Skyrock.comDécouvrir
  • ACCUEIL
  • BLOG
  • PROFIL
  • CHAT
  • Musique
  • Sources
  • Vidéos
  • Photos
  • Tasanté
  • Jeux-Concours
  • Cadeaux
  • Facebook
  • Connecte-toi

    J'ai oublié mon mot de passe
  • Crée ton blog

  • Blog
  • Profil

UN OEIL SUR LES COMORES

Source
Photo de wongo

wongo

Description :

Tout ce que vous voulez savoir sur les Comores (news, actualités, informations). Une visite s’impose : http://wongo.skyrock.com/

Le blog est mis à jour régulièrement pour vous informer le plus rapidement possible.
Le combat de wongo, c’est le retour de Mayotte dans son ensemble naturel en conformité avec le droit international.
C’est une condition sine qua non pour une stabilité durable des Comores

L’Equipe wongo

Wongo

  • Envoyer un message
  • Offrir un cadeau
  • Ajouter à mes amis
  • Bloquer
  • Devenir fan

Ses Honneurs (24)

  • Maître du temps
  • Mobile
  • Kiffé Koi !
  • Saint Bernard
  • Serial Kiffeur
  • Gossip

» Suite

Son profil

Profil de wongo
wongo52 ans
MUTSAMUDU
Comores

Partage

  • Tweet
  • Amis 0

Design by wongo

Signaler un abus

Infos

  • Création : 01/08/2007 à 12:36
  • Mise à jour : Hier à 10:25
  • 1 174 703 visites
  • 11 134 visites ce mois
  • 5 844 articles
  • 32 383 commentaires
  • 1 083 amis
  • 4 favoris
  • 1 775 kiffs

Tags

  • Anjouan
  • anjouan
  • comores
  • COMORES
  • Comores
  • dsk
  • DSK
  • Fahmi
  • France
  • france
  • Lybie
  • lybie
  • Marseille
  • Mayotte
  • mayotte
  • MAYOTTE
  • nafissatou
  • onu
  • Sambi
  • sambi

» Suite

Ses archives (5 844)

Ses fans (67)

» Suite

Ses amis (1 083)

  • thiergo
  • hadjiramohamed
  • OussamOunaa
  • helyprod
  • zandi
  • FelizeLeNoir
  • Tirlicou349
  • nathan-swift
  • mogne
  • luton0contre0lhomophobi

» Suite

Fan de (4)

Liens Skyrock Publicité

Abonne-toi à mon blog ! (5 abonnés)

RSS

Retour au blog de wongo

11 articles taggés MAYOTTE

Rechercher tous les articles taggés MAYOTTE

COMORES / MAYOTTE: Manifestation Internet en mémoire aux milliers de victimes en mer

A l'occasion du 1er anniversaire de la grande manifestation du 23 février 2011 organisée à Mayotte, en mémoire aux  milliers de victimes en mer, nous indigné-e-s de Chitsangani (Mutsamudu), appelons à une manifestation INTERNET le jeudi 23 février 2012, et demandons à tous ceux, épris de Justice et de Liberté de publier cette photo sur la page d'accueil de leurs blogs ou sites,  le JEUDI 23 FEVRIER 2012, en mémoire aux milliers de victimes du bras de mer séparant MAYOTTE d'ANJOUAN.
 
Indigné-e-s de Chitsangani
 
titre : COMORES / MAYOTTE - ANJOUAN : HALTE AU MASSACRE
 
COMORES / MAYOTTE: Manifestation Internet en mémoire aux  milliers de victimes en mer /
 
Tags : COMORES, MAYOTTE, FRANCE
​ 1 | 1 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le dimanche 19 février 2012 09:29

Modifié le dimanche 19 février 2012 13:35

MAYOTTE : Pétition intersyndicale au futur président français

MAYOTTE : Pétition intersyndicale au futur président français

Pétition pour les personnels de l'Éducation nationale en poste à Mayotte
à Monsieur le candidat à la Présidence de la République Française.
____________________


Je signe l'appel - Ils ont signé...
_______________________

Monsieur,

Nous nous permettons d'attirer votre attention sur la situation inacceptable de 17 de nos collègues en poste à Mayotte depuis deux ans.

Sur décision concertée des Vice-recteur et Préfet de Mayotte, ces collègues, qui avaient demandé à ce que leur séjour de deux ans soit renouvelé afin de poursuivre leurs missions sur l'île, ont essuyé un refus. Refus non-motivé par les décisionnaires, comme le décret « Juppé » de 1996 les y autorise : le Vice-recteur actuel, M. Perrin, a décidé depuis son arrivée l'an passé d'utiliser ce décret pour faire taire tout dialogue social dans les établissements.
 
Les cas de MM. Durozad et Rhin sont emblématiques : tous deux professeurs, le premier est porte-parole du SNES, syndicat enseignant le plus représentatif alors que le second est président du Réseau Éducation Sans Frontières pour l'île de Mayotte. Tous deux non-renouvelés malgré l'avis favorable de leur chef d'établissement. Nous ne pouvons pas accepter qu'être enseignant à Mayotte signifie de renoncer à son engagement syndical ou citoyen sous peine de non-renouvellement de séjour. En tant que collègues et citoyens, nous ne pouvons accepter de telles pratiques, contraires aux valeurs de notre République.
 
Ces pratiques autoritaires de « management » ne font d'ailleurs qu'aggraver la crise de recrutement que connaît notre île : environ 170 postes sont restés vacants dans le secondaire à la rentrée 2011, combien de plus l'an prochain ?
 
C'est pourquoi nous vous demandons de prendre publiquement l'engagement de revenir sur les décisions de non-renouvellement prises à l'encontre de nos 17 collègues, si vous deviez être élu Président de la République au mois de mai prochain.

