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Le combat de wongo, c’est le retour de Mayotte dans son ensemble naturel en conformité avec le droit international.
C’est une condition sine qua non pour une stabilité durable des Comores

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“ http://wongo.skyrock.com/3163849188-Comores-Mayotte-Et-si-on-poursuivait-Paris-pour-crime-contre-l.html ” - jeudi 23 mai 2013 17:43

Comores / Mayotte : Et si on poursuivait Paris pour crime contre l'humanité?

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Les violations des droits de l'homme sont le lot quotidien des ressortissants des trois autres îles comoriennes à Mayotte. Même la Commission européenne, qu'on ne peut soupçonner de favoritisme au profit de Moroni, s'en est indignée et a sommé la France de “rentrer dans les rangs”. Certaines organisations de défense des droits de l'homme n'excluent pas l'hypothèse de poursuivre la France pour crimes contre l'humanité. 
En décembre dernier, un reportage du quotidien français Libération sur les conditions ubuesques de détention au Centre de rétention administrative (Cra) de Mayotte a fait sensation à travers le monde. Comment la patrie des droits de l'homme, qui ne cesse de donner des leçons de démocratie à la terre entière, pouvait-elle disposer d'une si infamante maison d'arrêt? Mayotte serait-elle devenue une zone de non droit? 
Et si ce reportage révoltant de Libération était la face visible de l'iceberg? Autant de questions restées sans réponses.
Le mérite du journal est d'avoir pu lever le voile sur ces multiples violations des droits de l'homme dont la France se rend coupable à Mayotte à l'insu, jusque-là, de la communauté internationale. 
Dans une saisine adressée à la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), les collectifs Migrants Mayotte et Migrants Outremer ont dénoncé, le 9 janvier dernier, “l'exclusion” d'une frange de la population en matière de santé, particulièrement les enfants étrangers gravement malades. Ces mêmes enfants, dont la plupart sont originaires de l'île d'Anjouan, se trouvent, en outre, exclus du cursus scolaire en raison de la “situation irrégulière de leurs parents à Mayotte”. Passons sur le nombre de cases incendiées, parfois avec la complicité des certains élus locaux, pour la simple raison qu'elles appartenaient à des sans-papiers. Qui ne se souvient pas du drame de Hamouro lorsque, le 27 octobre 2003, le maire de ce village ordonna de mettre le feu sur un quartier entier peuplé d'Anjouanais. 
Aujourd'hui, la France est dans le collimateur de certaines organisations de défense des droits de l'homme pour “déplacement forcé de population” ; un acte qui, en droit international, rentre dans le registre des crimes contre l'humanité. 
En effet, Mayotte n'étant pas un territoire français d'outre-mer au regard des résolutions des Nations unies, mais une entité à part entière de l'archipel des Comores, l'expulsion de centaines de Comoriens chaque année sur cette île par une puissance étrangère répond bien à une de ces définitions de “crimes contre l'humanité”. 
Dans un journal édité à La Réunion, un citoyen comorien d'origine maoraise s'est récemment demandé quand est-ce que la Cour pénale internationale se saisira-t-elle du cas de Mayotte pour lancer un mandat d'arrêt contre le président français. La Cpi aura ainsi démontré qu'elle ne s'acharne pas que sur les pays faibles comme on le lui reproche très souvent, notamment après l'affaire Omar el-Béchir. 
Mais, on reproche également au gouvernement comorien de ne pas être ferme sur ses positions. Alors qu'il avait interdit toute expulsion d'un ressortissant comorien à Mayotte, il s'est rétracté deux semaines plus tard sans fournir aucune explication. La France ne profite-t-elle pas aussi de notre manque de constance?
M. Inoussa
Al-watwan N° 1279 du 20 mars 2009

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#Posté le jeudi 23 mai 2013 16:07

Modifié le jeudi 23 mai 2013 17:46

COMORES : Vive SAMBI ! Vive Mayotte Comorienne !

 
Sur la question de l'île comorienne de Mayotte, le relais a lâché. Et pourtant le candidat IKILILOU avait déclaré : « Ce n'est pas être anti-français, comme certains veulent le faire croire, que d'½uvrer pour le retour légitime de notre île. Si mes compatriotes m'accordent leur confiance, je prendrais dans les semaines qui vont suivre mon investiture des initiatives concrètes à ce sujet. Enfin je souscris entièrement au discours que le président (ex-président Sambi : Ndlr). 
 

