
Lors de sa visite éclaire à Mayotte, le 18 janvier 2010 pour le 15ème anniversaire de l'instauration du visa Balladur (appelé aussi visa de la mort) M. Sarkozy avait posé la question : « Qui n'a pas donné un travail à un comorien que l'on savait en situation irrégulière ? ». Reprochant ainsi aux comoriens mahorais qui ont recours à cette main-d'½uvre bon marché pour compenser l'absence de « la surrémunération salariale » réservée presqu'exclusivement (sous formes d'indemnités) aux français blancs. Avec le même diplôme et les mêmes compétences un blanc peut gagner trois fois plus qu'un mahorais. Un professeur certifié mahorais gagne en moyenne 1700 ¤ alors que son collègue Mzungu avoisine les 5000 ¤. Comment dans ces conditions un mahorais peut-il embaucher « légalement » un travailleur ?
En posant cette question stupide : « Qui n'a pas donné un travail à un comorien que l'on savait en situation irrégulière ? », on fait semblant d'ignorer que ces « pseudos clandestins » ne sont pas uniquement une main-d'½uvre bon marché. Ce sont aussi des frères, des cousins, des tantes, des maris que la séparation balladurienne ne peut pas faire disparaître.

Selon un rapport du sénateur Henri Torre, «Malgré la scission entre Mayotte et les trois autres principales îles de l'archipel des Comores, dans les années 1970, les relations, notamment familiales, se sont poursuivies. »
Grace à cette main-d'½uvre internationalement légale, le fonctionnaire mahorais essaie de se comporter comme le colon, ce qui est absolument interdit en droit colonial qui considère le noir comme un sous-homme
Baraka Inzouddine
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trawalammagi, Posté le samedi 04 septembre 2010 16:50
A Ali, vos maire sont vraiment minables et ce sont encore des taudis quiles fomt encore vivre ?