___________________

Je signe l'appel - Ils ont signé...
___________________

pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions

Tags : MAYOTTE
​ 1 | 1 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le dimanche 19 février 2012 00:32

Partenariat de défense : L'accord entre la France et les Comores

Partenariat de défense : L'accord entre la France et les Comores
 Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l'Union des Comores instituant un partenariat de défense (Cliquez) 

Des relations franco-comoriennes complexes (un extrait du rapport )
 
Celles-ci restent toujours marquées par le refus de l'Union des Comores de reconnaître le maintien de Mayotte, qui est devenu récemment notre 101ème département, au sein de la République française. Cependant cette revendication n'est plus soutenue de façon très agressive dans les enceintes internationales.
En dépit du différend de souveraineté qui les oppose, la France et l'Union des Comores entretiennent une relation apaisée, notamment grâce à l'importante diaspora comorienne de France mais aussi à travers de nombreux liens historiques, culturels et économiques.
Environ 300 000 Comoriens dont une grande majorité de franco-comoriens résident en France métropolitaine. Les flux migratoires vers la France demeurent positifs avec environ 6 000 autorisations délivrées en 2011 et une immigration irrégulière très importante notamment vers Mayotte.
Elles ont un intérêt naturel à renforcer leur coopération bilatérale. L'aide de la France, de l'ordre de 13 millions d'euros en 2011 est importante. De nombreux projets sont à l'étude, mais se heurtent à la faible capacité d'absorption des Comores en raison de l'instabilité fréquente du contexte politique et institutionnel, des conflits permanents de compétence entre les collectivités locales, les îles autonomes et l'Union et du manque de qualification de la population.
 
Source : http://www.senat.fr/rap/l11-359/l11-3596.html
 
----------------------------------------------------------
 
Commentaire wongo  : LA  COÏNCIDENCE : Délégation de députés comoriens en France (lu dans le blog de Daniel Goldberg)

Partenariat de défense : L'accord entre la France et les Comores
Bourhane Hamidou et ses collègues à la tribune d'honneur de l'Assemblée nationale

J'ai eu le plaisir d'accueillir pendant une semaine, du 10 au 17 février, une délégation de députés de l'Union des Comores.
Conduite parBourhane Hamidou, président de l'Assemblée de l'Union, c'était lapremière mission officielle de parlementaires comoriens en France depuis l'indépendance des Comores en 1975. Elle faisait suite à la mission que j'avais moi-même conduite aux Comores en 2010.
Outre le Président de l'Assemblée, la délégation était composée de Djaé Ahamada Chanfi, vice-président, d'Abdallah Ahmed Abderamane, président de la Commission des relations extérieures et du Groupe d'amitié Comores-France ainsi que de Abdou Salim Mouhtar et deAbdoulfatah Saïd Mohamed, questeurs. Le directeur de cabinet, Amirdine Mohamed, a assuré le bon déroulement de la mission. De par nos relations de confiance mutuelle, j'ai été très heureux que l'ambassadeur des Comores en France, Abdallah Mirghane, nous accompagne pendant tous les rendez-vous.
Plusieurs moments forts ont rythmé cette semaine : des rencontres avec les associations franco-comoriennes d'Ile-de-France à l'initiative de Stéphane Troussel, 1er vice-président du Conseil général, à Bobigny, et de François Pupponi, député-maire, à Sarcelles, la visite et des réunions de travail à l'Assemblée nationale et au Sénat où la délégation a reçu un accueil plus que chaleureux des parlementaires français en étant présentée et applaudie en séance publique dans les deux assemblées. (la suite est à lire ICI)

Tags : COMORES, FRANCE, MAYOTTE
​ 0 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le samedi 18 février 2012 11:59

Modifié le samedi 18 février 2012 13:36

COMORES : J-1 pour Miss Mayotte 2011

COMORES : J-1 pour Miss Mayotte 2011
La grande soirée de la 65ème élection de Miss France se déroulera demain, samedi 3 décembre, à Brest, et sera retransmise en direct sur TF1 à partir de 22h45 à Mayotte. Cette année, la belle Aïcha Ahmed, originaire de Passamaïnty et âgée de 20 ans, aura la lourde tâche de porter les couleurs de Mayotte, après Elisabeth Ongaretto en 2010 et Elodie Anridhoini en 2009. Pour se préparer à l'élection de samedi, Aïcha a participé au voyage à Mexico où elle a pu faire connaissance avec ses concurrentes et suivre une discipline de fer, afin de mieux appréhender la soirée de samedi. Si Miss Mayotte ne figure pas cette année parmi les favorites, les domiennes sont bien représentées dans le 5 avec Miss Guadeloupe, Miss Réunion et Miss Tahiti plébiscitées sur le net.
Mais Aïcha, qui s'est faite discrète jusque-là, pourrait bien créer la surprise grâce à sa plastique irréprochable et son expérience des concours de beauté. Seul nuage dans le monde idyllique des Miss, le comité Miss France n'aurait pu conclure un accord avec les opérateurs téléphoniques en Outremer. Ainsi, les Ultramarins pourraient être privés de vote et si à Mayotte les concours de beauté ne déchainent pas les passions, dans certains autres département, comme à la Réunion, la nouvelle a fait scandale. SFR ferait tout son possible pour pallier cette injustice au plus vite, sinon Aïcha devra compter uniquement sur son charme pour séduire les Métropolitains, mais nul ne doute que la communauté mahoraise de l'Hexagone se mobilisera pour soutenir la belle. 
 
Source : Flash Info n°2895 du Vendredi 2 décembre 2011
 
Commentaire wongo :
Toute la communauté comorienne de l'Hexagone doit se mobiliser pour soutenir la belle Aïcha
Tags : MAYOTTE, MISS
​ 0 | 28 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le jeudi 01 décembre 2011 15:31

MAYOTTE : "Est-ce que Les Mahorais payent ou non le juste prix ?"