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LE BILLET DE BABOU

On peut tout dire contre Sambi, l'accuser de tous les maux, critiquer sa gestion, son accoutrement, etc., mais on ne peut pas lui enlever le mérite de se battre contre vents (français) et marées (européennes) pour la restitution de Mayotte (le retour pouvant signifier qu'elle est partie d'elle-même ce qui n'est qu'un mythe français). L'honnêteté intellectuelle c'est aussi ça. Contrairement à son prédécesseur, lui au moins s'adonne à la guerre de la salive et n'impose pas la mise en berne du drapeau comorien ni le silence à l'hymne national. Non seulement le président SAMBI ne rate aucune occasion pour poser le problème de Mayotte en montrant combien ce problème plombe le développement et la stabilité de l'Union des Comores, mais encore c'est sous son administration que le 12 novembre est devenu journée nationale Maore avec la collaboration certes déterminante de l'Assemblée.
Comme j'ai vu à travers la presse que le président SAMBI plaide contre le visa Balladur à Mayotte, au sommet de l'Ua de Khartoum, je me permets de lui suggérer d'examiner la possibilité d'une plainte comorienne contre les autorités occupantes à Mayottepour crime contre l'humanité et déplacement abusive de populations dans une cour internationale de Justice et pourquoi pas suggérer à ses pairs Africains la création d'une Cour Pénale de l'Ua qui pourrait briser les verrous juridiques posés par les juristes des cours qui défendent les intérêts de l'Europe et de l'occident en général.

Courage Monsieur le Président ! Holambe bo Wakomori !

Babou des iles
Source : Al-watwan N° 1598 du lundi 02 août 2010

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#Posté le dimanche 12 mai 2013 03:44

Modifié le dimanche 12 mai 2013 13:30

MAYOTTE : Après la loi Taubira, la polygamie

 
Les hypocrites qui s'indignaient quand certains (comme le cardinal Barbarin) indiquaient il y a quelques mois que, à partir du moment où l'on redéfinit le mariage, il n'y a plus de limite, peuvent ravaler leur indignation. A Mayotte, la population demande désormais la légalisation de la polygamie :
 
MAYOTTE : Après la loi Taubira, la polygamie
 
source : lesalonbeige.blogs.com
 
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#Posté le dimanche 12 mai 2013 02:55

Mayotte : La poligaymie remplace la polygamie

Mayotte : La poligaymie remplace la polygamie
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#Posté le samedi 11 mai 2013 18:22

Le journaliste Bonéro Lawson-Betum arrêté, encore! L'intimidation de la presse privée par les incultes du SRI continue

Le journaliste Bonéro Lawson-Betum arrêté, encore! L’intimidation de la presse privée par les incultes du SRI continue
Le directeur de publication du mensuel « La Nouvelle« , Bonéro Lawson-Betum, a été interpellé ce matin par la gendarmerie nationale. Le journaliste connu pour être très critique à l'égard du pouvoir a été interpellé à son domicile, justement quand il sortait le véhicule de son garage ce vendredi matin.
Les gendarmes étaient tapis dans l'ombre pour l'arrêter, comme dans un film western.
Pour le moment, le motif de l »interpellation de Bonéro Lawson-Betum reste inconnu. On évoque une rixe qui servirait de prétexte pour le museler. Le journaliste sera présenté au juge avant la fin de la journée, selon une source policière.
La presse critique est dans le collimateur du pouvoir de Faure Gnassingbé. Qui donc parle de la liberté de presse au Togo ? Tchuii!

Remix de democratie2011

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#Posté le samedi 11 mai 2013 14:35

Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions (10 mai 2013)

Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions (10 mai 2013)
La France commémore le 10 mai la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions. Elle rappelle que de nombreuses personnes sont encore victimes de la traite et victimes des pires formes d'exploitation, partout dans le monde.
La France est particulièrement engagée dans la lutte contre ces formes modernes de l'esclavage. Elle appelle notamment à la ratification universelle du protocole additionnel à la convention de Palerme qu'elle a signé en 2000 et ratifié en 2002. Cet accord international vise à prévenir, réprimer et punir la traite des êtres humains et à mettre en ½uvre des instruments visant à lutter contre ces crimes.
La France soutient l'initiative globale pour lutter contre la traite des êtres humains qui regroupe et coordonne les actions des organisations internationales ainsi que le plan d'action mondial des Nations unies contre la traite, lancé en 2010 et qui a créé un fonds pour l'assistance aux victimes.
La France est également partie aux différentes conventions de l'Organisation internationale du travail sur le travail forcé et à la convention internationale des droits de l'enfant, dont l'un des protocoles concerne la traite des enfants.
Le ministère des Affaires étrangères s'associe à cette commémoration en organisant plusieurs événements pour sensibiliser la société civile à l'actualité et à l'universalité de ce fléau.
 
source : diplomatie.gouv.fr
 
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#Posté le samedi 11 mai 2013 06:22

Retour en arrière : Le président des Comores M. ASSOUMANI AZALI en visite officielle en France

N.B : Les passages intéressants sont surlignes en jaune.

Retour en arrière : Le président des Comores M. ASSOUMANI AZALI en visite officielle en France

ALLOCUTION DU MINISTRE DELEGUE A LA COOPERATION, AU DEVELOPPEMENT ET A LA FRANCOPHONIE,
M. XAVIER DARCOS,
LORS DU DINER OFFERT EN L'HONNEUR DU PRESIDENT DE L'UNION DES COMORES,
M. ASSOUMANI AZALI
(Paris, 31 janvier 2005)

Monsieur le Président,
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mes chers Amis,

Monsieur le Président, permettez-moi d'abord de vous dire combien votre visite en France est un événement important pour nos deux pays.

