
Excellence Monsieur le Président de l'Union Africaine ;
Excellence Monsieur le Président de la Commission Africaine ;
Excellence Monsieur le Premier Ministre de la République Fédérale et Démocratique d'Ethiopie ;
Excellences Madame et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement ;
Honorable assistance.
Ma présence parmi vous, ce jour, revêt pour moi un caractère particulier.
En effet, le mandat que le peuple comorien m'a confié en 2006, touchant à sa fin, c'est la dernière fois, que j'aurai le plaisir de m'adresser à vous, auguste Assemblée de l'Union Africaine, en ma qualité de Président de l'Union des Comores.
Nos valeurs partagées et notamment la paix, la stabilité et la consolidation de la démocratie, de l'état de droit ainsi que le développement durable auxquels nous aspirons tous, ne sont pas des rêves.
Notre unité et notre solidarité agissante peuvent et doivent nous aider, à en faire des réalités quotidiennes, au bénéfice de nos populations respectives.
Je voudrais ainsi, saisir cette occasion en or qui m'est offerte de prendre la parole devant vous, pour réitérer mes chaleureux remerciements et ma très profonde reconnaissance à l'endroit de notre organisation l'Union Africaine et de la Communauté internationale en général, pour le soutien constant qu'elles ont apportés à mon pays, tout au long de mon mandat à la Magistrature Suprême de l'Union des Comores.
Cet engagement de notre chère organisation et de la Communauté internationale auprès des autorités comoriennes, a été aussi déterminant que fructueux.
Elle a permis à mon pays de tenir des élections démocratiques, libres et transparentes reconnues au niveau national et par la Communauté internationale.
Je voudrais souligner, ici, que mon pays est la seule démocratie au monde, qui n'autorise pas le Président sortant à se représenter, après cinq ans d'exercice, et je voudrais partager cette expérience avec vous.
Toutefois, quand je me remémore les problèmes aussi bien économiques qu'institutionnelles que j'ai hérités, en accédant au pouvoir en mai 2006, je pense qu'aujourd'hui, je peux légitimement exprimer ma fierté et ma satisfaction, de pouvoir, grâce à l'aide de Dieu le Tout puissant, léguer à mon successeur, le Docteur Ikililou DHOININE, mon Vice-président qui vient d'être élu, un pays stable, respectable et qui offre de nombreux perspectives d'avenir.
Mes Chers Collègues, Excellences,
Les valeurs partagées, c'est aussi surtout, à mon sens, la paix et la stabilité et la promotion du développement pour que nos peuples puissent aspirer à des meilleures conditions de vie.
Il s'agit, tout d'abord, de la fin du séparatisme et par conséquent de la restauration de l'unité du pays, notamment grâce à l'appui de l'Union Africaine et plus particulièrement des pays frères qui sont la Tanzanie, le Soudan, la Libye et le Sénégal.
Il s'agit, ensuite, et permettez-moi de vous dire que chez nous aux Comores, nous pouvons donner beaucoup d'exemples pour avoir appliqué ces valeurs. Chez nous aux Comores, nous avons obtenus beaucoup de résultats positifs.
Il s'agit des différents engagements pris notamment lors de la Conférence de Doha sur les Comores, qui a eu lieu l'année dernière, et qui s'élèvent à 540 millions de dollars sur 5 ans, augurent un quinquennat prometteur.
Il s'agit enfin du retour au pays des institutions financières internationales consacré notamment par l'obtention du point de décision avec le FMI, une décision qui nous permet de nourrir l'espoir de voir s'effacer la dette multilatérale du pays, d'ici 2012.
Chers frères, je voudrais lancer un appel solennel à l'ensemble de la communauté internationale et plus particulièrement à notre Organisation, l'Union Africaine, pour qu'elles poursuivent leur accompagnement et leur appui à mon pays, afin d'aider les Comoriens à consolider les nombreux acquis socio-économiques et politiques, obtenus à ce jour.
Toutefois, comme je n'ai jamais manqué de le souligner et de tirer la sonnette d'alarme, la paix et la stabilité ainsi qu'un réel développement socio-économique durables des Comores et de notre sous-région, sont conditionnés par la résolution rapide de la question de l'île comorienne de Mayotte, maintenue, encore, sous administration française.
La France, ce grand pays des Droits de l'Homme ancré dans ce vieux et respectable continent qui est l'Europe, ne peut pas continuer à ignorer le droit international, en poursuivant son processus regrettable et illégale de départementalisation de l'île comorienne de Mayotte.
Il est du devoir de la Communauté internationale de continuer à dénoncer ce processus illégal et à l'Union Européenne, en particulier, d'exiger de l'un de ses états membres, le respect du droit international.