MAYOTTE : "Est-ce que Les Mahorais payent ou non le juste prix ?" Le médiateur Stanislas Martin est arrivé à Mayotte ce lundi matin et s'attachera à répondre à cette question par ses analyses et ses relevés. Il assistait hier après-midi à la réunion de l'Observatoire des prix en compagnie de différents protagonistes : le patronat, la préfecture, les syndicats et le conseil général. L'intersyndicale en lutte contre la vie chère est la dernière à être arrivée à la Dieccte et avait d'ores et déjà fait comprendre que si le médiateur n'était pas là pour les négociations, ils ne resteraient pas à la réunion. Et effectivement, c'est ce qui est arrivé. A peine entrés dans la salle de réunion, Riffay Hamidouni, de l'Ascoma, en est ressorti offusqué car le syndicat FO était "surreprésenté". Hamidou Madi M'colo, le secrétaire général de la Force ouvrière, signataire d'un protocole d'accord sur les prix, était lui aussi autour de la table. Après ce premier incident, moins de 10 minutes se sont écoulées avant que l'intersyndicale ne prenne la porte de sortie, en même temps que le préfet Thomas Degos. Il était prévu que ce dernier n'assiste pas à la réunion jusqu'à la fin, mais pour les syndicalistes, c'est pour une tout autre raison... 
Stanislas Martin, chef de services à la DGCCRF est ici, non pour assister aux réunions de négociation mais pour identifier les problèmes, explique-t-il. "Le but de ma mission est que l'on ait une vision commune des problèmes. Après, on espère pouvoir se mettre d'accord sur les solutions. L'idée est qu'on parvienne à un diagnostic qui soit partagé, en écoutant les arguments des uns et des autres... Moi, mon travail est d'aider à la négociation. Je n'ai pas de mandat pour négocier, ça viendra dans un second temps"... Alors que les manifestants, comme les syndicalistes semble-t-il, s'attendaient à un médiateur pour rétablir le dialogue lors des négociations. 
M. Martin, qui sera présent dans l'île jusqu'à la fin de la semaine, avoue lui-même que "l'expérience est inédite". Cependant, il dit bien connaître le sujet : "Il y a déjà énormément de travail qui a été fait. Il y a les accords qui ont permis d'identifier quels sont les produits problématiques. Localement, la Dieccte a déjà beaucoup d'éléments. Il faut parvenir à déterminer si les entreprises font des marges ou non qu'on considérerait comme anormal, et dans ce cas, le problème viendrait d'ailleurs, plus en amont" Alors que l'on semble plus que jamais être dans une impasse, le chef des services rencontrera les différents protagonistes avant son départ vers la Métropole. 
C'est dans le courant de la semaine prochaine que sera rédigé le rapport sur les prix à Mayotte, un compte-rendu qui devrait permettre aux différentes parties de rediscuter. "Mon but n'est pas de me substituer au préfet. Je viens sur un sujet très précis : les prix et les marges. Je suis là pour apporter une aide au préfet et aux habitants de Mayotte. Je vais rencontrer toutes les parties prenantes. Est-ce que les Mahorais paient ou non le juste prix ? Une fois que l'on sera d'accord sur le problème, ce qui constitue une première étape, ça nous permettra de finaliser les accords du 17 octobre". En attendant, la paralysie continue dans notre île... 
 
Source : Flash Info  n° 2869 du Mardi 25 octobre 11
Tags : MAYOTTE
​ 0 | 4 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le lundi 24 octobre 2011 18:02

Blessé au flashball à Mayotte, l'enfant de 9 ans accuse le gendarme

Blessé au flashball à Mayotte, l'enfant de 9 ans accuse le gendarme
Le garçon de neuf ans, Nassuir Oili, blessé par un tir de flashball en marge des manifestations contre la vie chère à Mayotte, accuse le gendarme d'avoir "pris son arme et tiré" sur lui, explique-t-il dans le Jir de ce matin. Nassuir est hospitalisé au GHSR de Saint-Pierre après avoir été évacué de Mayotte suite à sa blessure à l'oeil. 

Le petit garçon de 9 ans a perdu son oeil suite à ce tir de flashball du gendarme, depuis placé en garde à vue et sous le coup d'une enquête. Dimanche, "des inspecteurs de la gendarmerie nationale" feront le déplacement pour l'entendre sur son lit d'hôpital. Mais pour Nassuir, l'histoire est simple. Il jouait sur la plage de Longoni vendredi 7 octobre, deux véhicules de gendarmerie sont arrivés avec quatre gendarmes, "il y en a un qui m'a attrapé (...). J'ai couru, un autre est retourné à la voiture et a pris son arme et tiré", explique le garçon dans le Jir de ce matin. 

Arrivés de Mayotte hier soir à la Réunion, les parents du petit garçon ont bénéficié de la solidarité pour retrouver leur fils blessé et hospitalisé à la Réunion. La compagnie Air Austral a offert un billet d'avion au couple et un comité de soutien a permis de récolter près de 4.000 euros. 

Maintenant, les parents espèrent une seule chose, que cette histoire se finira en procès.