Cette visite est l'occasion pour la France d'exprimer sa satisfaction de voir les Comores enfin sorties d'une longue crise. Il y a quelques années, cette crise menaçait l'unité de votre pays et son existence même.

Depuis, les Comoriens ont su mettre en place de nouvelles institutions, organiser des élections et créer les conditions de stabilité favorables au développement.

Il faut s'en féliciter.
***
Monsieur le Président, je suis également heureux de vous recevoir au Quai d'Orsay, car j'ai eu l'honneur d'être accueilli chez vous, à Moroni, l'an dernier. Et à cette occasion, j'ai pu apprécier votre hospitalité. Il faut dire que l'hospitalité, aux Comores, ce n'est pas un vain mot. C'est un des attraits de vos îles, que je voudrais souligner. Mais il y en a d'autres.

Votre culture, notamment, qui est le produit étonnant d'une longue histoire de brassage de populations et de contact entre civilisations. Elle puise son origine dans la présence de marins et de négociants arabes, perses, africains, portugais et malgaches, qui naviguaient sur la côte de l'Afrique de l'Est, il y a plusieurs siècles. Et elle a reçu aussi l'influence directe de la France, jusqu'à votre indépendance. J'évoquerai aussi la diversité et le charme de vos îles. Chacune a sa personnalité et chacune mérite d'être découverte et appréciée. La Grande Comore, avec son massif volcanique dominé par le Karthala. Anjouan, avec son paysage aux reliefs accidentés et couverts de verdure. Et Mohéli, avec son écosystème marin si particulier. ( Et Mayotte, mon monsieur le ministre? : Ndlr)

Toutes ces richesses culturelles, historiques et naturelles, font l'attrait de votre pays. Je vous souhaite de pouvoir les faire connaître au-delà de vos frontières, pour développer le tourisme. Mais les Comores devront avant tout offrir la stabilité qui pourra attirer les visiteurs et les investisseurs.
***
Pour cela, vous savez que vous pourrez compter sur l'appui de la France. Nous avons, avec la communauté internationale, soutenu le processus de réconciliation de Fomboni. La France est particulièrement attachée à l'achèvement de ce processus, parce qu'elle ne peut pas rester indifférente à ce qui se passe aux Comores.

En effet, les Comores et la France ne sont pas éloignées l'une de l'autre de milliers de kilomètres, comme pourrait le laisser croire l'examen rapide d'une carte du monde. Nous sommes voisins et la présence des élus de Mayotte parmi nous ce soir en témoigne.

Je sais que ce sujet est sensible et que nos positions divergent à ce sujet. C'est toute la singularité d'une relation étroite dans laquelle ce qui nous divise est exactement ce qui nous unit. (La bonne : Ndlr)

Nous avons décidé de gérer cette question dans la sérénité et avec pragmatisme. Vous aimez à rappeler les liens historiques, culturels et familiaux entre les Comores et Mayotte.

Quels que soient nos différends, cette proximité est une réalité qui s'impose à tous. Il nous est impossible d'être des étrangers l'un à l'autre. En tant que voisins, nous avons le devoir d'entretenir des relations de confiance, d'entraide et d'amitié. C'est pourquoi, depuis quelques années, nous encourageons Mayotte à développer une coopération régionale vers ses proches voisins et plus particulièrement vers les Comores.

Les preuves de ces liens d'amitié anciens et profonds entre la France et les Comores sont nombreuses. J'en citerai trois.

Il y a tout d'abord l'usage du français, notre langue commune. Si la francophonie prospère et se développe en Afrique, c'est aussi grâce aux Comores. Vous savez que cette question m'est chère, de par ma fonction, et je dois saluer ici vos efforts pour enseigner, écrire et communiquer en français. Je souhaite rendre hommage dans ce domaine à votre décision de créer une Université des Comores.

Il y a ensuite l'importante communauté comorienne installée en France et dont une grande partie possède également notre nationalité. Je sais qu'il y a parmi nous ce soir des représentants de cette communauté. Je profite de cette occasion pour les saluer et les remercier de participer à cet événement.

Il y a enfin l'engagement de la France à vous soutenir pour développer votre pays, consolider vos institutions et renforcer votre jeune démocratie. La France est le seul pays européen à entretenir une représentation diplomatique aux Comores. Et la fréquence des visites de responsables politiques comoriens à Paris témoigne également de l'intensité des relations entre nos deux pays.

Cet engagement de la France à vos côtés connaîtra un nouvel élan avec la tenue, dans quelques mois, de la commission mixte franco-comorienne. Celle-ci traitera des questions de coopération technique et civile, des questions de circulation des personnes et des biens.

