A cet égard, l'on ne peut que s'interroger sur la situation qui prévaut au sommet de l'Etat. Autant le Chef de l'Etat ne rate pas une occasion pour dénoncer l'annexion de l'île comorienne de Mayotte, et chacun s'est réjoui de la déclaration du Président IKI lors de l'audience qu'il a accordée au SG sortant de la COI, stigmatisant les efforts de certains pays à faire admettre Mayotte dans la COI ; autant on doit s'interroger sur l'attitude de ses ministres.
Mohamed Ismaila et Madi Ali valident et justifient la participation de MAYOTTE dans les prochains jeux des jeunes de la COI qui vont se dérouler dans le pays alors qu'AL WATAWAN a rappelé à juste titre le compromis concédé par le pays : participation de la JEUNESSE DE MAORE et non de MAYOTTE. La nuance vaut son pesant d'or. Accepter que MAYOTTE soit opposé aux COMORES dans des jeux internationaux, furent-ils régionaux, c'est accepter que MAYOTTE n'est plus comorienne, que MAYOTTE est, dans l'Océan Indien, un département français au même titre que LA REUNION, quoi que soutient Madi Ali.
Le MIREX couvre d'un voile de plomb la question de l'île comorienne de Mayotte, justifiant sa conduite par la « diplomatie secrète » et considérant qu'il s'agirait là d'un domaine réservé du Chef de l'Etat qui leur échapperait ! A quoi servirait donc le MIREX Manque de cohérence au sommet de l'Etat ou man½uvres sophistiquées pour désorienter le peuple ! Le non-respect de la résolution de l'Assemblée demandant la création d'un Secrétariat d'Etat ou Ministère Délégué chargé de la question de Mayotte dirigé par un maorais d'origine, aurait-il une signification plus profonde. On espère une correction dans les prochains gouvernements.
Mais il ne s'agit pas seulement du sommet de l'Etat. La manifestation des indignés de Mayotte souligne l'absence de réaction du peuple comorien face à l'hécatombe. Eh oui, hécatombe puisque plus de 1% des Comoriens sont engloutis en cherchant à franchir le « MUR FRANÇAIS » qui entoure Mayotte et ce n'est pas fini. Constater qu'aucun parti politique ne s'est exprimé sur ce drame soulève les pires interrogations sur la « classe politique » officielle comorienne.
L'abrogation du visa Balladur s'impose et recueille l'adhésion de plus en plus de monde, y compris en France même. Car il y va du respect de la vie humaine, du combat contre le terrorisme des Etats forts contre les Etats faibles. Il faut renforcer le Comité Maore pour renforcer les capacités d'action des masses.









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