Source : zinfos974

 
Samedi 15 Octobre 2011 - 08:23

Tags : MAYOTTE
​ 0 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le samedi 15 octobre 2011 01:17

COMORES / Vue de Mayotte, la loi sur les soins sous contrainte


COMORES / Vue de Mayotte, la loi sur les soins sous contraintePar Paticia Janody
 
La scène intervient dans le cours d'une consultation à Kahani, dans l'ile de Mayotte, devenue département français cette année courante 2011. Le psychiatre reçoit une jeune mère depuis peu traitée par neuroleptique, qui confirme elle-même l'intérêt du médicament: elle a tenté de l'interrompre et s'est aussitôt vue assaillie de nouveau par divers phénomènes terrifiants, internes et externes, qui le mettent hors d'état de prendre soin de son bébé âgé de trois semaines. L'accord semble donc conclu pour reconduire la prescription. Seulement voilà, il y a le problème du lait: l'allaitement n'a pu être poursuivi et cette femme, qui a déjà nourri trois enfants, comptait recourir au lait en poudre premier âge. Sauf qu'il n'y a pas d'argent à la maison pour acheter le lait en poudre.
L'échange qui suit est quasiment prévisible, et scandaleux à proportion de sa prévisibilité. Le psychiatre propose de remplir une ordonnance pour le lait, à l'attention de la PMI (centre de protection maternelle et infantile). Inutile, déclare la femme. Elle s'y est rendue hier, il n'y a plus de lait disponible à la PMI. Plus de lait à la PMI, appuie l'infirmier, et aucune date de réapprovisionnement fixée. C'est ainsi depuis deux mois, cet approvisionnement-là semble bloqué. Ah, commente le psychiatre embarrassé, pourrait-on se tourner en ce cas vers l'association Solidarité–Mayotte?  -Inutile, lâche la femme. Elle s'y est rendue avant-hier, il n'y a plus de lait à Solidarité–Mayotte. Plus de lait à Solidarité-Mayotte, confirme l'infirmier, et aucune date de réapprovisionnement fixée. Ah, commente le psychiatre très embarrassé, mais où peut-on alors trouver du lait premier âge ?
De l'enquête téléphonique, il ressort que le dispensaire Jacaranda (à Mamoudzou) dispose encore d'un peu de lait premier âge. La patiente pourrait s'y rendre en taxi-brousse, sous réserve de se faire avancer l'euro nécessaire à la course. Mais, dit-elle, c'est trop risqué, une chance sur deux de se faire arrêter. Telle est en effet sa situation: grand-comorienne de naissance, elle ne dispose pas d'un visa en règle, encore moins d'une carte de séjour pour Mayotte. Elle est donc soumise aux contrôles de la PAF (police de l'air et des frontières) qui s'exerce régulièrement sur les taxis-brousse, et risque l'expulsion. Cette femme est donc prise entre deux fléaux, chacun pire que l'autre : manquer de lait et risquer de voir dépérir son enfant ; aller chercher du lait et risquer de se faire expulser, et séparer de son enfant.
Le temps de consultation est occupé par la quête alentour de quelques jours de lait en poudre, si bien que les « troubles psychiques » eux-mêmes ne sont guère abordés. Mais au fait, se tient-on vraiment hors sujet en touchant aux moyens de subsistance de l'enfant ? Le dilemme auquel cette femme est confrontée vient-il seulement en conséquence de ses troubles psychiques, comme un mal supplémentaire ? Ou bien le niveau auquel s'applique la loi relative au droit de séjour n'entre-t-il pas plutôt dans le processus psychique à l'½uvre ? Pour le dire autrement : quand une loi s'immisce jusqu'à ce degré d'intimité concrète, non seulement la disposition du corps propre, mais sa capacité d'engendrement, est-ce que cela ne rend pas fou ? Contrairement à la tradition, la femme n'évoque d'ailleurs aucun djinn partie prenante du délire. Elle se contente de lutter contre ses visions terrifiantes et de chercher du lait pour son bébé.
Comment enfanter, quand le v½u de procurer à l'enfant la nationalité mahoraise/française (de par son lieu de naissance), est mis en balance avec un risque portant sur sa survie même, au nom de la nationalité acquise? Un conflit est certes inhérent à toute naissance : il  faut en passer par le défilé du renoncement, abandonner une part des v½ux particuliers posés sur l'enfant, au profit de son avènement à ce qui fait monde commun. Mais lorsque l'enjeu de l'inscription au registre d'état-civil est la survivance même, se tient-on encore dans cette logique commune ? Reste-t-il alors un autre choix que celui du délire, c'est-à-dire cette forme de clivage radical entre monde commun et monde délirant, avec ce que celui-ci implique de retours terrifiants?
Il n'y a pas de réponse directe à cette question. Pas d'autre réponse que la répétition de la question devant chacune de ces parturientes  comoriennes, ou anjouanaises, étrangement saisies par un épisode délirant que rien n'annonçait dans le cours de leur vie antérieure. On peut être assuré, quoiqu'il en soit, qu'un enfant né sous ces auspices ne se voit pas offert le plus sûr départ dans l'existence. Laissons à l'imagination de chacun la sorte de message dont ce citoyen en devenir peut se trouver porteur. Peut-être fera-t-il entendre, sous l'hypothèse la moins néfaste, et pour peu qu'on y prête l'oreille,  quelque chose des abîmes qui tiennent parfois lieu de frontière.
Il s'agirait, à tout le moins, de considérer les deux sens de la question: ce qui, des manifestations d'un délire, peut en appeler à la loi; et inversement, ce qui, d'une certaine application monolithique de la loi, est capable d'enfoncer la frontière de la folie. L'état psychique de cette femme fait signe vers les conséquences de l'application aveugle d'une loi donnée. Plus précisément, elle invite à distinguer les niveaux auxquels une loi s'applique : un niveau légitime d'application au regard des conditions de vie commune dans une société donnée ; un niveau illégitime d'application qui ampute irréversiblement les possibilités d'un sujet.
Venons-en à la loi du 5 juillet 2011, sur les soins psychiatriques sans consentement. Cette loi systématise le marquage social de la folie, poussant notamment à l'application et à la surveillance de traitements médicamenteux contraints jusqu'aux domiciles personnels. L'exemple ici choisi vient en décalage, puisque la patiente est consentante aux soins et même demandeuse d'un traitement neuroleptique. Et ce décalage fait d'autant ressortir l'analogie avec la situation d'un psychiatrisé contrôlé à domicile, dans ses actes et dans ses dires, dans ses présences et dans ses absences, dans ses tentatives de production ou de création « hors-programme », de quelque nature qu'elles soient.  La particularité de la loi engagée importe moins, alors, que son niveau d'application, sa pénétration potentiellement illimitée de l'espace psychique. A cet égard, la loi sur les modalités de soins psychiatriques sans consentement rejoint une forme de législation sur le droit de séjour.
La loi du 5 juillet touche à l'énigmatique et inquiétante frontière de la folie, à ces confins psychiques avec lesquels certains n'ont d'autre choix que de batailler. Frontière certes irréductible à ce qui peut s'en légiférer, mais à laquelle tout système de loi doit s'attaquer d'une façon ou d'une autre. Or s'il n'est peut-être pas de très bonne façon, il en est de très mauvaises, et ceux qui ont quelque expérience en psychiatrie ont dénoncé le texte du 5 juillet,  applicable depuis le 1° août. On peut déjà apprécier ses effets délétères. D'une mainmise volontariste sur l'espace subjectif, il résulte inévitablement une aggravation du versant pathogène de la psychose. Le positionnement clinique impose clairement l'inverse, à savoir de rappeler les limites nécessaires à une application légitime de la loi. Soit à tenir ferme sur la part inaliénable qui a droit de séjour
 