Elle sera l'occasion pour nos deux pays de réfléchir ensemble aux moyens à mettre en ½uvre pour relancer notre coopération. Je tiens ici à réaffirmer clairement notre volonté de relancer cette coopération. Notre effort d'aide publique envers votre pays a diminué ces dernières années, principalement en raison de la grave crise politique que votre pays a traversé. Cette crise a eu un effet direct sur notre coopération, car pour coopérer, pour travailler dans un esprit de partenariat il faut être deux. Notre effort s'accroît à nouveau et sa relance sera au c½ur de la prochaine commission mixte.
***
Avec la franchise qu'impose l'amitié, je dois aussi vous rappeler que les Comores ont encore de nombreux défis à relever, dès cette année.

Nous avons pu constater que vos nouvelles institutions fonctionnent. Il y a eu de nombreux blocages, mais ceux-ci ont tous été surmontés grâce à la volonté des Comoriens de trouver des solutions de compromis. Cette volonté de privilégier le dialogue constructif et de préserver l'unité du pays ne doit pas seulement être maintenue. Elle doit être cultivée et aller de soi, car c'est l'attitude la plus responsable. Les conflits politiques doivent désormais être résolus par le débat démocratique entre Comoriens.

Au-delà du fonctionnement normal d'institutions démocratiques, il vous faudra améliorer la gestion des finances de votre pays et trouver des solutions au problème de la dette extérieure. Vous avez reçu tout récemment une mission du Fonds monétaire international. Celle-ci vous a livré son analyse de la situation. Un calendrier de mesures a été fixé. Vous avez la possibilité de bénéficier à terme d'une réduction de votre dette en 2006. C'est à vous, maintenant, de tout mettre en ½uvre pour respecter ce calendrier ambitieux.

Les Comoriens ont aussi besoin de voir leurs conditions de vie s'améliorer, dans le domaine des soins hospitaliers, des moyens de transports et des infrastructures. Pour tous ces grands chantiers, la France possède les outils de la coopération et elle contribuera à vos efforts de développement.
***
Monsieur le Président,

La France est consciente du rôle déterminant que vous avez joué pour mener le processus de réconciliation inter-comorien à son terme et pour maintenir l'unité de votre pays. Cela ne peut que bénéficier à tous. Il est maintenant possible de travailler au développement de votre pays et de bâtir son avenir.

Nous continuerons à vous soutenir en ce sens et à vous encourager. Nos deux pays entretiennent des relations anciennes fondées sur une histoire commune, avec des épisodes tragiques et d'autres plus heureux. Notre amitié est le reflet de cette histoire. Comme vous l'a dit le président Jacques Chirac cet après-midi, nous souhaitons entretenir une relation fraternelle, tranquille et sereine.

Je lève mon verre à la santé des Comores et de la France et à l'amitié entre nos deux peuples./.
source : comores-online.com
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#Posté le samedi 11 mai 2013 05:30

Modifié le samedi 11 mai 2013 06:13

COMORES / Mayotte occupée : Discours du CCAC à la semaine anticoloniale 2013

Mayotte occupée : Discours du CCAC à la semaine anticoloniale 2013. Collectif des Associations et des Amis des Comores.
 
Par Pierre Carpentier COMORES / Mayotte occupée : Discours du CCAC  à la semaine anticoloniale 2013


 
Semaine anticoloniale édition 2013
 
Assemblée des dernières colonies françaises – dimanche 24 février 2013
Intervention du CAAC (Collectif des Associations et des Amis des Comores)

COMORES / Mayotte occupée : Discours du CCAC  à la semaine anticoloniale 2013
 
Merci à vous qui êtes venu-e-s nous soutenir ce dimanche de gros hiver.
Merci aux organisateurs de la semaine anticoloniale, qui nous permettent de faire connaître aujourd'hui de multiples facettes du colonialisme français tel qu'il sévit dans les outre-mer.
Mon intervention sera basée sur l'analyse des enjeux du contentieux franco comorien sur l'occupation de l'île comorienne de Mayotte. Je m'appliquerai à vous donner les clefs essentielles du contexte de l'occupation coloniale française dans nos régions.
 
(I) Les Comores, une expérience de décolonisation inachevée
 
L'archipel des Comores, ce sont 4 îles de près de 2250 km2 (le ¼ de la Corse) situées à près de 9 000 km de la France !
Contre la France coloniale, les Comores ont enclenché la 4ème vague d'indépendance en 1975. Nous comptons dans cette vague : les Comores, Djibouti, Vanuatu (du temps de la colonisation appelé Les Nouvelles Hébrides). Et nous le payons toujours très cher, c'est ce que je vais mettre en évidence dans mon propos. Nous mettrons en perspective le cas des Kanaks qui ont ouvert la dernière vague de décolonisation en cours, par leur insurrection de 1984.
Dans cet espace anticolonial, nous savons qu'en vertu de la théorie des dominos, l'Etat français réprime très durement tous ceux qui osent ouvrir de nouvelles portes dans les luttes de libération.
 
Les conditions d'accession à l'indépendance
 
Lors du référendum d'autodétermination, le 22 décembre 1974, le Peuple comorien s'est prononcé à 95% pour l'indépendance.
 
