adresses des employés de l’ambassade pour se rendre chez eux et marquer leur colère. Et Mirghane perd la patience et demande aux CRS d’agir.

Mais dans quel sens ? Il faut demander à Sambi selon le personnel de l’ambassade.

Le perdant dans ce bras de fer est Mhamadi, le fils de sambi, qui avec l’autorisation de l’ancien ministre Jaffar et d’un diplomate sur place, a aménagé une chambre à l’ambassade et fait venir quotidiennement ses maîtresses. Ce matin, il a été interdit de s’approcher de l’ambassade par les forces de l’ordre alors qu’il se faisait accompagner de deux jeunes filles de son âge, et vite il menace et dit qu’il est le fils du président Sambi. Et un manifestant qui s’est approché de lui, s’adresse aux CRS, je cite ‘’ ce garçon se trompe car depuis hier à minuit son père n’est pas président de la République et même si c’était le cas, il est impensable qu’on utilise l’ambassade des Comores à de fins personnelles, c'est-à-dire faire loger ses maîtresses, parce que l’on était le fils du président’’.

Les jours qui viennent les choses s’annoncent difficiles car l’ambassade sera envahi et les CRS resteront pour longtemps pour protéger Mirghane et ses hommes car tant que Sambi n’aura pas obéi à la raison, le bras de fer continuera et les comoriens accéderont à l’ambassade de grè ou de force.

Mohamed farouk
Paris


Combo, Posté le mercredi 14 juillet 2010 14:17

AHA COMMET UN CRIME CONTRE LE PRESIDENT SAMBI

Le 35 ème anniversaire de l'indépendance des Comores a été marqué par un acte de

trahison. Dans son allocution prononcée à Mutsamudu le 06 juillet 2010, le Président de l'Union donne autorisation au retour sans préalable de Mohamed Bacar et ses acolytes. Une décision gravissime au regard du comportement criminel de l'ancien dictateur d'Anjouan. Une haute trahison le jour où les Comores fêtent l'Unité nationale d'accorder une clémence à un chef séparatiste qui a mis à genoux l'Union et le vivre ensemble. C'est très, très dangereux pour

l'exemple, car Sambi donne l'impression que les crimes contre la nation sont légitimes et resteraient impunis.

Cette décision nous rapprocherait de l'assassinat gratuit du Colonel Combo Ayouba qui s'était opposé à toute réintégration des forces de gendarmerie anjouanaise (FGA) et du retour du Colonel Bacar. Reprenant les dires de sa compagne, une fois le forfait fait, la route est tracée pour laisser la voie ouverte à la réintégration des FGA. Or, Combo s'étant opposé à toute idée de réhabiliter les séparatistes qui l'avaient trainés nu dans les quartiers de Mutsamudu après le débarquement, il défendait le principe que des sécessionnistes ne pouvaient porter l'uniforme d'une armée républicaine après avoir commis des crimes et porter atteinte aux droits de l'homme et à la dignité humaine.

Cette décision porte également une atteinte à l'idée que nous nous faisons de l'Unité et de l'indépendance des Comores. Comment le Président peut-il outrepasser la justice et réhabiliter des personnes poursuivies pour des crimes auxquels ils n'ont pas été jugés? Comment le Président peut-il expliquer sa décision d'avoir engagé des forces, de l'argent public et cautionner l'impunité des criminels? Comment enfin le Président peut renier son discours, ses paroles présentant constamment Mohamed Bacar comme un danger et solliciter le concours
de la communauté internationale pour l'expulser manu militari et le laisser rentrer comme si de rien n'était?

Mohamed Bacar a été présenté comme un criminel de guerre, et toute personne accusée d'actes de rébellion, de tortures, d'abus de pouvoir et de crimes de guerre peut il circuler en toute impunité sur ses lieux de ses crimes en portant un regard dédaigneux sur ses victimes?

La décision de Sambi porte une grave atteinte à l'indépendance des Comores et aux principes fondateurs de l'Union, des Chartes des Nations-Unies et de l'Union Africaine. Qui est plus, elle porte atteinte au fonctionnement de la justice qui, seule, peut décider, de la poursuite ou non, d'un criminel. Après condamnation, Sambi aurait pu gracier l'homme pour cautionner les actes de Mohamed Bacar. Mais il ne peut empiéter la justice et déshonorer la dignité des juges.

