
Candidat aux élections présidentielles de l'Union des Comores de 2010
i. Plusieurs centaines de kilomètres de route ont été construits pour permettant ainsi le désenclavement de nos régions;
ii. La mise en ½uvre d'une politique d'éducation de masse, permettant la formation de cadres et de techniciens compétents ;
iii. La mise en place d'un réseau de santé et la construction d'établissements de santé, permettant d'apporter les soins de santé de base de la population ;
iv. L'amélioration et la modernisation des infrastructures portuaires et aéroportuaires, facilitant et intensifiant les échanges et transports entre les Comores et le reste du monde ;
v. La modernisation des télécommunications, permettant ainsi l'inscription des Comores dans la mondialisation.
Cependant l'instabilité politique qui a caractérisé ces 35 ans d'indépendance a freiné cette dynamique et a été une des causes principale du retard accumulé dans le développement de notre pays. Nous pourrons citer parmi les autres maux qui rongent notre pays:
Le désengagement de la classe politique devant les nombreux défis de notre société ;
Des infrastructures devenues obsolètes par rapport aux réalités et aux besoins actuels du pays ou dans certains secteurs tombées en ruine ;
Un système de santé défaillant, avec entre autres, son lot de décès précoces et de transferts massifs à l'étranger ;
Un système éducatif public en dégradation continue, laissant la place à un secteur privé non maîtrisé ;
Une administration pléthorique et négligée qui a beaucoup de mal à jouer son rôle de principal support de l'Etat.
Il appartient aux Comoriens de refuser cette fatalité. Notre pays mérite un autre sort, et, ensemble, nous sommes capables de relever le défi. Il nous faut pour cela reprendre les rênes du pays et inscrire son avenir dans une perspective nouvelle, au service des citoyens (nes) comoriens (nes).
Nous devons reprendre confiance dans notre capacité à transformer la société, à la mettre en mouvement, pour un développement économique que les Comoriens et les Comoriennes appellent de leurs v½ux. Mes chers compatriotes. Si vous m'accordez votre confiance, ensemble, nous pourrons ½uvrer pour redonner la confiance, la dignité, la fierté à l'ensemble de nos concitoyens.
Mes chers compatriotes, sachez que mon objectif premier est de rendre sa fierté au Comorien et à la Comorienne partout où ils se trouvent. Avec la participation de l'excellence comorienne, je veux impulser les actions qui s'imposent pour qu'ensemble nous puissions réaliser les objectifs que je vais vous présenter.
Les graves événements qui viennent de se passer ces derniers mois et qui concernent particulièrement l'armée nous alertent sur l'impérieuse nécessité de protéger notre jeune démocratie. Le séparatisme, qui se nourrit de l'occupation illégale par la France de l'île comorienne de MAORE, mais qui s'est aussi manifesté par 10 ans d'isolement de nos compatriotes de NDZUWANI, est encore loin d'être éradiqué. Des mouvements et des groupuscules politiques à MWALI comme à NGAZIDJA continuent de distiller leurs visions séparatistes.
Notre objectif, à cet égard, est de retrouver l'envie de vivre ensemble dans la même nation, parce que partageant les mêmes ambitions et un destin commun.
Pour y parvenir, nous devons entamer la modernisation denos institutions et administrations:
• Organiser l'Etat et l'Administration de manière à renforcer la cohésion et l'unité nationale, en les rendant moins onéreux et plus efficients. Un débat national s'impose sur la pertinence d'une révision de la Constitution. Je pense que le moment est venu d'initier ce débat important.
• Consolider la décentralisation par la mise en ½uvre assez rapidement d'une Loi cadre sur la décentralisation de l'Etat, en se basant sur la structure actuelle des Gouvernorats. Cette Loi cadre permettra à l'État de se dessaisir d'un certain nombre de compétences et de moyens d'action au profit des Gouvernorats, renforçant ainsi le pouvoir de l'élu local. La Loi cadre déterminera aussi les ministères et administrations centrales devant s'implanter dans les îles. Les moyens de communication d'aujourd'hui et les nouvelles technologies de l'information militent pour cette déconcentration de l'administration, permettant ainsi de recréer la culture et la fierté d'appartenir à une seule et unique Nation comorienne.