La déclaration d'indépendance a eu lieu le 6 juillet 1975, les Comores devenant alors membre de l'ONU, par la résolution 3385 du 12 novembre de la même année, qui réaffirme « la nécessité de respecter l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores, composé des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli ». Les Comores ont été admises comme état membre de l'Organisation, à l'unanimité des voix, c'est-à-dire y compris celles des États européens ; la France, elle, ne s'y était pas opposée, elle s'était abstenue !
 
Mais l'État français, arguant qu'à Mayotte le NON à l'indépendance l'avait emporté, décide d'occuper cette île, à l'encontre du droit international ! Toutes les organisations internationales ont condamné cette occupation illégale et enjoint à la France de quitter Mayotte. Plus de 20 résolutions ont été votées par l'Assemblée Générale de l'ONU dans ce sens, sans résultat tangible à ce jour.
 
La France, donneuse de leçon en matière de droit et de démocratie, n'est pas fière de se voir condamnée chaque année par une résolution de l'ONU, sans effet soit-elle ! Aussi, pour décourager les autorités comoriennes et les amener à ne plus faire débattre de la question de l'île comorienne de Mayotte à l'ONU, la France déploie une campagne d'intimidation et de déstabilisation tous azimuts. Par mercenaires interposés ou en s'appuyant sur ses hommes-lige. Rappelons – nous ces années noires, dans les années 1980 : dix ans d'occupation mercenaire de la partie indépendante, sous la houlette de « l'affreux Bob Denard », comme l'appellent les médias. Lors du procès où il répondait de l'assassinat du président comorien Ahmed_Abdallah, Bob Denard aurait sauvé sa tête en déclarant qu'aux Comores [comme ailleurs] il a toujours agi pour le compte de l'état français ! Ce qu'ont confirmé les agents des services qui sont montés à la barre pour le défendre ... et obtenir un non-lieu scandaleux !
Aux Comores, derrière les man½uvres de déstabilisation, nous avons le réflexe de chercher la main de la françafrique. Et les chiffres sont ahurissants : 23 coups d'état ou tentatives depuis 1975, 4 présidents en exercice assassinés, un président élu démocratiquement déporté (M. Djohar en 1995) !
 
Mettons en parallèle le cas de Kanaky. Donnons la parole au frère Rock Wamytan, ancien président du FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste). Lors d'un colloque d'avril 2008 au Palais du Luxembourg,dans son discours sur les accords de Matignon et de Ouvéa, il pose les questions en ces termes (je cite) :« Vingt ans après, on continue de se poser des questions sur la responsabilité politique de la mort des trois leaders indépendantistes : Jean Marie Tjibaou, Yewene Yewene et Djoubély Wea le 5 mai 1988 à Wadrilla (Ouvéa). En signant cet accord, qui ne donnait pas l'indépendance du pays kanak, Jean Marie Tjibaou avait-il conscience qu'il mettait sa vie en danger et pourquoi l'a-t-il accepté ? Ou alors comment les négociateurs de l'Etat l'ont-ils persuadé de signer, avaient-ils des moyens de pression sur sa personne ? La question reste posée pour nous qui sommes héritiers de cet accord. [] »
 
Assurément, le colonialisme français reste identique dans toutes « ses » outre-mer !
 
L'ancrage progressif de Mayotte dans la France puis dans l'Europe
 
1976 (puis 2000) : la France a organisé illégalement une consultation à Mayotte. Celle-ci a été rejetée sans ambiguïté par la communauté internationale (résolution 31/4 du 21 octobre 1976).
1995 : un visa dit "visa Balladur - Pasqua" a été instauré, pour les Comoriens des 3 autres îles voulant se rendre à Mayotte. Ce visa est à l'origine de près de 10 000 morts dans le bras de mer entre Anjouan et Mayotte !
 
Mars 2009 : La France a procédé, comme programmé, à la départementalisation de Mayotte. Cette île est aujourd'hui le 101ème département français ! C'est toujours contre le droit international, mais c'est aussi contre le droit français, puisque le Peuple français n'a jamais été consulté lors de cette extension de son territoire !
 
La prochaine étape, c'est janvier 2014 : après être passée par de nombreux statuts de Collectivité Territoriale / Collectivité Départementale / DOM / PTOM, Mayotte va accéder au statut de RUP (Région Ultra Périphérique) sous législation européenne ! Ce statut devra être ratifié par les gouvernements européens. Mais ce sera en contradiction flagrante avec le vote unanime des mêmes états en faveur de la résolution 3385 du 12 novembre 1975 (stipulant l'appartenance de Mayotte au nouvel état comorien) !
Cette issue semble inéluctable tant que les man½uvres de la France bénéficient, entre autres, de la « passivité » coupable des gouvernements comoriens successifs !
Mais le temps presse, c'est pourquoi nous lançons un appel vibrant à toutes les organisations de cette semaine anticoloniale, à agir avec nous pour faire triompher la force du droit sur le droit du plus fort.
 