mediapart
Tags : COMORES, MAYOTTE
​ 0 | 1 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le dimanche 14 août 2011 18:07

COMORES / Premier braquage au fusil à pompe à Mayotte

C'est une première dont les Mahorais se seraient bien passés : leur premier braquage au fusil à pompe. Un cran a donc été franchi dans la violence des vols en début de semaine dans une boulangerie de Tsoundzou I. L'information est livrée par nos confrères d'Albalad. Quatre individus cagoulés sont entrés armés du fusil à pompe dans le commerce et ont menacé. Ils ont pris la fuite avec en poche la somme de 1000 euros. Maigre somme compte tenu des risques encourus dans ce genre d'affaire. Risque de blesser ou de tuer quelqu'un. Mais aussi risque d'être interpellé et poursuivi pour vol à main armée, un crime puni de 20 ans de réclusion criminelle. Depuis quelque temps, les armes font leur apparition sur l'île au lagon. Des grenades ont en effet été récemment découvertes sur des pistes de brousse. La dernière découverte en date remonte à mercredi au pied du mont Combani. L'information est donnée par le journal France Mayotte Matin. Selon nos confrères, cette dernière grenade n'est pas offensive. Il s'agirait d'un engin d'entraînement. Une quarantaine de cartouches était à côté. Du matériel militaire certainement oublié là... Combani accueille le Groupement du service militaire adapté.
 
Source : clicanoo.re
Tags : MAYOTTE
​ 0 | 9 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le vendredi 12 août 2011 17:07

COMORES / MAYOTTE : LES ANJOUANAISES EN FINALE

 
COMORES / MAYOTTE : LES ANJOUANAISES EN FINALE
Les Anjouanaises de Faigaffe restent invaincues depuis le début du tournoi ! Mercredi soir, face aux filles de Vautour elles ont dominé le jeu, s'assurant une participation à la finale de ce Challenge Masters... 

Si les filles de Labattoir ont ouvert la marque, elles ont dû se cantonner à défendre tout le reste du 1er QT Faigaffe s'envolant alors au score (17-4) ! Les deux formations ont ensuite fait jeu égal, marquant tour à tour sur un rythme effréné, jusqu'à la mi-temps (29-16). A la reprise, Vautour passera plus nettement à l'offensive, sans pour autant refaire son retard.  
Les Anjouanaises accélèreront encore le jeu, assommant leurs adversaires -marquées par la fatigue- par une série de tirs à 3 points qui creusera encore l'écart au score ! L'expulsion du coach des "Vertes“ suite à une contestation musclée, n'arrangera pas les choses, Faigaffe en profitera pour conclure le duel sur un score sans appel : 71 à 48, rejoignant en finale la sélection de Mayotte. Match à suivre samedi à 17h00 !
 
Source : Albalad Mayotte n°245 du vendredi 08 juillet 11
Tags : COMORES, MAYOTTE
​ 0 | 9 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le dimanche 10 juillet 2011 11:44

COMORES / MAYOTTE : IKILILOU DEVOILE SON VRAI VISAGE

COMORES / MAYOTTE : IKILILOU DEVOILE SON VRAI VISAGE
L'équipe wongo vous propose une comparaison entre la déclaration du président comorien Dr IKILILOU DHOININE à propos de Mayotte lorsqu'il déclare : « aucune solution à l'épineuse question de l'ile comorienne de Mayotte, n'est envisageable, sans l'implication de nos frères Mahorais » et celle du député français Daniel Goldberg, lors de sa visite aux Comores début octobre 2010, lorsqu'il déclare : « Mayotte est française tant que les Maorais ne changeront pas de position sur cela, et il n'y a pas de débat ».
Si la déclaration de Daniel Goldberg avait déclenché l'indignation des intellectuels et médias comoriens (lire les articles proposés ci-dessus), celle du président IKILILOU est passée « inaperçue » dans les médias comoriens.
Dans son droit de réponse le député français a réitéré sa pensée mais avec d'autres mots comme ils savent le faire, en déclarant : « l'avenir institutionnel de Mayotte ne peut passer outre la volonté des mahorais...».
(Une autre version : « Parce que respectueux du droit des peuples à choisir leur destin, nous ne pouvons envisager une décision qui s'imposerait aux Mahorais sans qu'ils en soient acteurs. » A lire ici : Comores : tribune dans Le Monde sur le renouvellement de l'entente entre la France et les Comores - La réponse du comité Maoré à lire ci-dessous-)
« Notre rédacteur confirme les propos tenus par le député Goldberg et rapportés dans son article paru dans la Gazette des Comores (n°1324) et sur le réseau HZK le 13 octobre 2010. D'ailleurs, ce communiqué tout en cherchant à nier ces propos les confirme dans des expressions telles que « dépasser le seul différend de territoire pour permettre un développement régional ». Cela signifie que les Comoriens doivent maintenant oublier leurs revendications territoriales si elles veulent être aidées par la France. » pouvait-on lire dans la réponse de la Gazette.
Par contre M. Juppé, lui se montre reconnaissant et parle, d'une "nouvelle page" dans les relations franco-comoriennes après l'investiture du président Ikililou Dhoinine et on comprend pourquoi. Bonne lecture :
 