Lutter contre le séparatisme en mettant en ½uvre une politique permettant à la population de toutes les îles de l'archipel de se côtoyer, de mieux se connaître. Nous y parviendrons grâce à l'implantation dans les iles d'administrations centrales et déconcentrées ; grâce à la gestion des affectations des fonctionnaires de l'Etat. Nous devons aussi multiplier des actions culturelles et sportives initiées, encouragées et soutenues par l'Etat.
• Renforcer le désarmement de l'île de NDZUWANI avec une stratégie et des moyens plus lisibles ...
• Agir, sans compromission, pour le retour de MAORE dans son ensemble , en usant de tous les procédés politiques, diplomatiques et juridiques nécessaires, mais aussi en développant avec nos compatriotes de MAORE des activités sportives et culturelles permettant ainsi un rapprochement fortement grignoté par les 35 années d'occupation illégale de cette partie de notre territoire nationale.
Nous devons garantir la stabilisation de notre Etat et de notre jeune démocratie, par de grandes mesures :
Renforcer le Pouvoir Parlementaire, notamment en matière de contrôle des grandes décisions prises par le gouvernement ;
Appuyer la mise en ½uvre de pouvoirs locaux, après la période de pilotage de la décentralisation qui vient de se dérouler ;
Soutenir les médias comoriens, comme contre pouvoir, en prenant appui sur les conclusions des Etats généraux des médias.
Nous devons, bien entendu, poser les bases d'une bonne gouvernance:
D'abord, optimiser les choix budgétaires. Les dépenses de fonctionnement de l'Etat et les investissements doivent être orientés vers les besoins prioritaires du pays, à savoir l'éducation et la formation, le soutien à l'activité économique privée ou parapublique.
Promouvoir les règles de transparence, en matière de gestion des deniers de l'Etat, des sociétés nationales. S'attaquer à la corruption financière, comme source de pertes importantes de rentrée financière. Nous ne pouvons pas, d'une part, nous plaindre de longs retards de paiement des salaires des fonctionnaires de l'Etat, de la diminution des budgets des différents ministères, des impayés que cumule l'Etat vis-à-vis de ses prestataires, et d'autre part, continuer à constater, sans agir, que le recouvrement de l'impôt ne donne pas les résultats escomptés.
Renforcer, également, la transparence en matière de recrutement des compétences dont aura besoin l'administration ainsi qu'en matière de promotion de ses agents.
Doter l'institution judiciaire des outils et des moyens, humains et financiers, de traiter les citoyens dans l'égalité devant la loi.
Nous devons, enfin, instaurer une diplomatie efficiente au plus près de nos intérêts nationaux :
Développer des rapports de coopération privilégiés avec nos voisins des îles du Sud Ouest de l'Océan Indien, de l'Afrique Australe et de l'Est de Afrique ;
Mettre en ½uvre une politique internationale équilibrée, entre les différentes puissances, sur la base de la protection de nos intérêts nationaux ;
Reprendre toute notre place dans le concert des Nations, en défendant notre dignité au sein des Institutions Internationales. Nous devons restaurer la crédibilité de notre pays vis-à-vis des institutions internationales, en respectant les engagements pris dans les textes et les nombreuses conventions que nous avons signées.
Nous devons montrer à la face du Monde, des Comores unies, ayant tourné le dos au séparatisme, à la corruption grâce à une police et une justice efficaces, ainsi que des procédures transparentes dans les marchés publics.
La mise aux normes de nos infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires et d'un réseau de télécommunication efficace, doivent devenir, en matière économique, des fonctions support majeurs au service du tourisme.
Nous nous appuierons sur redéploiement des secteurs majeurs du développement :
• Redynamiser le secteur agricole dans l'objectif d'améliorer la sécurité alimentaire, d'accroître notre autosuffisance alimentaire et, partant de là, de réduire notre déficit de la balance commerciale.