Le bilan de la départementalisation de Mayotte
 
Pour l'heure dressons un bilan de la très courte séquence historique post-départementalisation.
 
Mayotte sera davantage isolée de ses îles s½urs. Comme le précisait le GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Immigrés) l'on assiste en 2010 à « un déploiement sécuritaire exceptionnel afin d'isoler une île de 200 000 habitants du reste de l'archipel dans lequel elle est insérée ».
 
Mayotte servira la politique du chiffre, de tous les régimes politiques confondus, puisqu'on continue d'expulser ce qu'on y appelle « les clandestins comoriens ». Dans son discours sur l'immigration à Mayotte, le président Sarkozy précisait : « Mayotte expulse tous les ans 20 000 clandestins, autant que toute la métropole réunie » [ce qui représente 10% de la population de l'île !!!].
 
La départementalisation forcée de Mayotte s'est traduite par la dégradation du niveau de vie des Maorais. Rappelons-nous des mouvements contre « la vie trop chère » : dès novembre 2011, des Maorais ont manifesté dans la rue, à la suite des grèves du LKP en Guadeloupe, des « marches citoyennes » de l'USTKE en Kanaky ou des grèves générales à la Réunion ... Au final, l'occupation des terres maoraises s'est traduite par des « sorties nettes » exceptionnelles parmi les jeunes, selon les études des flux migratoires de l'INSEE.
 
Dans toutes ces outre – mer, les autorités françaises ont répondu par l'arrogance et réprimé très durement. Mais notons, dans le même temps, ces liens de solidarité qui se renforcent entre les combattants de ces régions, à travers les océans, à l'instar de la déclaration de soutien des organisations de Guadeloupe (octobre 2011).
 
(II) Les enjeux de l'occupation de Mayotte
 
Nous le savons, la France, qu'elle soit de droite ou de gauche, ne peut envisager de renoncer à ses intérêts coloniaux dans nos régions.
Pour illustrer ce point, je donne la parole à Monsieur Victorin Lurel, actuel ministre français des outre-mer. Dans son discours du 29 août 2012, le « discours pour le diner des 3 océans », diffusé sur le site officiel des outre-mer, le ministre déclare avec force emphase (je cite) : « Grâce aux outre-mer, c'est en effet la France qui rayonne sur tous les continents et toutes les mers du monde. Ces outre-mer qui apportent à notre pays tant d'atouts et tant de richesses qui sont autant d'avantages comparatifs dans un très grand nombre de domaines : 11 millions de km² de zone économique exclusive (la deuxième plus grande zone économique exclusive du monde après les Etats-Unis), 80% de la biodiversité nationale, la plupart des espèces endémiques, la plus grande frontière terrestre de l'Union européenne avec le Brésil, la plus grande frontière maritime européenne avec l'Australie, un immense potentiel économique et stratégique avec le Nickel de la Nouvelle Calédonie, les nodules polymétalliques de la Polynésie et de Wallis, la base spatiale, le bois, l'or et bientôt le pétrole de la Guyane, les nouvelles énergies de la Réunion, l'écotourisme de la Martinique, la géothermie de la Guadeloupe, et j'en oublie... ».
Monsieur le ministre oublie, ou omet, quelques raisons de la présence déterminée de la France dans l'océan indien. Pour l'essentiel, retenons que l'état colonial français n'occupe pas Mayotte par pure philanthropie vis-à-vis des Maorais (les habitants de Mayotte) !
Pour corriger cet « oubli », je ferai référence à un excellent article publié dans les billets d'Afrique, sur le site de notre partenaire et amie Survie. Il s'agit de l'article intitulé « Le canal du Mozambique, un enjeu stratégique pour la France », datant de juin 2012.
L'auteur, Raphaël De Benito, annonce les enjeux de cet océan en ces termes : « ce bras de mer de l'océan Indien séparant l'île de Madagascar du Mozambique abriterait d'importantes ressources énergétiques. La France est en passe de mettre la main sur ce nouvel eldorado pétrolier et gazier. »
L'auteur précise que l'annexion par la France des îles du canal de Mozambique (il s'agit de Juan De Nova, Bassa de India, Europa) mais aussi de Tromelin dans l'océan indien, a été tardivement remise en cause par Madagascar (alors que l'ONU avait recommandé à la France d'engager des négociations en vue de leur restitution à Madagascar). Il cite une déclaration du Ministre des Affaires Etrangères de l'époque, Alain Juppé : « Il ne saurait être question que la France renonce à la souveraineté sur Tromelin non seulement sur le principe mais aussi parce que cela pourrait avoir un impact sur les autres différends relatifs à des possessions françaises d'outre-mer, en particulier celui avec Madagascar à propos des îles Eparses situées dans le canal du Mozambique. [] »
En effet, précise l'article : Juan de Nova a un potentiel pétrolier et gazier gigantesque. Au point que Total est prêt à y investir près de 113 millions pour les droits d'exploration offshore et d'exploitation au large de Juan de Nova !
Et l'article de conclure par cette question logique, qui pèse de tout son sens géopolitique :
« D'aucuns se sont demandés pourquoi la France s'était lancée, avec détermination, dans la départementalisation de l'île de Mayotte, soustraite arbitrairement à l'archipel des Comores en 1976 à l'issue d'un référendum scélérat ». CQFD  (Ce Qu'il Fallait Démonter).
 