Goldberg : « Mayotte est française et il n'y a pas de débat »


La délégation d'élus français conduite par Daniel Goldberg, député, Vice-Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis et Président du groupe d'amitié franco-comorien a quitté l'archipel ce lundi de l'aéroport de Dzaoudzi.
Après avoir passé quatre jours à Ngazidja (du 2 au 6 octobre), trois jours à Anjouan (du 6 au 9 octobre) et 1 jour à Mwali (du 9 au 10), et la délégation est arrivée à Mayotte dimanche. Elle a été chaleureusement accueillie par le député Aly Abdoulatifou (MODEM) qui aurait dû faire la tournée dans l'archipel, mais qui n'a pu se joindre aux autres députés pour des raisons non explicitées.
Les parlementaires ont tenu à visiter le tristement célèbre Centre de Rétention administratif (CRA) de Pamandzi, où sont enfermés les Comoriens et malgaches sans papiers français. Plusieurs rapports d'organisations françaises ont déjà dénoncé les conditions inhumaines de détention dans ce centre. Alors, pour l'arrivée des députés, le CRA a été nettoyé et les militants de la CIMADE qui s'y trouvaient le matin et qui ont dû déguerpir, affirment que certains « sans-papiers » ont été déplacés ailleurs pour ne laisser dans le centre qu'une vingtaine de détenus.
Joint par HZK/La Gazette des Comores dès dimanche, Daniel Goldberg s'est montré très disposé à rencontrer les associations qui, tous les jours, essaient de faire appliquer les lois françaises s'agissant des « reconduites à la frontière ». Sans doute une manière de ne pas repartir avec « l'illusion de Mayotte ».
Il a également rencontré jusqu'à l'heure de son départ le lundi, les élus et politiciens maorais. L'un d'eux s'est étonné qu'un député français prenne un Franco-Comorien comme attaché parlementaire, en l'occurrence Bacar Soilihi qui accompagnait D. Goldberg et avec lequel il milite depuis plusieurs années. Mais, le député français a été satisfait par l'intervention de Sarah Mouhoussoune du parti NEMA qui a évoqué les liens qui existent dans l'archipel et la nécessité d'un dialogue.
Le chef du NEMA, Saïd Omar Oili qui n'avait pu se rendre à la rencontre avec les élus, était présent à l'aéroport pour saluer les députés socialistes avec lesquels il semble avoir entrevu certains rapprochements. L'opposant maorais a attiré l'attention des autorités française sur la « bombe » que constitue la masse des enfants abandonnés, le plus souvent par des parents expulsés par la police française, et qui se retrouvent livrés à eux-mêmes dans les rues de Mayotte.
D. Goldberg reprend volontiers ce vocabulaire en confiant à HZK-La Gazette que « Mayotte est une poudrière ». Pour lui, la cause est l'immigration venant d'Anjouan qu'il soupçonne d'être entretenu par des « profiteurs ». Il est donc venu parler de la coopération décentralisée pour empêcher les départs vers Mayotte. Ainsi, le député souhaite un « développement économique régional partagé ». Le préalable pour lui reste que « Mayotte est française tant que les Maorais ne changeront pas de position sur cela, et il n'y a pas de débat ».
Ensuite, il explicite ce concept de « développement économique régional partagé ». Pour lui, une fois devenue département, Mayotte bénéficiera d'une manne financière. Mais, l'île doit entrainer avec elle les trois autres îles, pour éviter qu'elle ne croule sous le poids de l'immigration.
Il semble donc que les hommes politiques français aient décidé de conditionner la coopération française à la lutte contre « l'immigration ». Le chantage à l'économique que dénonçait le président Ali Soilihi prend un nouveau visage. Et l'accord de coopération signé par le gouvernement du président Sambi vise également à cet objectif de lutte contre le déplacement des Comoriens vers « le département » de Mayotte.
Mahmoud Ibrahime, Correspondant à Mayotte
Source : lagazette.hzkpresse.com
 
Différend franco-comorien : Droit de réponse accordé au député socialiste français Goldberg