Honorable assistance ;
Qu'il me soit permis de partager avec vous, certaines modestes réflexions sur l'expérience que j'ai vécue durant ces quelques années de présidence et qui, à l'échelle de l'Afrique, peuvent contribuer à nous faire progresser.
Notre continent, en dépit de ses nombreux problèmes, recèle de nombreux atouts qui lui ouvrent des perspectives d'avenir.
Pour mieux les exploiter, nous devons rattraper le temps perdu.
Nous devons continuer à donner plus d'importance à la restauration ou à la consolidation de la paix et de la sécurité ainsi qu'à l'unité et à la solidarité.
La concrétisation rapide des Etats-Unis d'Afrique reste, à mon sens, l'une des voies incontournables pouvant nous aider à réaliser ses idéaux.
De nos jours, les rapprochements régionaux et internationaux s'imposent, notamment entre le Monde Arabe qui dispose d'opportunités financières et notre continent qui regorge de matières premières et d'importantes ressources humaines.
L'Afrique et le monde arabe sont ainsi appelés à travailler ensemble dans un partenariat gagnant-gagnant.
Je suis persuadé qu'en saisissant l'opportunité de raffermir nos relations avec cette partie influente du Monde, notre continent pourra se doter de plus d'opportunités de sortir nos pays du spectre du chômage, des maladies, de la faim et du sous-développement en général.
Ce partenariat essentiel pourra contribuer aux efforts de paix dans le monde, à la consolidation des valeurs communes, au renforcement de la compréhension mutuelle et au respect des différences.
Un autre sujet qui me semble cruciale pour notre continent est la lutte contre l'habitat insalubre.
Il reste l'un des défis majeurs que nous devons relever en Afrique.
En effet, il nous serait judicieux d'½uvrer de concert en vue d'effacer cette triste image qu'offrent les habitations en paille et en torchis, servant souvent de clichés pour décrire l'Afrique et qui restent un facteur de complexe d'infériorité et de sentiment d'insécurité portés lourdement par nombreux de nos compatriotes.
Des pays frères africains, comme l'Afrique du Sud, nous en avons fait l'expérience, maitrisent les technologies nécessaires dans ce sens. Nous devons alors les mettre à profit et saisir de telles opportunités pour plus de développement sur notre continent.
Par ailleurs, je suggérerais, que pour l'unité, la solidarité et la solidité notre continent, nous examinions ensemble, les voies et moyens de convaincre le Royaume du Maroc, de reprendre la place qui est la sienne, au sein de notre organisation.
Le Maroc, est un pays qui, de part son développement, sa richesse culturelle et la sagesse de ses dirigeants, ne pourra qu'enrichir davantage notre Organisation et partager ces valeurs pour une plus grande unité et intégrité.
Excellences ; Honorable assistance ;
Je ne peux conclure, mon propos, sans remercier nos hôtes, le Premier Ministre de la République Fédérale et Démocratique d'Éthiopie, le Gouvernement et le peuple de ce beau pays, pour leur hospitalité légendaire.
Je félicite le Président sortant de l'Union Africaine pour s'être parfaitement acquitté de la noble mission que nous lui avons confiée.
Enfin, je souhaite plein succès au Président entrant, tout en renouvelant mon appréciation et ma gratitude à l'endroit du Président de la Commission de l'Union Africaine.
A toutes et à tous, je vous remercie du fond du c½ur et je vous dis, au revoir.
Source : Beit Salam







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Trawalammagi, Posté le lundi 31 janvier 2011 20:03
Et que peut faire deplus , en déhors des discours un président ? Sûrement tu as été déjà présesident Saindou ? A Schaihane, tu imagines comment les révolutions à la Tunisienne ou à l'Egyptienne, que les autres ilois vont venir à Ngazidja pour mener cette révolution n'est ce pas ? Nous avons déjà appris la lecon avec la révolution du sanguinaire Ali Soilihi qui a tout détruit les industries anjouanais. Héyyyy Schaihane, la capitale se trouve chez vous à Ngazidja et vous pouvez tout brûler en épargnant nos koreingués, puisque les waganzidjas adorent toujours chier sur les anjouanais pour dire que c µ est ca la révolution. En tout cas Schaihane, il ne faut jamais compter sur les anjouanais pour vous accompagner avec votre révolution. Et ce ne sont pas encore vous les waganzidjas qui ont miné notre autonomie forte anjouanaise ? Songez à mobiliser les notables et les oulémats y compris vos racailles patriotes et ils pourront mettre à feu et à sang la ville de Moroni. Trawa le bio de Johanna.