(III) Et maintenant, QUE FAIRE ?
 
Le traitement du contentieux franco-comorien sur l'île de Mayotte incombe d'abord aux autorités comoriennes. Or, force est de constater que celles – ci ont démissionné sur le traitement réel de cette question. C'est l'un des régimes à la solde de l'impérialisme français, celui du colonel Azali Assoumani, qui a demandé le retrait de la question de Mayotte de l'ordre du jour des Nations,en septembre 2005.
COMORES / Mayotte occupée : Discours du CCAC  à la semaine anticoloniale 2013
Il ne s'agit pas de faire abstraction des pressions réelles que savent exercer les réseaux de la Françafrique, lorsque leurs « intérêts supérieurs » sont en jeu ! Toutes les man½uvres de déstabilisation que l'état français commet dans « ses » régions périphériques, au nom des citoyens français, doivent être identifiées et courageusement dénoncées.
Mais il faut solliciter notre imagination collective pour faire respecter le droit des Peuples en ne laissant pas la situation dépendre des politiques qui sont soumis au diktat des autorités coloniales.
 
L'occupation de Mayotte est une question politique, qui relève du droit international. Les problèmes d'ordre humanitaire (expulsions massives, maltraitance, « morts Balladur », ...) en sont les conséquences.
 
C'est pourquoi, nous devons continuer, ensemble, à rechercher les moyens de nous faire entendre par le conseil de sécurité ! Même si aujourd'hui l'ONU ne joue pas son rôle, puisqu'il se met majoritairement du côté des oppresseurs, nous devons construire ensemble un rapport de force qui le réoriente vers l'intérêt des opprimés. Nous devons mutualiser nos efforts dans ce sens, en agissant ensemble, tout en étant le plus précis quant à nos objectifs spécifiques.
Nous devons agir également dans l'urgence pour stopper l'hécatombe provoquée par ce que certains appellent « le mur Balladur » ! Au nom des Comoriens victimes de ce visa mortifère, nous exprimons notre reconnaissance à toutes les organisations humanitaires qui agissent sur place pour en limiter les dégâts. Nous saluons le travail formidable de la CIMADE, du GISTI, de MDM ... qui dénoncent les expulsions abusives à Mayotte, le non-respect des droits humains dans les CRA (Centre de Rétention Administratifs)... Cependant, nous persistons à dire que là encore, il ne s'agit pas de contourner l'ordre politique qui détermine ici les autres ordres.
Au terme de cette intervention, je veux réitérer une déclaration que le CAAC avait déjà faite à la presse, en 2009 (citée dans un article de l'organe de la CADTM) : « La France doit aider au développement de l'ensemble comorien, en payant sa dette coloniale, qui s'évalue, à minima à plus de sept milles victimes du visa Balladur-Pasqua mais aussi à l'occupation illégale de terres comoriennes et à quelques assassinats de présidents et d'autres leaders politiques comoriens ».
COMORES / Mayotte occupée : Discours du CCAC  à la semaine anticoloniale 2013
 
Sur cette fin d'intervention, je voudrais vous demander d'observer une minute de silence, qui sera dédiée à la réflexion sur tout ce que nous venons de partager, et aussi à la mémoire des 10 000 victimes du visa « Balladur-Pasqua » !
 
SOURCE  (sans les photos) : mediapart.fr
 
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#Posté le samedi 11 mai 2013 03:32

Modifié le samedi 11 mai 2013 04:43

François Hollande souligne "l'impossible réparation" de l'esclavage

Le chef de l'État a adressé vendredi une nouvelle fin de non-recevoir aux revendications de réparations matérielles portée par quelques voix associatives.


François Hollande souligne "l'impossible réparation" de l'esclavage
François Hollande. © Philippe Wojazer / AFP

Face à "l'impossible réparation" des traites négrières et de l'esclavage, François Hollande a prôné vendredi "la paix des mémoires réconciliées" auxquelles il faut "donner un avenir", lors d'une cérémonie au Jardin du Luxembourg. Citant Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais dont on célèbre en 2013 le centenaire de la naissance, le président de la République a repris à son compte le terme d'"impossible réparation". "Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, c'est la mémoire, la vigilance et la transmission", a déclaré M. Hollande, adressant ainsi une nouvelle fin de non-recevoir aux revendications de réparations matérielles portée par quelques voix associatives. Il reste ainsi fidèle à la ligne déjà explicitée lors de son voyage au Sénégal en octobre dernier et de son hommage aux victimes de la traite transatlantique sur l'île de Gorée.
 