Dans un communiqué de presse daté du 14 octobre 2010, le député du Parti Socialiste français, président du groupe d'amitié franco-comorien, Daniel Goldberg a réagi à un article de notre correspondant à Mayotte qui lui attribuait les propos suivants : « Mayotte est française tant que les Maorais ne changeront pas de position sur cela, et il n'y a pas de débat » réduit dans le titre à « Mayotte est française et il n'y a pas de débat ».
Le député écrit dans son communiqué :
« Un correspondant de la Gazette à Mayotte qui n'a participé à aucune des rencontres qu'il relate, ni à aucune des nombreux échanges et visites de terrain que nous avons effectués ces dix jours dans l'archipel des Comores a souhaité s'entretenir avec moi quelques minutes avant notre embarquement dans l'avion à l'aéroport de Pamandzi. Prenant quelques notes hâtives, ce dernier a choisi de prendre pour titre de son article des propos définitifs sur l'avenir de Mayotte que je n'ai jamais tenus.
Tout le sens de notre mission parlementaire a été de faciliter le rapprochement des points de vue entre les deux états comorien et français, de dépasser le seul différend de territoire pour permettre un développement régional partagé dans l'ensemble de l'archipel, de voir en quoi la France peut épauler concrètement les projets portés par les Comoriens, leurs élus locaux et la diaspora franco-comorienne établie en France. Tout le sens de notre mission, tous les propos que j'ai pu tenir, notamment lors de mon intervention devant l'Assemblée de l'Union, le 4 octobre dernier, ou lors des nombreux entretiens que j'ai pu avoir avec la presse locale [...] vont dans ce sens.
Si l'avenir institutionnel de Mayotte ne peut passer outre la volonté des mahorais, le futur des quatre îles de l'archipel est lié du point de vue économique et social.
[...] je sais que les relations d'amitié qui se sont établies avec tous les Comoriens au cours de cette mission sont plus utiles que des querelles sans fondement. » (sic.)
Daniel Goldberg
 
Réponse de La Gazette :
 
Notre rédacteur confirme les propos tenus par le député Goldberg et rapportés dans son article paru dans la Gazette des Comores (n°1324) et sur le réseau HZK le 13 octobre 2010. D'ailleurs, ce communiqué tout en cherchant à nier ces propos les confirme dans des expressions telles que « dépasser le seul différend de territoire pour permettre un développement régional ». Cela signifie que les Comoriens doivent maintenant oublier leurs revendications territoriales si elles veulent être aidées par la France.
Lorsqu'il dit : « Si l'avenir institutionnel de Mayotte ne peut passer outre la volonté des mahorais, le futur des quatre îles de l'archipel est lié du point de vue économique et social. » (sic), il signifie qu'on ne peut discuter de la revendication territoriale que si les Maorais le souhaitent et qu'à partir de maintenant (« le futur ») nous ne devons parler que d'économie et de social.
Dans un courriel envoyé à notre correspondant, le député répond d'ailleurs qu'il n'y a que la formulation du titre qui le gêne, mais que la phrase entière telle qu'elle se trouve dans le texte reflète bien ce qu'il a dit.
Comme il est rappelé dans cet article, le député est arrivé à Mayotte dimanche et est reparti lundi. Ne pouvant techniquement pas se libérer dimanche pour « suivre » le député dans ses rencontres, notre correspondant a pris rendez-vous avec lui pour le lundi à l'aéroport. Le député ayant du retard, il s'est d'abord entretenu avec son attaché parlementaire pendant une demi-heure, puis avec Daniel Goldberg pendant 15 minutes.
Au cours cet entretien, non seulement le député a affirmé que pour lui le débat sur l'appartenance de Mayotte était clos, mais il s'est également permis certains propos désobligeants envers les dirigeants comoriens que notre correspondant s'est gardé de rapporter dans son article.
A chaque fois, que ce soit pour la question de Mayotte ou pour les accusations contre les autorités comoriennes, notre correspondant a incité le député français, qu'il connaît depuis de nombreuses années à plus de nuance. Il a par exemple essayé de lui faire comprendre que peut-être que le débat était clos du côté français mais non du côté de l'Etat comorien ni du côté des instances internationales, ce que le député a balayé d'un revers de la main.
Nous considérons que l'élu français a tout à fait le droit de revenir sur ses propos, notamment si ceux-ci le mettent en difficultés dans son pays. Mais, si le député Goldberg considère que le débat sur l'appartenance de Mayotte n'est pas clos, nos colonnes lui sont ouvertes pour nous en parler. Nous ne manquerons certainement pas de louer son courage politique car il oserait ainsi aller à l'encontre des affirmations de son parti politique et même de la Constitution française pour se rapprocher des positions du droit international. Ce serait tout à son honneur qu'après avoir visité les Comores, et s'être rendu compte de la réalité de la question, il ne pense pas comme l'ensemble des députés français, communistes exceptés.
 
