

L'accueil de “Kiki de la République”, a été soigneusement mitonné par divers groupements et associations locaux. Il est admis que “Kiki de la République”, tel qu'il est affectueusement appelé, n'est pas “n'importe qui” à Mutsamudu.
Le leader du mouvement Orange, Mohamed Daoud alias Kiki, a fait son entrée politique à Ndzuwani. Samedi en milieu de journée, il a atterri à l'aéroport de Wani, accompagné de responsables de l'administration publique (l'actuel directeur des douanes, Ibrahim Mohamed Soulé, et le trésorier payeur général, Housseine Hassane Ibrahim) et de dirigeants de partis politiques affiliés à la mouvance sambiste, tels que Saïd Ali Kémal du Shuma, ou Mohamed Elhay du parti Dudja.
Devant l'aérogare même et face à une foule importante, l'ancien patron des douanes comoriennes a fait connaître l'objectif de sa visite dans l'île. “Nous sommes venus barrer le chemin au séparatisme à Anjouan. C'est un mal que la population de cette île n'a que trop enduré, et il n'est plus admissible de le laisser renaître”, a-t-il fait savoir. Il a, par là même, donné le nom de celui qui est supposé réincarner ce “mal” : Fazul. “Nous devons barrer la route au séparatisme, c'est-à-dire par là que nous devons vaille que vaille empêcher Fazul d'être élu!”
Empêcher l'élection de Fazul se fera au profit d'un autre candidat : Ikililou.
Mohamed Daoud a d'ailleurs réitéré le soutien de son mouvement ainsi que des partis qui l'accompagnaient au candidat de la coalition gouvernementale, dont l'arrivée dans l'île le même jour était impatiemment guettée par eux.
L'avion de ce dernier atterrira bien quelques heures après, et le beau monde partira main dans la main vers Mutsamudu.
Le chef-lieu de l'île d'Anjouan s'est en effet réveillé samedi, tout bariolé de la couleur orange : plusieurs centaines de mètres d'une bande de tissu orange s'étendaient en zigzag au-dessus de la voie principale qui mène à Wani via
Mirontsy. Orange, c'est aussi la couleur de banderoles adulateurs, de bandeaux et même de vêtements, arborés par le convoi des fans. Il est admis que “Kiki de la République”, tel qu'il est affectueusement appelé, n'est pas “n'importe qui“ à Mutsamudu.
Son accueil a été soigneusement mitonné par divers groupements et associations locaux, tels que l'équipe de Handball Uhuru, celle de football Gombessa, ou l'orchestre musical féminin Twama ya Komori, qui en savent tous quelque chose de la “générosité” de son mouvement. Car celui qui, pendant un moment, a eu maille à pâtir avec la justice, “sait penser aux autres“ comme cela a été bien repris dans un publireportage vidéo, réalisé par Gombessa Sport au lendemain du limogeage de son mécène.
Sardou Moussa
Source : Al-watwan N° 1674 du mardi 21 décembre 2010







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trawalammagi, Posté le mardi 21 décembre 2010 06:29
A mon collègue Tonny, j#ai lu quelque part que les malettes remplies de billets sont bien arrivées à Anjouan et on a même reparti le magot entre ville et village et si celà se confirme, les anjouanais peuvent enfin voter et est ce qu'ils voteront encore en fonction de ces malettes, Mmmmmmm et c'est encore à vérifier le 26 décembre , mais les anjouanais iront cas même voté puisque le feu vert pour aller voter est enfin arrivé à Anjouan et c'est encore mieux puisque ces candidats mohéliens n'ont jamais été à la hauteur pour soutenir leurs programmes, ou bien ils ont eu peur de proposer, de peur de se faire taxer de menteurs lorsque ca va cailler aparès ? Et c'est encore le principe même avec les élections et il faut toujours promettre et même si c'est pas possible ou ce sont des mensonges et il faut toujours planifier.
Peut être que les deux idiologies de droite ou de gauche qui échappent encore à certains partis politiques comoriens, l'ont encore mis en difficultés et ca peut être vrai, puisqu'il faut encore soutenir son programme avec l'une de ces deux idiologies droite ou de gauche et c'est pourquoi , tous ces gouvernements successifs qui ont dirrigé les Comores pendant 35 ans ont encore échoué, faute d'avoir misé sur l'une de deux idiologies gauche ou droite et cette fois-ci , on carrément laché des rappeurs (Roff) ou des peintres ( Kiki avec sa couleur orange ) pour sécourir des candidats en panne de programme et c'est encore sur l'ile pauvre d'Anjouan que ces élections font encore trembler les autres. Et comme dirait MOMO, pourquoi cette ile médiocre d'Anjouan fait encore trembler les autres ? A MOMO, vous l#avez échappé belle pour avoir choisi de vous barricader derrière la France sinon, les anjouanais allaient vous dévorer tout cru. Trawa le bio.