"Notre responsabilité est de donner un avenir à cette mémoire", a affirmé le président, annonçant que l'État apporterait sa "contribution" au "projet emblématique", jusqu'alors porté par la région Guadeloupe (fief du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel), de centre d'expression sur la traite, baptisé "mémorial ACTe", à Pointe-à-Pitre. "C'est la paix des mémoires réconciliées et non l'oubli qui rendra la France plus forte", a-t-il ajouté.
 
Le 10 mai est la date retenue pour la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, célébrée depuis 2006 et issue de la loi Taubira de reconnaissance de la traite et de l'esclavage comme crime contre l'humanité (2001). La ministre de la Justice, présente ainsi que ses collègues des Outre-mer (Victorin Lurel), de la Culture (Aurélie Filippetti) et de la Réussite scolaire (George Pau-Langevin), a été chaudement applaudie par les centaines d'invités. L'abolition de l'esclavage en 1848 ne s'étant pas appliquée en même temps dans les anciennes colonies, chaque territoire d'outre-mer a sa propre date, a rappelé M. Hollande : 27 avril à Mayotte, 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe, 10 juin en Guyane et 20 décembre à La Réunion.
 
source : lepoint.fr
 
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#Posté le vendredi 10 mai 2013 09:05

Et si le BTP réunionnais allait bâtir aux Comores ? - Le Journal de l'île de la Réunion

Et si le BTP réunionnais allait bâtir aux Comores ? - Le Journal de l'île de la Réunion

Le BTP réunionnais est en crise, mais la Capeb Réunion - Confédération de l'artisanat des petites entreprises du bâtiment - a des idées pour relancer (...)

via : www.clicanoo.re

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#Posté le vendredi 10 mai 2013 08:37

COMORES / Amerrissage du vol de la compagnie Inter-iles : les passagers entendent saisir la compagnie et son assureur en justice pour leur indemnisation

COMORES / Amerrissage du vol de la compagnie Inter-iles : les passagers entendent saisir la compagnie et son assureur en justice pour leur indemnisation
 
“ Le 5 juin prochain, les rescapés du crash de l'appareil d'Inter-Iles Air vont saisir la justice pour réclamer à la compagnie et à son assureur français, Eolia, leurs indemnisations, pour réparation morale et soins médicaux”, a confié à Al-watwan Me Bahassane Ahmed. Les passagers du vol de cette compagnie locale, qui a amerri quelques minutes seulement après son décollage, vont recourir à la justice car, selon leur avocat, l'assureur manifeste une attitude de mépris vis-à-vis de ces personnes et de l'Etat.  
 
Selon Me Bahassane, ces rescapés, que l'on avait annoncé sains et saufs après l'amerrissage, souffrent de traumatisme moral et problèmes psychologiques. “Certains d'entre eux souffrent de troubles de sommeil, d'angoisses, d'hypertension, entre autres”, rapporte l'avocat. A en croire toujours l'avocat “d'autres ont bu, lors de cet accident, du kérosène”. “Pour tout cela, nous réclamons les indemnités qui conviennent et nous demandons que cela soit exécuté dans les plus brefs délais ; que justice soit faite”, insiste-t-il. Quant aux responsables de la compagnie de transport aérien, Inter-Iles air, ils affirment n'avoir rien négligé et, pour preuve, le directeur de la compagnie s'était rendu à Paris, au début du mois d'avril, pour en parler avec l'assureur. “Nous sommes conscients du fait que les clients doivent être indemnisés, c'est un souci que nous partageons ensemble. Nous pensons que cela va se régler d'ici le mois de juillet. Le processus est en marche, toutefois, il faut comprendre que ce genre d'opération prend vachement du temps car elle est complexe et compliquée”, a tenu à rassurer Amini Moumini, chef de l'agence à Moroni. Pour lui, il y a lieu de reconnaître les efforts déployés par Inter-Iles air par rapport au paiement de quelques frais de soins d'hôpital et au remboursement des billets. “Nous avons pris et nous continuons de prendre les précautions nécessaires pour satisfaire nos clients, cependant, il faut comprendre que des accidents peuvent arriver pour nous et même pour d'autres. Cela ne dépend pas de notre volonté“
. 
Pour rappel, le mardi 27 novembre dernier, un Embraer 120 de la compagnie inter-iles air, en partance pour Ndzuwani, a amerri en début d'après-midi, peu de temps après son décollage du tarmac de l'Aéroport international Prince Said Ibrahim. Le crash qui s'est produit près des côtes du village de Domwambwani, au nord de l'aéroport, n'a pas fait de perte parmi les 29 personnes qui se trouvaient à bord. Mais jusqu'à ce jour l'enquête stagne et rien n'est connu des circonstances exactes de l'accident. Et l'on se demande si la commission d'enquête, mise en place après l'accident, a pu se réunir ne serait-ce qu'une seule fois pour examiner le dossier. Et si les 715 millions de francs sollicités pour les besoins de l'enquête et remonter l'appareil ont été mobilisés.  
 
Nassila Ben A 
Source (sans la photo) : http://www.alwatwan.net/pdf/09052013.pdf
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#Posté le vendredi 10 mai 2013 06:21

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