La Rédaction
Source : lagazette.hzkpresse.com
 
REPONSE DU COMITE MAORE
 
Réponse à
Daniel Goldberg, député (PS) de Seine-Saint-Denis
Loïc Bouvard, député (UMP) du Morbihan
Bernard Lesterlin, député (PS) de Allier
Membres du groupe d'amitié France-Union des Comores de l'Assemblée nationale
Messieurs les députés,
Permettez que nous saluions en premier lieu votre engagement à promouvoir l'amitié entre les peuples comoriens et français.
Permettez que nous exprimions notre sensibilité face à votre compassion envers les milliers de Comoriens (plus de 7 000 depuis l'instauration du visa Balladur en 1995) morts et disparus dans le bras de mer séparant Mayotte et Anjouan. Vos propositions respirent votre sens profond de l'humanité et de la générosité mais elles partent d'un fait accompli par un plus fort sur un plus faible. Est-il possible de bâtir en bafouant le droit et tout ce que chaque citoyen d'un pays quelconque a de plus cher : l'intégrité territoriale de son pays. Vos propositions ne sauraient donc pas conduire nos deux pays à sortir de l'impasse.
Vous vous dites « respectueux du droit des peuples à choisir leur destin » et que vous ne pouvez donc pas « envisager une décision qui s'imposerait aux Mahorais sans qu'ils en soient acteurs ». Mais alors il convient de clarifier cette notion de peuple. Elle ne saurait être dévoyée sans conséquence dans les relations internationales. L'insularité ne figure pas dans les critères objectifs définissant un peuple. Dans l'histoire, y compris durant la période coloniale, personne n'avait jamais parlé de peuple maorais avant la balkanisation des Comores. La population de Mayotte constitue-t-elle un peuple distinct du peuple comorien ? Dans votre mission qui vous a permis de circuler dans les quatre îles de l'Archipel, avez-vous vu plusieurs peuples ou un seul peuple, le peuple comorien ? La nation comorienne est un fait historique tangible qui a émergé avant la colonisation et qui s'exprime à travers une culture, une langue, une religion, etc. Malgré les 35 ans de séparation, à Mayotte on se marie, on chante, on danse, on mange, on enterre les morts, on honore les ancêtres comme dans les autres îles. Malgré sa puissance et son expérience, l'administration française est impuissante face à ces acquis historiques et peine à imposer le droit commun français à Mayotte.
Depuis 1841, l'administration coloniale a toujours considéré les 4 îles comme une entité et son peuple comme unique. C'est à partir des années 1970, lorsque l'accession à l'indépendance devenait irrésistible qu'un petit mouvement séparatiste maorais fut projeté sur les devants de la scène pour servir de base à la partition de notre pays. En 1974 lors de la consultation sur l'indépendance des Comores, comme en 1958, lors du référendum, Mayotte s'est distingué par son choix. Pourquoi dans l'un des cas, l'indépendance, la France opte-t-elle pour un décompte des voix île par île ? N'est-il pas évident que le choix des maorais ne compte que si il va dans le même sens que les désirs des gouvernants français.
Enfin comment ne pas tenir compte des décisions de la communauté internationale ? Depuis la décision française de se maintenir à Mayotte, l'Organisation des Nations Unies et d'autres Organisations internationales dont la Communauté Européenne, ont condamné la politique française qui ne respecte pas la Charte de l'ONU, dont un des principes fondateurs est que les pays colonisés conservent les mêmes frontières à leur accession à l'indépendance. Les résolutions de l'ONU, les positions du Conseil de Sécurité ne valent-elles que si elles s'accordent avec les choix du gouvernement français ?
Certains cherchent à faire passer le fait accompli en considérant que des erreurs ont été commises en 1975 et qu'il faudrait partir de la réalité d'aujourd'hui, etc. Bâtir sur des fautes, consacrer la spoliation d'une nation d'une partie de son territoire. Quelle nation l'accepterait ? En tout cas pas ceux qui ont en héritage les « va et vient » de l'Alsace Lorraine, ceux-là n'ont pas le droit de le faire subir à un autre peuple.
Messieurs les députés,
Les Comoriens se sont unis autour d'une proposition de règlement de la question de Mayotte. Il s'agit d'ouvrir une période transitoire durant laquelle Mayotte serait administrée conjointement par les Comores et la France. Les Comoriens prennent ainsi en compte les effets de la séparation, intègrent les intérêts de la France dans la région et veulent ouvrir une période de réconciliation des c½urs et des esprits. C'est une concession importante qui est avancée. C'est dans un processus de règlement de la question de Mayotte que vos propositions de développement, de coopération trouveraient un cadre approprié et elles donneraient alors toute la mesure de votre bonne disposition envers notre peuple. Les Comoriens des 4 îles pourraient alors se réconcilier vraiment, le pays constituer un facteur de paix et de concorde dans cette belle région du sud ouest de l'Océan Indien et les relations d'amitié sincère et de coopération loyale entre nos deux pays s'épanouir.
En dehors de cela, les Comoriens continueront à subir la loi du plus fort. En pareilles circonstances, le plus grand nombre courbent l'échine, la France l'a vécu sous l'occupation allemande, mais cela ne peut que conduire à des lendemains douloureux pour les deux peuples.
L'intelligence des gouvernants n'est pas de suivre l'air du temps mais de comprendre le fond des choses pour cerner les évolutions. L'oppression de tout un peuple sur une question comme l'intégrité territoriale ne peut que conduire à des catastrophes. Jusqu'ici le pacifisme comorien l'a emporté, les générations présentes connaissent la France contrairement à celles qui viennent. Pour éviter le pire, il faudrait sortir de l'extrémisme français qui défie les Comores et la Communauté internationale sur la question de l'île comorienne de Mayotte. Face au plus fort quel peut être le recours du plus faible ? N'est-on pas entrain de faire le lit à des extrémismes dangereux ? La réalité du monde d'aujourd'hui, ne devrait-elle pas nous instruire et nous permettre d'éviter à nos peuples les pires catastrophes ?
C'est en vous assurant de notre volonté de persévérer dans la recherche d'une voie négociée, c'est en espérant votre contribution positive sur cette voie raisonnable que nous vous prions, Messieurs les députés, d'agréer l'expression de nos salutations respectueuses.
Le Comité Maore
BP 1497
Moroni le 9 décembre 2010
http://wongo.skyrock.com/
Tags : MAYOTTE
​ 0 | 12 | Partager
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (50.16.36.153) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

#Posté le dimanche 19 juin 2011 05:25

  • 1
  • 2
  • Suivant
Skyrock.com
Découvrir
  • Skyrock

    • Annonceurs
    • Jobs
    • Contact
    • Sources
    • Poster sur mon blog
    • Développeurs
  • Infos

    • Sécurité
    • Conditions
    • Aide
    • Signaler un abus
    • En chiffres
  • Mobile

    • Ton mobile
    • iPhone
    • Android
    • BlackBerry
    • Samsung Wave
    • Windows Phone
  • Pays

    • International (english)
    • France
    • Canada (français)
    • Belgique (français)
    • Maroc (français)
  • Autres sites

    • Skyrock.fm
    • Tito Street
    • Tasanté
    • kwest
    • Zipalo
    • oMIXo
  • Blogs

    • L'équipe Skyrock
    • Honneurs
    • Newsmusic
    • Thèmes