Ayatollah désavoue le Président Sambi et tourne au ridicule. Nous qui l'avons soutenu, notamment lors du débarquement, tombons nu et affecté par cette haute trahison envers les idées et les fondamentaux de la République. Le Président Sambi nous a toujours demandé de dénoncer ces trahisons. Cet acte constitue un acte grave et menace le vivre ensemble, en paix, au sein de la Communauté nationale.

Nakidine Mattoir


Saya-Mbi, Posté le mercredi 14 juillet 2010 14:15

Moussa Toybou frappe devant la porte de Mohamed Bacar

Le gouverneur de l’Île d’Anjouan a fini par comprendre qu’il a été utilisé par sambi et ses cousins mutsamudiens, mais en aucun cas, ces personnes qui se prennent au dessus de tout le monde avec leur statut de ‘’ Ma kabaila’’, ne supporteront pas de voir leur île dirigée par un ‘’ Ma tsaha’’. Et c’est pourquoi, Sambi a déjà imposé son candidat aux élections des gouverneurs des îles du 07 novembre prochain.

Seul abandonné par ceux qu’ils ont manipulé hier afin que Sambi réussisse à prolonger son mandat, Moussa Toybou se dirige vers Mohamed Bacar et ses hommes pour faire front contre la caste mutsamudienne qui continue à penser à tort, que les Comores et en particulier Anjouan, doivent être toujours dirigées par un Mutsamudien. Dans le camp des sambistes de l’île, on reproche à Moussa Toybou de n’avoir pas joué suffisamment son rôle pour empêcher la signature de l’Accord qui fixe les élections du président mohélien et des gouverneurs. Or, Sambi ne cesse de le répéter que c’est dans un souci républicain qu’il a modifié la Constitution afin d’harmoniser les élections pour réduire les coûts.

Seul et abandonné, Moussa Toybou s’interroge sur le comportement de ses ‘’ amis’’ mutsamudiens, qui, d’un coup ont changé la veste et lui tournent le dos. Une attitude que son entourage qualifie de haute trahison. Et c’est pourquoi, dans son discours du 06 juillet à Mutsamudu, Sambi a lancé un appel à Mohamed Bacar et ses hommes de rentrer au village car comme la République, c’est Sambi, la justice c’est AHA, alors, il pardonne tout le monde et se lance dans une course dont on sait que l’objectif est de déclencher une autre forme de séparatisme, dangereuse que celle de 1997.

Sambi qui veut s’installer à Anjouan en toute tranquillité, tend la main à Mohamed Bacar qu’il a humilié et chassé d’Anjouan comme un mal propre. Il a fini par comprendre que ces personnes qu’il a humiliées et trainées dans la boue pour avoir résisté à son orgueil sont ‘’ innocents’’ et veut aujourd’hui les avoir à ses côtés pour faire front contre l’unité nationale, en leur offrant de moyens matériels pour réveiller le démon.

Sambi est extrêmement convaincu que ces personnes qui ont travaillé aux côtés de Mohamed Bacar dont la plupart sont à Mayotte chez eux aux Comores, s’apprêtent à rentrer à Anjouan pour expliquer aux anjouanais la vérité sur le débarquement. A Anjouan, partout où l’on passe, on parle du débarquement et même les sambistes avérés ont compris que c’était du cinéma et que Sambi voulait avoir la main partout, et surtout que cela faisait partie de son plan de rester président à vie.

En attendant l’arrivée en fanfare de Mohamed bacar et ses lieutenants, Anjouan est encore une fois prise en otage par un seul homme qui s’appelle Sambi, dont son objectif est de réveiller les vieux démons.

SAÎD Houmadi
SIMA


maki, Posté le mercredi 14 juillet 2010 13:48

il a fallut attendre 2010 pour enfin savoir que après tout les français nous aiment bien et ne voulait pas nous lâcher aux lions politiciens qui n'étaient pas encore mur dans leurs têtes.

Mais maintenant,il faut avancer vers l'avenir et chaque politique d'en tirer les conséquences de ces actes.Car la France n'a pas dit au sanguinaire Ali swalihi de faire venir les mercenaire dans le pays,dont les conséquences ont été catastrophiques. 30 ans de Coup d'état jusqu'à Azali,ce dernier encore vivant doit payer ce crime contre les institutions et la constitution des Comores. La justice comorienne attend quoi?
Combien d'année de recul économique à perdu le pays avec un coup d'État? Une loi,contre tout Président qui prendra le pouvoir par coup d'État,doit être votée!
Qu'en pense les chouchous d'Azali ?


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