• Développer et promouvoir les secteurs source de revenus d'exportation ; plus particulièrement le secteur agro-alimentaire (les produits de la pêche et la conserverie des produits de la pêche).
• Mettre en place une politique ambitieuse d'attraction des investisseurs privés qui passe bien sûr par la fiscalité mais surtout par un environnement juridique sécurisé des affaires. Les règles de transparence que nous venons d'évoquer y contribueront considérablement.
• Attitrer l'épargne de la Diaspora Comorienne dans des investissements productifs et créateurs d'emploi.
• Encourager l'entreprenariat dans les multiples activités déjà présentes au sein du secteur dit informel, au sein de la paysannerie mais aussi auprès de la Diaspora. Nous continuerons de développer les modes de financement du type des MECK et des SANDUK ...
• Dynamiser les entreprises publiques afin que celles-ci puissent jouer pleinement leur rôle dans le développement économique.
Notre politique touristique ne pourra être déployée sans l'accès à l'eau potable et à l'énergie, notamment électrique.
Nous devons relever les défis majeurs de l'Eau et de l'Energie :
• Rénover les infrastructures électriques ;
• Initier un programme ambitieux des Energies Alternatives, car c'est le plus adapté à notre environnement et c'st aussi le plus rentable (énergies solaire, géothermique, éolien, marémotrice);
• Favoriser la montée en compétences, dans les domaines de l'Eau et de l'Energie, et dans le cadre de la formation permanente, du personnel de la Mamwé et d'EDA.
Ces infrastructures électriques sont également nécessaires pour conduire les Comores vers l'Economie de la Connaissance.
Nous devons saisir cette chance de développer notre entrée dans les Nouvelles Technologies de l'Information (NTIC):
• Déployer efficacement les Nouvelles Technologies (NTIC), grâce à l'installation de la fibre optique dans notre région, au travers du Projet EASSY ;
• Développer l'usage intensif de ces NTIC, dans les écoles mais aussi au niveau du plus grand public.
• ...
Nous mettrons en place les mesures adéquates pour développer un système de santé efficient :
Relever le défi majeur de la rénovation de l'infrastructure hospitalière ;
Intensifier nos efforts dans le domaine de la formation du personnel médical et paramédical, formation essentielle ;
Prendre les mesures d'optimisation nécessaires, après une courte période d'évaluation et d'audit ;
Mais aussi, ouvrir des chantiers de réflexion pour l'action publique, pouvant porter sur les inégalités d'accès aux soins, les relations entre la médecine libérale et l'hôpital, ou encore la validation des diplômes par l'Etat de nos personnels médicaux et paramédicaux.
Notre objectif est de mettre fin aux nombreux décès d'enfants de moins de 5 ans, ainsi qu'aux nombreux transferts très couteux de malades vers les hôpitaux de pays amis, pour ne prendre que ces 2 exemples.
Parce que nous ne devons jamais isoler le système sanitaire du reste de nos actions publiques, nos efforts, tendront à l'amélioration des conditions de vie matérielles de nos concitoyens, notamment d'hygiène et d'alimentation, ce qui favorisera sans doute un meilleur état de santé de la population de notre pays.
Nous devons accélérer la mise aux normes, tant des écoles primaires publiques, pour leur permettre l'accès par le plus grand nombre d'enfants du pays, que des collèges et des lycées publics, aujourd'hui très dépourvus de moyens. Les programmes de l'enseignement primaire et secondaire devront être revisités afin de les adapter à la fois à notre histoire et à notre environnement géographique, pour plus d'ouverture au monde.
Parallèlement il nous faudra, pendant cette période de cinq ans, amorcer et réussir une réforme de l'enseignement qui donne toute sa place à l'enseignement technique et professionnel, en prenant exemple sur les pays voisins de l'Océan Indien, d'Afrique Australe et de l'Est. Enfin, nous devons encourager la coopération universitaire, particulièrement avec nos voisins les plus proches, pour une meilleure formation de nos étudiants, des enseignants et des chercheurs.
Parce qu'elle représente un poids important dans le PIB du pays ;
Parce quelle contribue sensiblement à réduire le déficit de notre balance des paiements ;
Parce qu'elle est pourvoyeuse de compétences, souvent pointues, pour le développement de notre pays ;
Parce qu'elle est prête à jouer de plus en plus un rôle économique mais aussi politique,
Le premier dirigeant des Comores se doit d'adopter des mesures fortes en faveur de la Diaspora Comorienne :
Concrétiser dans les faits le Droit de vote et d'éligibilité de la Diaspora à toutes les fonctions électives ;
Renforcer les capacités des Ambassades et des Consulats qui doivent être présents là où se trouve un grand nombre de Comoriens, pour un meilleur service des citoyens vivant à l'Extérieur ;
Développer la concurrence dans le domaine du Transport aérien de manière à faire baisser les coûts
Faciliter et réduire les coûts des transferts de fonds ;
Faciliter la création d'une instance de représentation de la Diaspora qui lui donne de la visibilité vis-à-vis de l'administration comorienne et des pays d'accueil.
Ces initiatives doivent être nourries à partir d'un débat national à organiser, sur le rôle de la Diaspora, et la meilleure façon de la rendre encore plus utile au développement du pays.
En tant que président de l'Assemblée de l'Union des Comores (de 2004 à 2009), mes actions ont été inscrites dans la sauvegarde de l'intégrité et de la souveraineté nationales, à octroyer plus de Droits à nos concitoyens de la Diaspora mais aussi à mettre en place des mesures visant la réduction du coût de la vie. Je continuerai à défendre ces valeurs. A la tête de l'état, j'appuierai également toute réforme qui amènera le gouvernement à être responsable devant l'Assemblée.
A mon passage au Ministère de l'Intérieur de l'île autonome de Mwali, j'ai inscrit mon action dans le renforcement de l'autonomie des îles et la décentralisation administrative, dans une perspective d'impliquer davantage la population au niveau local. A la tête du pays, mon gouvernement appuiera les mesures de la décentralisation et de la déconcentration tout en préservant l'unité de notre pays.
Pendant la période où j'ai exercé mes responsabilités à l'IFRED (1995-1996) ou au CNAC (2001-2002), j'ai axé mon action sur la formation de qualité au service des jeunes. Si vous m'accordez vos suffrages, mon gouvernement accordera toute son importance à la formation générale, technique ou artisanale de nos jeunes. Car c'est un facteur de réussite pour notre jeune état.
Je pense, enfin, aux actions que j'ai développées en tant que ministre des Transports (1999) dans l'objectif de désenclaver le pays, de favoriser les mouvements de mes concitoyens - en particulier ceux de la Diaspora, d'améliorer la sécurité aérienne des Comoriens (par la convention d'adhésion à la CNESEA). Avec votre concours, je compte développer le secteur des transports qui est, par ailleurs, une des conditions du lancement du programme du Tourisme.
Mes chers compatriotes, je crois que notre pays aura besoin d'une équipe qui restaure nos valeurs morales, d'un homme d'état dont la vision politique et économique peut s'appuyer sur des compétences éprouvées et sur les apports de l'excellence nationale. Si vous m'accordez une fois de plus votre confiance, le pays pourra être conduit, non pas par un chef d'état omniscient mais par un pilote qui saura s'entourer de l'Expertise des uns et des autres autant que de besoin.
Comoriennes, Comoriens, ensemble nous pourrons vraiment rebâtir notre pays, notre Nation, notre Etat.
Je vous en remercie par avance.
Candidat aux élections présidentielles de l'Union des Comores, 2010








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Ange, Posté le jeudi 04 novembre 2010 03:45
Trawa, ces wangazidjas lorsqu'ils ont fait le Aanda ou se sentent capable de le faire, ils se croient capable de tt même les dockers du port de moroni peuvent corriger les académiciens français...c'est comme ça que ça se passe chez eux, et comme disait shaihane ce n'est pas pour rien qu'on les appelle les grands-comoriens.
Pauvres Comores, pour quoi on nous a réuni avec ces esprits bantous de ces wangazidjas.